Ci-dessus, p
4. jÛvtovoc ayant le sens de TUfJ.otovoç dans le texte de Nicomaque cité plus haut : oixt£<taàpwv... 7 rpu)TT) auXXrj^tç üGoyYtovaujJLcptüvwv.
5. auvTOvoç étant presque synonyme de <j , jvt 1 jj.|j.£vo;.Nous avons vu que l'ÈTr^/T^Aa h.szah.£ç Mifc Fa Sol « appelle » un demi-ton au grave et à l’aigu.
6. Définition d’Aristoxène chez Gevaert, Mus. de VAnt ., I, p. 271.
l’ancienne tradition byzantine.
chez les byzantins et les néo-grecs. Voici, par ex., la définition de Phokaeus : a Pevoç etvai ôiatpeariç TexpaydpSou ( I ). » Mais si la définition est la même de part et d’autre, la détermination des genres est en opposition flagrante.
Le genre diatonique, suivant la théorie « antique », ne renferme que des tons « naturels » : Mi J Fa 1 Sol 1 la et si J do 1 ré 1 mi ; le genre chromatique a deux demi-tons successifs à la base et iè tons à l’aigu : Mi i Fa i Fa$ li la, si i do i do$ iè mi (on voit que le troisième ton du genre diatonique, ré, est passé). Le genre enharmonique divise les demi-tons Mi-P'a et si-do en deux quarts chacun, couronnés d’une tierce majeure disjointe Mi i Mi+ i Fa 2 la, si i si + i do 2 mi.
Les Byzantins, eux, 11e paraissent pas connaître de quarts de tons successifs, mais seulement isolés. Et encore les quarts de ton de leur genre enharmonique n’ont-ils jamais existé, ce semble, que dans la théorie, la pratique les assimilant à des demi-tons européens. C’est du moins ce que M. Bourgault-Ducondray ( 2 ) a constaté après avoir entendu plusieurs maîtres reconnus comme étant des plus instruits. Voici ses paroles : « Ces modes (dits enharmoniques) n’ont d’enharmonique que le nom : car ils ne diffèrent pas du majeur européen qui , lui , est diatonique ». Puis il ajoute : « Par une anomalie assez bizarre, c’est précisément dans les modes diatoniques que se rencontrent les intervalles altérés d’un quart de ton , dont la présence pourrait justifier jusqu’à un certain point la dénomination d’enharmoniques ». Et il conclut : « C’est donc à tort que les théoriciens byzantins se flattent d’avoir conservé dans leur musique l’ancien genre enharmonique ( 3 ) ».
Ce qui est certain, c’est qu’il y a contradiction dans les termes entre l’antique théorie,telle qu’on l’interprète communément,et entre la théorie et surtout la pratique des Byzantins. Et comme la divergence tire à conséquence pour l’interprétation des cantilènes sacrées, un examen critique des genres antiques et surtout du genre enharmonique s’impose avant tout.
Et d’abord quelques simples questions. Nous entendons plusieurs anciens théoriciens notifier, en termes plus ou moins nets, la perte du genre enharmonique, et en partie aussi celle du genre chromatique, à leur époque. Le texte d’Aristoxène (vers 320 av. J.-C.)