‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 77 sur 90 · Ap/at, p. 19, ap. Gevaert, Mus. de T Ant., I · texte numérisé non relu

Ap/at, p. 19, ap. Gevaert, Mus. de T Ant., I

7 « Ôn sait aujourd’hui, »dit M. Gevaert. « que. si la Grèce a développé l’originalité artisvi.jiie ia plus réelle, elle n’en a pas moins pris les types primitifs de ses œuvres d'art, en tous genres, à ses voisins orientaux». Mus. de / Ant., II, 342,

l’ancienne tradition byzantine.

consiste en une série ininterrompue (auveyr^) de tons qui vont en se diminuant. Or c’est précisément ce que les définitions tant anciennes que byzantines attribuent en propre au genre diatoniqne. « Le genre diatonique », dit Chrysanthos (*), « est celui dont l’échelle renferme seulement des tons ». C’est là la définition byzantine; voici l’ancienne: « Le genre diatonique est celui qui abonde en intervalles de tons ( 1 2 3 4 ) ». Tel est aussi le sens de la plupart des autres définitions anciennes (3). Ce n’est qu’en commentant et en périphrasant cette définition(sansdoute, la primitive) que les écrivains viennent à introduire le demi-ton. Or une série de tons qui vont se diminuant conduit aux successions de i et de f de ton constatées plus haut. Le diatonique antique devait les contenir aussi bien que lediatonique byzantin d’aujourd’hui. Mais ces successions déplaisaient aux anciens Hellènes, ainsi que nous le montrent clairement les systèmes de tétracordes et de tricordes choisis par eux comme premiers éléments constitutifs des octaves modales (àpfjiovtat), à l’exclusion de la succession diatonique si d do réd (mi).

Si tel est le propre du genre diatonique, les deux autres, dès lors, auront eu pour objet de le corriger et ils auront porté sur la portion de la gamme primitive en question : si f do f ré f mi.

Un texte de Plutaïque donne lieu à cette supposition: «Les anciens, » dit-il, « n’ont porté leurs vues ni sur le chromatique ni sur le diatonique ; mais ils ont uniquement considéré Venharmonique , et cela dans le seul système de l'Octave ( 4 ) ». Ces paroles ne signifient rien d’autre, si non que, dans la musique antérieure à Aristoxène, le genre enharmonique était venu remplacer le diatonique et le chromatique, et se portait surtout sur la série d’intervalles qui apparaissent seulement dans le système de l’Octave, à savoir les intervalles ecmèles la sic/ do réd (mi). Dès lors la portion la sol fa mi devenait commune (xoivov) ( 5 ) aux trois genres, tandis que dans le groupe si do ré mi, ou plutôt si do ré se conden -

1. Ehayu)'fr\. XEcp. 6': « To ôiaxovixdv yévoc slvai sxsîvo tou oîtoiou rj xXtaa; Trepi-'ye t jaovov Tovou; ». Phokaeus, /. c. xey.. précise la définition.en y ajoutant: «‘seulement de tons naturels selon le système de l’Octave ». En effet, c’est le système de l’Octave seul qui offre cette série, les autres systèmes ou combinaisons ayant été inventés pour y remédier.

2. Aristide Quint., p. 181 « AtotTovov tô to?; To’vot; 7tXeovâ£ov. »

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