A ) CN D 1 RE RE ARS CR ESRI EE RL
Sérum |-Lymphe | Sérosité Œdème. ee FRE Liquide Eau de demembre| péricard. (Hoppe- |cép.-rach. | l'amnios
du sang. ; St | Quévenne | Gorup-
Strecker. Gubler. | Bezanez. | Seyler.) Robin. | Majewski.
Pen sol ve Vale] 2 et Ponte PTE D a LUS PS Eau sre etes e 908 941 963 982 990 994 Mat. protéiques..... 15 LA 22 4 0,5 «| Mat. extractives..... 6 3 8 5) 3 4 Sels minéraux....... Al 43 7 Q 6,5 1
Ce tableau est loin de donner l'analyse exacte de ses éléments. Ils sont groupés seulement de manière à montrer combien, pour un kilogr. de liquide, il y ad'eau, de matières albuminoïdes de diverses sortes, de matières extractives, azotées ou non azotées (principes de la deuxième classe), et de sels minéraux.
Nous pouvons voir par l'examen de ce tableau :
4° Que la proportion de matières protéiques va en diminuant depuis le sérum du saug jusqu'à l'eau de l’amnios ;
90 Que la quantité d’eau suit tout justement une proportion inverse ;
3 Qu'il y a dans le sang et la Iymphe plus de sels minéraux que dans la sérosité péricardique et le liquide céphalo-rachidien, et surtout bien plus que dans l’eau de l’amnios.
La synovie qui à été éloignée de ce tableau, en raison de sa composition spéciale, est bien plus riche en matières protéiques que les autres sérosités.
(1) Chimie physiologique, p. 372.
Remarquons encore quelques particularités intéressantes à propos du chlorure de sodium. Il y en a relativement beaucoup plus dans les sérosités que dans le sang, mais en somme, il y a moins de substances minérales.
B. Des sérosités normales en particulier.
Il ne peut être question ici que de celles qui ont pu être analysées, c'est-à-dire la sérosité du péricarde et la synovie.
Sérosité péricardique. — Il en existe presque toujours quelques grammes dansle péricarde, et1l n’est pas rared’en trouver davantage chez des animaux ou des hommes avancés en âge. Cest un liquide citrin, visqueux, salé et alcalin qui est, de toutes les sérosités, celui qui contient le plus de fibrine.
Voici les deux analyses qu'en donne Gorup-Besanez :
SEL Il RAS ee ttes te Le dei 962,83 955,13 ATBUMINE SRE eee 921,62 24,68 RIbriNne Sete Rien 0,00 0,81 Mat. extractives....... RENTE 8,21 19769 SELS MINÉFAUX BR ee ce 7,34 6,69
S'ynovie. — La synovie diffère à beaucoup d’égards des liquides précédents. Elle est bien plus dense et plus filante. Les éléments épithéliaux qu'elle contient sont plus abondants; chez les sujets âgés on y rencontre souvent des cellules cartilagineuses.
Voici une analyse de synovie d après Robin (1).
(1) Traité des humeurs, p. 276.
Se
Synovie. PAU AT RTE R Set einen 1928 00 Chlorure de sodium...,,..... n$e Carbonate de soude............ ”, À 6:09 Phoshate de chaux... 1,50 Phosphate am.-magnés............. traces COrPS ETAS en rer er oo EF 0,60 Principes d'orig. organ..... he non dosés Synovine dite albumine ........... 64,00 Fibrine (dans les arthrites)......... quelques flocons
Il est intéressant de connaître les matières protéiques de la synovie ; elles sont probablement plus nombreuses que celles qu’on y a trouvées. En tout cas, il en existe certainement deux, la mucosine (ou mucine) et la synovine.
La mucosine (2 gr. 50 à 5 gr. pour 1000) est une matière protéique peu dialysable, qui ne se coagule pas par la chaleur, mais qui précipite par l'acide acétique (1).. \
La synovine ou arthrohydrine, étudiée par Robin et Verdeil (2), est incoagulable par la chaleur, etl’acide azotique. Elle se coagule par l'acide acétique, mais au lieu de se comporter comme la mucine, par suite de l'action prolongée de cet acide elle se gonfle, se ramollit et finalement devient transparente. C'est à elle surtout bien plus qu'à la mucosine que la synovie doit sa viscosité.
La composition de la synovie varie avec l’état des articulations qu'elle baigne. Ainsi Frerichs à montré que les mouvements articulaires diminuaient sa quantité absolue, mais la rendaient plus dense et plus visqueuse; et augmentaient dans une notable proportion, la quantité des substances protéiques qu'elle contenait, ce qui peut s'expliquer par une exagération de la desquamation épithéliale.
Voici les deux analyses qu'il donne à l'appui de son dire :
(1) Staedeler. ann. Chem. und. pharm. t. TI, p. 14. (2; Chimie anatomique, t. III, p. 452.
pe
Synovie d'aprés Frerichs.
Bœuf à l'étable, Bœuf en liberté.
Pause 7 969.90 948,54 Mucine..….. 9,40 5.60 Synovine. .. 15,76 20,12 (TAISSE Sen 0,62 0,76 Sels in 11,32 9,98
Des sérosilés pathologiques en général.
Le caractère principal des sérosités pathologiques, c’est qu’elles peuvent contenir de la fibrine, à ce propos je ne puis m'empêcher de rappeler la synonymie actuelle du mot fibrine. Denis (1) a trouvé dans l’ancienne albumine du sang, deux substances la sérine et la plasmine. Celle-ci comprend à la fois la fibrine spontanément coagulable et la fibrine restant dissoute. Elle correspond aux deux substances fibrinogène et fibro-plastique de Schmidt (2).
La plasmine spéciale que contiennent les sérosités pathologiques n'est pas toujours spontanément coagulable, mais comme la plasmine proprement dite du sang, elle précipite par le sulfate demagnésie. Gannal (3) l’a nommée hydropisine et en a bien décrit les caractères. Cette substance protéique diffère de l’albumine ou sérine ordinaire et se rapproche de la plasmine en ce qu'elle se coagule par le sulfate de magnésie. Elle semble être identique à la parafibrine ou parasyntonine de Scherer. Elle diffère de la pancréatine en ce qu'elle ne rougit pas par le chlore, et ne dédouble pas les matières grasses (4).
Souvent on rencontre dans les sérosités, de la cholestérine, de l’urée, et d’autres substances organiques, des matières grasses, ou des produits azotés.
(1) Recherches, expér. sur le sang, 1830, etc.
(2) Charaderistck ües épidemischen Choléra, Leipzig, 1833, (3) Soc. de biol. 1857.
(4) Robin, Traité des humeurs, p. 251.
Enfin leur richesse en matières protéiques est hien plus grande que celle du liquide de l'hydrocéphale ou du spina bifida, [1 semble que les sérosités pathologiques des séreuses pleurales et des méninges suivent la même gradation que les sérosités normales de ces membranes,
Ser, pleur, Hydrocéphale, : (Robin.) (Schmidt et Müller.) TT Re - 930 987 MOIS INITÉTAUT encres e: ns este 8 9 Principes de la 2 classe... ,,.,.., 12 & Matières protéiques,.,,,,,,4,:41,, 0 traces
S'il fallait, ce qui est toujours dangereux, établir une classification pour les sérosités pathologiques qui s’accumulent dans les grandes séreuses, nous admettrions des hydropisies fibrineuses, où il y a coagulation spontanée de la fibrine, et qui sont l'indice d’une inflammation de la membrane, des hydropisies albumineuses, et des hydropisies aqueuses, où l’on ne trouve pas plus d’albumine que dans les cas d'hydrocéphale, par exemple, dontnous venons de donner l’analyse (1).
On voit que parmi ces exsudations, nous ne rangeons pas les liquides purulents. C’est qu'en effet le pus n’a rien de particulier aux membranes séreuses. Lorsque, après la ponction faite dans une séreuse purulente on laisse le liquide à lui-même, il se divise en deux portions. Les éléments anatomiques (2) se séparent facilement du sérum et se déposent au fond du vase en peu de temps. Cette sérosité
(4) Consultez pour l'étude des exsudats pathologiques : Drivon, Thèse de Montpellier,1868.—Birot,Des albumines path. Comptes-rendus,21 déc.1874.
— Robin et Verdeil, Chimie anatomique, t, I et €. III. — Becquerel et Rodier., Chim. path., — Naunyn, Arch. fur Anal. und Physiol. 1865, p, 166. — Bergeret, Journ. de l'Anat. el de la Physiol. nov. 1873. — Littré,
Art. Hydropisie du Dict., en 30.—-Marcet, Med, Chir., Trans. Londres, 1817, t. II. p. 342. — Vogel, Encycl. anal. Anat., path. gén., 1847, p. 4%, — Milne ad Lec. sur la phys. et l’anat., t, IV, p. 891.
(2) Robin. Traité des humeurs, p. 299.
peut être séparée par décantation. Il serait important de la comparer à la sérosité de l’ascite non purulente, et au pus RO : d’une plaie, mais HAS PR nent cette étude n’a pas été faite.
Lorsque la statique du sang est troublée, et que des substances dialysables soit anormales, soit normales en excès, ont apparu dans le liquide sanguin, ces substances peuvent passer dans les exsudats. Ainsi dans l’albuminurie, l’urémie, la glycémie, et la diathèse urique.
L'’urée peut être en très-grande quantité dans certaines sérosités pathologiques, quand la fonction rénale est entravée par des altérations graves du rein. Ainsi, chez un ascitique, qui avait à peine uriné depuis troïs jours, MM. Daremberg et Peter ont trouvé 90 grammes d'urée pour 15 litres. Chez un albuminurique dont les urines contenaientà peine durée, ilsontobtenu 24 grammes durée pour 15 litres de liquide ascitique.
Cependant, le fait n’esi pas constant, et si dans certains cas d’urémie on trouve de l’urée dissoute dans l’exsudat, dans d’autres cas, on ne peut en constater la présence.
De même chez les diabétiques, le sucre apparait dans les sérosités à l’état de glycose fermentescible, Naunyn n’y a jamais rencontré de créatine, de créatinine, ni d'acide hippurique.
Les gaz qu'on recueille dans les liquides transsudés se rapprochent notablement de ceux du sang, ainsi que Planer et Strassburg (1) l'avaient éta)li.
Ewald (2) croit avoir démontré que la quantité totale d'acide carbonique soit libre, soit combiné aux bases augmente, avec la durée de l’épanchement, et que la quantité d'acide carbonique combiné, est en raison inverse de la
(1) Arch. de Pflüger, 1874., t. VII.
(2) Arch. de Reiïchert, 1873,fp. 633.
quantité de pus, de sorte que, plus il y a de pus, plus il y a d'acide carbonique libre. |
En somme, dans les sérosités pathologiques, il y à toujours très-peu d'oxygène. Voici une analyse de Strassburg sur les gaz de 100 gr. de liquide ramenés à 0 degrés centigrades et à 76 centimètres de mercure.
Acide carbonique libro 24,06 Acide carbonique combiné. ....... 24,66 ADS EE NENT ER ire 1,56 Oxygène... ....se.es are 0,12
Des sérosités pathologiques en particulier.
S 1, Sérosüté péritonéale.
Le liquide de l’ascite ordinaire ne se coagule pas de luimême, sauf dans quelques cas exceptionnels (Delaharpe). Mais s’il y a inflammation du péritoine, on peut y observer de la fibrine spontanément corgulable.
Voici une analyse d’ascite (Drivon) dans un cas de cirrhose du foie.
s RAT RE AS PLUS Ce PCT Le MOTS: 20 7 NERO EE EC OL 41,51 Hydropisine.....-..scessesceere 0,93 Mucosine (précipit par lac. acétique)... 41,05
Sels et matières de la 2° classe......... 8,20
Planer a analysé les gaz d’un liquide ascitique et il à
trouvé :
Acide carbonique combiné... 48, cc. 8
Acide carbonique libre..... 95, 9 AZOLE. Pete Ress otelere elite 215 40 Oxygêne...sssosos crosse 0, 1%
Lorsqu'il y à inflammation du péritoine, 1l y a une bien plus grande quantité de matières solides. Voici une analyse du liquide de la métro-péritonite, due à Schérer :
Eadens. 20.04) PAU E se Vas LINE LUN 077 905,74 Albuininé NET I ARTE LU 32,46 GTAISSÉS AE CNRS EE St 6,91 Mat: EXTERNES UNS sn deu smart 20,05 Subst. coagul. par lac. acétique (pyine?)... 10,42 Acide lactique, ,,... pr Lt ee à dus tte 1,50 DIS rence SA EDS PART SE EEE PES ” 9,38 Pus et éléments anatomiques. .,.:....,.... 14,67
La fibrine n’y a pas été dosée. ”
11 faut faire plusieurs remarques à propos de ces analyses. D'abord, on y rencontre quelquefois de la cholestérine ; mais jamais cette substance n’y est aussi abondante que dans les liquides des kystes ovariens ; aussi peut-on se servir de cette donnée pour consolider le diagnostic après la ponction (1).
Quelquefois on y trouve de la graisse et de l'urée.
$ 2. Sérosité pleurale.
La plupart des données que nous avons sur la sérosité pleurale sont dues à Méhu qui, dans les Archives générales de médecine (1872), en a fait l’objet d'un mémoire extrèmement important.
D'abord il attache un soin extrême à connaître exactement la densité des liquides exsudés, et pour cela il a pris les densités à une température constante de 15°. Selon lui, en effet, lorsque la densité est inférieure à 1,015, l’épanchement est produit par un obstacle à la circulation du cœur et des gros vaisseaux. Alors il y a hydrothorax.
Si la densité est supérieure à 1,018, c’est ou une inflam-
(1) V. sur les liq.de l’ascite : Besnier. Art, Ascite, Dictencyÿcl, — Abeille, Traité des Hydropisies et des Kystes = Marshall-Hugues, Ascite constituée par un liquide laiteux, Arch. gén. méd., 1841, p.369, — De Laharpe, De la présence de la fibrine, tbid., 1842, p. 174. — Trenel, De l’ascite congénitale. Th. Paris, 4837.
— Al —
mation franche de la plèvre, et alors il y a de la fibrine, ou une pleurésie symptomatique (cancer, tuberculose) et il n'y à pas de coagulation fibrineuse spontanée dans le liquide.
La quantité de fibrine dans le liquide exsudé peut dons servir au diagnostic; mais elle est aussi très-importante pour le pronostic. En effet, si, comme cela se pratique aujourd’hui, on fait plusieurs ponctions successives, la proportion de fibrine ira en augmentant au cas où la maladie tend vers la guérison. Au contraire, si l’état pathologique delaplèvre persiste, la fibrine restera toujours en petite quantité. Enfin, lorsque dans un épanchement pleurétique on rencontrera une grande quantité de fibrine, une seule ponction suffira généralement à amener la guérison.
Quelquefois la coagulation de la fibrine ne se fait pas en totalité ; et le fait a été observé aussi pour le sang. C'est pourquoi, si on à eu soin d'extraire par le battage une partie de la fibrine, et si on laisse reposer le liquide, il continuera à se coaguler, et douze ou vingt-quatre heures après sa défibrination, la masse entière du liquide sera de nouveau prise en gelée.
Toujours le liquide pleurétique est moins riche en matières solides que le sérum du sang.
Voici une analyse due à Becquerel et Rodier.
Rae eee cn 059 0 Fibrine. 241 . 0,91 Albuminer.. #6. 32,00 Mat. extractives … 6,00 Sels minéraux... 8,00
Par albumine, on doit entendre à la fois l’hydropisine et la sérine.
(4) Lépine. Soc. biolog. 1871. — Collin, Journ. de pharm, et de Chimie, oct. 1868.— Saint-Pierre, Bull, de Soc. chimique, 1863, p. 341.— Quevenne; Journ. de pharmacie, ob. 1837. — Fr. Simon. Beiträge zur physiolog, und patholog. Chemie, 1844, t. I, pe 1104
$ 3. Sérosité de l'hydrocèle.
Elle contient beaucoup de plasmine ou de fibrinogène, c'est elle que Schmidt prend pour préparer cette substance, en la précipitant par un courant de gaz acide carbonique.
Souvent le liquide contient une grande quantité de cholestérine : on en a pu retirer jusqu'à 8 gr. pour 1000 or. On y a trouvé aussi de l’inosite, de la séroline.
Il ne se coagule jamais spontanément, mais il contient plus d’albumine que le liquide de l’ascite. On y a signalé de la graisse, mais il s'agissait peut-être de kystes spermafiques (Robin).
En voici une analyse, due à Percy (1) :
Bauissness sci ainett 927,4 Matières protéiques..... 59,2 Matières grasses, + ...... traces Principes de la 2° classe. 3.4 DelSÉMITNÉTAUX 1.0 Le 10,0
$ 4. Sérosilé péricardique.
On n'en connait pas d'analyse exacte. On y trouve souvent quelques flocons fibrineux.
$ ©. Synovie dans les arthrites.
On n’en connaît que peu d'analyses. En voici une, due à Méhu.
Eau VS NE EE . 920,90 Mat. organiques. ..... : 60,4% Matières minérales... .. 8,60
Dans les inflammations intenses, on y à observé de la fibrine spontanément coagulable (2).
(1) Lond. medic. Gaz., 1844, t. I, p. 611.
(2) Voir Méhu, Arch. gén. med. nov. 1869.