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séreuses viscérales, c’est-à-dire le péricarde, la plèvre, le péritoine, la tunique vaginale et même l’arachnoïde, qui jusqu'alors n'avait pas été rapprochée de ces membranes. C'est encore lui qui, après avoir dans sa première publication importante, substituéle mot syroviales au mot bourses articulaires usité à cette époque, à placé un système synovial des articulations et des tendons à côté du système séreux proprementdit.SiBichatavait connu d’autres bourses souscutanées que cellesde la rotule et de l’olécrâne décrites par Camper, en 1783, il les aurait sans doute rangées à côté des gaines tendineuses dans le sytème synovial.
Cette classification des membranes séreuses el synoviales, en deux systèmes distincts, ne parait plus devoir être consérvée, et je ne pense pas qu’il puisse venir à l’esprit de personne de me blâämer de réunir Le tout, à l'exemple de la majorité des auteurs modernes, en un seul ef unique système séreux.
Ii est des points plus litigieux. L’amnios, l’épendyme, l’endocarde, etc., etc., font-ils partie du système séreux ? Le pour et le contre peuvent être soutenus. Je me prononcerai pour le contre. Si l’on ne prenait, pour comparer les séreuses, que l’un de leurs caractères histologiques ou morphologiques, il serait presque impossible de les réunir en système, c’est-à-dire en un ensemble de parties à peu près similaires.
Les séreuses, proprement dites, sont des membranes couvertes d’un enduit glissant, formant des cavités closes, à parois ordinairement juxtaposées, dérivant probablement toutes du feuillet moyen du blastoderme, et presque toutes tapissées d’un épithélium lamellaire continu ou interrompu.
En acceptant ces trois termes de la définition des séreuses, l’endocarde et la membrane interne des vaisseaux se trouvent éliminés à cause de leur contenu. Je sais bien qu'à certain point de vue, séreuses, tissu cellulaire, cavité Vascu-
laire, pourraient être considérés comme un tout continu, mais cela fût-il vrai que, dans l’état actuel de l'opinion scientifique, je croirais encore devoir écarter du système séreux la membrane interne des vaisseaux.
7” L'épendyme, membrane de la cavité centrale de l'axe nerveux, dérive du feuillet externe du blastoderme, contient du liquide et possède primitivement un épithélium à cils vibratiles. Elle n'a donc aucun des caractères principaux des membranes qui doivent m'occuper.
Enfin l’amnios est aussi un produit de feuillet externe ou épidermique et contient du liquide. Par son épithélium seulement, elle ressemble aux séreuses vraies. Je ne vois pas là une raison suffisante pour ranger, dans le système qui m'occupe, une membrane qui n’appartient qu'aux annexes de l'embryon et qui, du reste, a quelques caractères particuliers.
En vérité, si l'on voulait réunir tout ce qui peut être ‘approché, il faudrait aller jusqu’à traiter ici de la membrane des kystes séreux en général, de la membrane de Descemet, etc. Je serai plus sage , et, désirant me conformer, comme je l’ai déjà dit, à l'opinion scientifique actuelle, Je comprendrai, sous le nom de système séreux, les quatre classes de membranes suivantes :
1° Les séreuses vraies ou viscérales ;
2° Les synoviales articulaires ;
3° Les gaines tendineuses ;
1° Les bourses séreuses.
Ils'en faut de beaucoup que chacun de ces groupes ait une importance égale à celle des autres. A cause {de son étendue, de ses rapports, de sa disposition complexe, et de son mode de production embryonnaire, le premier de ces groupes devra nous occuper à lui seul autant que tous les autres.
Il est évident qu'il faut étudier successivement le tissu el la conformation des parties similaires dont l’en-
semble constitue un système. C’est donc par l'étude du tissu des membranes séreuses que je vais débuter ; ensuite, voulant à tout prix être clair et passer du simple au compliqué, je décrirai successivement les séreuses rudimentaires ou sous-cutanées, les gaines tendineuses, les synoviales, pour terminer enfin par les grandes séreuses splanchniques.
La seconde partie de ce travail sera consacrée à la physiologie. On y trouvera d’abord les propriétés afférentes à la constitution histologique des séreuses, puis les usages des organes séreux considérés comme membranes et comme cavités.