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cryptes ou jollicules synovipares. Leurs orifices punctiformes se rencontrent spécialement au niveau des insertions de la capsule sur les os, mais on en trouve aussi ailleurs et même dans les gaines tendineuses et les autres séreuses. Ils intéressent surtout le chirurgien, car c’est à l’occlusion de leur ouverture qu’on attribue généralement la formation de certains kystes para-synoviaux appelés vulgairement ganglions.
Les synoviales articulaires sont plus précoces que les gaines tendineuses , plus précoces elles-mêmes que les bourses. On n’en rencontre d’après Velpeau qu'après le quarantième jour de la vie intra-utérine, et il n’en existe qu'un petit nombre avant le troisième mois. Il se fait des fissures en différents points de la continuité des membres ou du tronc, alors qu’il n’y a pas encore de contractions musculaires. Dans les cavités articulaires du fœtus jeune, dit Reyher, la surface intérieure des articulations a la même structure sur les extrémités du squelette,les ligaments, ete.; les éléments de la superficie ressemblent à ceux de la profondeur ; tous peuvent donner le change et faire croire à l'existence d’un épithélium à plusieurs couches étendu partout. Il n’y aurait done pas là un revêtement épithélial bien net dans les premiers temps de la formation des articulations. Ce fait viendrait appuyer et ceux qui nient l’épithélium articulaire et ceux qui, niant sanature véritablement épithéliale, en font une couche de cellules du tissu con-
jonctif.
ART. IV. — Des séreuses viscérales.
Bien que je doive étudier en particulier l’arachnoïde, le péricarde, la plèvre, le péritoine et la tunique vaginale, qui forment le quatrième groupe des séreuses, je dois commencer par l'étude générale et si importante du déve-
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loppement du groupe tout entier. En réalité, il ny a que deux séreuses viscérales, l'une pour les centres nerveux dans le canal rachidien, l’autre pour les viscères de la circulation, de la respiration, dela digestion et de la reproduction. Tandis que la première reste unique, l’autre se divise à mesure que l'embryon se développe comme à mesure que l'on s'élève dans la série animale. Cela ressortira suffisamment de ce qui va suivre. Voyons donc d’abord le mode de formation des deux grandes séreuses, et ne réservons pour chacune en particulier que ce qui à trait à la réalisation de sa conformation définitive, comme par exemple la formation des plis du peritoine et la séquestration de la tunique vaginale. Faisons en un motle développement embryonnaire des grandes séreuses. Dans le but d'arriver à la clarté, j'ai dessiné un grand nombre de figures, parmi lesquelles il en est deux (PI. III, fig. 6 et 7), qui me semblent indispensables à l'intelligence de ce que je vais dire. Elles sont imitées et théoriques, telles que je pouvais les dessiner en quelques instants. J’engage néanmoins le lecteur peu familiarisé avec l'étude du développement à ne pas les perdre de vue longtemps en lisant ces lignes. Il lui sera facile alors de comprendre en quelques minutes ce qui demande ordinairement bien du temps.
Environ huit jours après la fécondation, la paroi de l'œuf qui doit former l'embryon perd sa transparence et prenà le nom de tache embryonnaire. Celle-ci n’est autre que l'embryon; elle revêt la forme d’un petit bouclier allongé. Si l'on en fait une coupe transversale ou longitudinale, on reconnait qu elle est formée primitivement de deux couches de cellules, les profondes étant au contact du liquide vitellin, les superficielles touchant la membrane vitelline. On qualifie ces deux feuillets : interne et externe du blastoderme. Bientôt il se forme une troisième couche de cellules entre les deux premières, c’est le feuilletintermédiaire. Dès