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ce moment, la coupe transversale de la tache embryonnaire représente très-bien la section pareille d’un vertebré inférieur adulte, à intestin rectiligne. En dehors est un feuillet mince, le feuillet externe, c'est l’épiderme; le feuillet interne c’est l’épithélium intestinal ; l'intermédiaire ce sont tousles tissus, os, muscles, vaisseaux, etc. qui séparent dans le flanc par exemple, l'épiderme de l’épithélium intestinal.
Des trois feuillets de la tache embryonnaire, c'est le moyen qui a le plus à faire, on le devine. Il est aussi le terrain où vont pénétrer pour s’y développer des invaginations des deux autres feuillets.Et d’abord : à la surface extérieure de la tache embryonnaire, c’est-à-dire dans le dos du petit embryon, l'on verra une gouttière se creuser, c’esta-dire une invagination se faire d’une bande de cellules appartenant au feuillet externe. Une fois le fossé assez profond et l’invagination accomplie, les berges se referment par-dessus et se cicatrisent; la partie invaginée se trouve enfouie dans la substance du feuiilet moyen, séparée tout à fait du feuillet mère d’où elle procède, c'est le futur axe nerveux enfermé dans le futur canal céphalo-rachidien. Plus tard vers la fin du 1* mois, une séreuse créée aux dépens des parois même du contenant viendra isoler et mobiliser le contenu. Ce sera la cavité arachnoïdienne ou séreuse de la vie animale.
L'embryon, après cette ébauche des centres nerveux, est beaucoup plus avancé du côté du dos que du côté du ventre. La tache embryonnaire, avons-nous dit, est comme un bouclier allongé, j'ajoute maintenant comme un bouclier concave vers l'intérieur. Cette concavité tend à se prononcer de plus en plus, surtout vers l'extrémité céphalique et sur les flancs. De sorte que bientôt l'embryon prend la forme d'un bateau ponté du côté de la tête et renversé sur le liquide vitellin qui en remplit la cavité. Une section transversale nous montrerait encore nos trois feuillets du blas-
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toderme, mais à mesure que les bords du petit bateau 6e rapprochent pour ébaucher l'ombilic, une scissure, une apparence de décollement s'établit dans les flancs. Apparence de décollement et, enréalité, dédoublement du tissu
du feuillet moyen dont la lame interne se resserre sur
l'épithélium intérieur; tandis que la lame externe reste appliquée à la face profonde de l’épiderme extérieur.
En d’autres termes, ce dédoublement sépare de chaque côté la lame fibro-musculaire de l'intestin de la lame ventrale proprement dite; il crée de chaque côté une cavité péritonéale ou pleuro-péritonéale. (PL. TI, fig. 6, P.)
L'intestin, avec ses annexes, est etrestera toujours adhérent à la région de la colonne vertébrale; au contraire, quand il sera fermé, il n'aura conservé que des vestiges de ses adhérences avec le pourtour de l’ombilic, à savoir chez l’homme, l’ouraque en bas, le ligament suspenseur du foie et le cordon de la veine ombilicale en haut. Les deux cavités séreuses, d’abord limitées aux flancs, se seront étendues en avant et ouvertes l’une dans l’autre de manière à n’en pius constituer qu'une seule.
Si nous remontons un peu en arrière au moment où nous avons pu comparer l'embryon à un petit bateau ponté à l'extrémité céphalique, nous devons dire qu'avant même
d'observer le dédoublement des flancs, il s’est formé un
dédoublement tout à fait analogue au pont, dans la région du punctum saliens. De ce dédoublement est née la cavité séreusecervicale ou péricardique (V. pl. HL,fig.7 c), quibientôt, dit-on, se met en communication sur les côtés avec laséreuse dechacun des flancs, de manière à former un tout que nous ne trouvons à l’état permanent que sur les plus bas degrés de l'échelle des vertèbrés.
Cet ensemble constitue à l’égard des viscères proprement dits, l’analogue de ce qu'est l’arachnoïde relativement à l’axe nerveux. Le squelette du tronc des vertébrés forme
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une double cavité tubulaire séparée en deux par la colonne des corps vertébraux. Chacune de ces cavités a sa membrane séreuse. En prenant le langage d'un autre temps, on pourrait dire : dans le canal vertébral proprement dit, autour de l’axe nerveux est la séreuse du viscère de la vie animale; dans le canal vertébro-costal, autour du cœur, du poumon, de l'intestin et de la glande génitale, est la séreuse des viscères de la vie organique.
La première est toujours close, la deuxième est toujours ouverte à l'extérieur chez la femelle.
Quand on suit chez l'embryon la marche ultérieure du développement de la cavité pleuro-péritonéale, on voit le péricarde s’isoler d’abord, puis les plèvres par la croissance du diaphragme qui peut rester très-incomplet, même chez beaucoup d'animaux à respiration aérienne, même chez l’homme en cas de hernie diaphragmatique congénitale. Quant à la séreuse testiculaire, on ne la trouve que chez les animaux à testicule extérieur, et son isolement est peut-être un attribut spécial à l’homme, dont les testicules sont extérieurs, et qui marche debout.
On trouvera plus loin d'assez grands détails concernant la morphologie du péritoine et la formation de la tunique vaginale. Qu'il me suffise pour le moment de marquer le point où je m'arrèête relativement au premier. Je suppose que l'intestin fermé est encore à peu près rectiligne, quoique détaché du pourtour de l’'ombilic ; je ne vois donc plus en avant que les adhérences de l’ouraque et du ligament suspenseur du foie avec la veine ombilicale incluse. Mais en arrière, je vois un mésentère court, épais et médian, plein de vaisseaux. Je vois le foie sur le trajet de la veine ombilicale devant l'estomac ; et derrière l'estomac, dans le mésentère, ici mésogastre, je trouve la rate. (V. pl. ‘RSC ES
Mon intention n'est pas, on le pense bien, de donner une