‹ Le système nerveux central au point de vue normal et pathologique: leçons de physiologieChapitre 9 sur 29 · VINGT-SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGT-SEPTIÈME LEÇON

Messieurs ,

Les expériences pratiquées par Ooimus et répétées par nous, nous ont appris que la moelle, le bulbe, la protubérance et le cervelet peuvent ensemble réaliser d*une manière à peu près complète la station et la progi'ession. Faisant en ce moment l'bistoire de la protubérance, nous devons nécessairement chercher à faire la part de cet organe dans cette œuvre qui, à priori, pourrait être considérée comme étant commune à toutes ces parties. Pour bien vous faire saisir l'esprit qui va me guider dans cette détermination, je crois nécessaire de vous faire connaître mes idées personnelles sur la machine nerveuse de la locomotion.

Je crois que cette machine est beaucoup plus étendue qu*on ne le suppose, et qu'elle commence en réalité à là couche corticale du cerveau pour se terminer au muscle et au levier osseux. C'est par une longue série de transformations que le mouvement moléculaire qui, né à la surface du cerveau, constitue là un acte intellectuel, devient peu à peu un acte purement mécanique. Un phénomène de l'ordre spirituel ne saurait devenir sans transition un phénomène d'ordre physique. Le fonctionnement, la vibration (ce mot n'étant ici qu'une image) des cellules cérébrales, donne naissance à une manifestation de la faculté dite volonté, à une impulsion volontaire. Cette vibration se propage à travers les fibres blanches qui, parties de la substance grise corticale, convergent vers le corps strié. Là, elle trouve un nouveau centre, riche en cellules. Celles-ci se la communiquent réciproquement, entrent en vibration à l'unisson etmultiplient ainsi la force initiale. De plus, elles travaillent la vibration reçue, la modifient de façon à lui ôter de son spiritualisme et à la rapprocher davantage des ébranlements physiques. Ainsi modifiée, la vibration gagne par les pédoncules la protubérance où existe une nouvelle

agglomération de cellules. D*où nouvelle élaboration, nouvelle multiplication, nouveau pas vers un effet mécanique. Puis l'ébranlement, devenu déjà, ainsi, si puissant, s'augmente encore par Tintermédiaire des cellules du bulbe et de la moelle qui correspondent directement aux nerfs qui se rendent aux muscles. Il en est ici comme de ces machines industrielles où un mouvement initial faible finit par acquérir une puissance prodigieuse en passant par des agents multiplicateurs de transmission. Ce sont môme ces considérations qui me portent à penser qu'il n'y a pas, pour les cellules des cornes antérieures de la moelle, de fibres encéphaliques gagnant les lobes cérébraux, sans éprouver la moindre solution de continuité, mais bien une série d'arceaux réunissant des cellules de la moelle à des cellules de la protubérance, celles-ci aux cellules des corps striés qui, à leur tour, seraient réunies par des fibres blanches partielles aux cellules cérébrales ; ce qui rentrerait tout à fait dans les tendances actuelles des micrographes allemands et hollandais. Du reste, en dehors de ces arceaux étendus d'une station à l'autre, en dehors aussi de la possibilité d'une propagation de mouvement de cellule à cellule à travers toute la colonne grise, il pourrait y avoir des fibres se rendant, sans interruptions, jusqu'à la partie supérieure du cerveau, et affectées à la production des mouvements partiels nécessités par les diverses occupations de la vie. Quoi qu'il en soit, il est bien certain que, dans cette série de mutations, la protubérance représente une des étapes les plus importantes, car elle se trouve à la jonction des parties, intellectuelles et des parties purement dynamiques de Taxe cérébro-spinal. Par sa richesse en substance grise, elle doit avoir une influence considérable dans ce travail de multiplication et de transformation.

Si on laisse de côté l'hypothèse que je viens de développer, on doit tout au moins reconnaître et dire que la protubérance est un des principaux centres locomoteurs, et qu'elle acquiert sur le3 autres une prépondérance d'autant plus grande que l'animal est plus élevé dans l'échelle. C'est probablement pour cela qu'on la voit augmenter de volume à mesure qu'on monte, et que c'est chez l'homme qu'elle atteint les plus fortes proportions. A mesure que l'on descend, la part de la moelle dans la locomotion augmente, au contraire, beaucoup au détriment de celle de la protubérance qui, anatomiquement aussi, se montre très-incomplète. Vous vous le rappelez, la grenouille peut marcher rien qu'avec la moelle. Aussi, les assertions surpre-

liantes que j*ai émises antérieurement sur le rôle de Taxe médullaire dans la marche, ne s'appliquent qu'aux vertèbres inférieures. Mais à partir des oiseaux, ce qu'on obtient avec la moelle seule, môme en pratiquant la respiration artificielle, est tout à fait insignifiant et s'efface de plus en plus, et il y a toujours une différence énorme avec ce qu'on observe chez les animaux qui sont simplement privés de leurs lobes cérébraux ; ce qui vient donner la mesure du rôle de la protubérance dans la motilité. Il est vrai qu'il y a encore à tenir compte ici de la présence du cervelet. Mais, classiquement, on a l'habitude de le mettre facilement hors de cause et de rapporter à la protubérance seule la production de la plus grande force motrice que développe l'animal quand il la possède en même temps que la moelle. On se base pour cela sur des expériences de Flourens, que nous exposerons plus tard et qui tendent à démontrer que le cervelet n'est qu'un organe de coordination et non pas un organe producteur de force. On se base aussi sur des expériences plus directes, pratiquées par Longet. 11 a enlevé, chez des mammifères, les lobes cérébraux, les corps striés, les couches optiques, les tubercules quadrijumeaux, le cervelet, ne leur laissant exactement que la protubérance, le bulbe et la moelle ; et il a toujours vu ces animaux exécuter avec leurs quatre membres des mouvements tout aussi énergiques qu'à l'état normal. Il est vrai qu'ils ne pouvaient plus marcher. Mais cela tenait évidemment, selon lui, non pas à un affaiblissement musculaire, mais à ce qu'avec le cervelet ils avaient perdu la faculté de coordonner leurs mouvements. Lorsqu'il enlevait ensuite la protubérance, ces animaux continuaient à respirer régulièrement, mais n'exécutaient plus que de légers mouvements réflexes lorsqu'on les pinçait.

Je crois qu'on s'est montré trop exclusif dans cette circonstance. Sans doute, le cervelet est, avant tout, un agent de coordination. 11 est à la fois le couronnement et l'épanouissement de l'édiflce coordinateur représenté par les cordons postérieurs. Mais la physiologie expérimentale et la pathologie viendront nous démontrer plus tard qu'il est, en outre, un producteur de force, de sorte qu'il concourt avec la protubérance à former la partie principale de la machine locomotrice. Du reste, physiologiquement, il est difficile de séparer l'action de la protubérance de celle du cervelet. Ces deux organes sont complémentaires l'un de l'autre, et la locomotion véritable n'est possible que grâce à l'association de leurs deux fonctionnements ; ce

qui semble justifier cette vue anatomique qui veut que chaque fibre des pédoncules cérébelleux moyens se rende d'une cellule de la protubérance à une cellule du cervelet.

La protubérance étant un centre locomoteur de premier ordre, nous devons nous demander si c'est à ce titre que son irritation peut produire les mouvements de rotation dont nous avons parlé, ou si c'est seulement en raison de ses connexions avec les parties voisines et parce qu'elle est un lieu de passage pour les actions de ces mêmes parties. Pour arriver à résoudre cette question, il nous faut passer en revue et juger les diverses théories qui ont été successivement proposées pour expliquer ces bizarres phénomènes. Cet examen s'appliquera donc, de même que la description que nous avons faite antérieurement, à tous les mouvements de rotation, quelle que soit leur origine, qu'ils soient engendrés par une lésion du cervelet, ou de la protubérance, ou des pédoncules cérébraux, ou des tubercules quadrijumeaux.

Serres et Lafargue ont prétendu que ces mouvements étaient le résultat d'une simple hémiplégie, et qu'ils tenaient à ce que les membres d'un côté se trouveraient paralysés, tandis que les autres ne le seraient pas. Lorsqu'à la suite de la lésion, l'animal resterait debout et essayerait de marcher, la moitié non paralysée entraînerait incessamment le corps de son côté et produirait ainsi le phénomène du manège. L'opéré serait alors comparable à un attelage dont un des deux chevaux tirerait seul, entraînant le véhicule suivant une ligne brisée qui, par son ensemble, équivaudrait à une circonférence. Lorsqu'au contraire l'animal tomberait au moment de la blessure, il chercherait à se relever en arc-boutant contre le sol les deux seuls membres restés actifs. Ceux-ci donneraient ainsi une impulsion qui ferait tourner l'animal autour de son axe longitudinal et qui, allant au delà du but, le ramènerait dans la position première. D'où la nécessité d'une série de nouvelles tentatives qui, toutes aussi infructueuses, ne détermineraient qu'une rotation continue. Cette explication est tout à fait inadmissible, car, dans l'espèce humaine, l'apoplexie donne lieu aux conditions indiquées par Serres et Lafargue, sans produire les mouvements en question. D'ailleurs on les obtient chez les têtards qui n'ont point de membres et qui sont, par le fait, privés des moyens de réaliser ce mécanisme. Enfin, on a pu s'assurer que, chez les animaux en rotation, il n'y a aucun muscle paralysé ni môme aflaibli.

Les explications de Schiff sont passibles des mômes objections. Ge physiologiste expliq[ue le manège par la paralysie des abducteurs d'un des membres antérieurs, et celle des adducteurs de l'autre membre antérieur. Le train postérieur, jouissant de toute sa motilité, pousserait le corps directement en avant. Les membres antérieurs solliciteraient au contraire dans le sens transversal. Soumis ainsi à ces deux forces composantes, l'animal en suivrait la résultante, c'est-à-dire une ligne oblique. Le môme fait se reproduisant à chaque pas, l'efifet général serait un polygone à côtés très-petits, c'est-à-dire une circonférence. Quant au roulement, il serait dû, selon lui, à la paralysie des muscles de l'une des gouttières vertébrales. Leurs antagonistes entraîneraient en rotation la colonne vertébrale et, par suite, tout le corps dont elle représente l'axe.

Magendie a émis une interprétation qui, outre qu'elle a l'inconvénient de n'ôtre qu'une hypothèse sans démonstration possible, ne saurait s'appliquer à tous les cas. Il admet, dans chacun des pédoncules cérébelleux moyens, l'existence d*une force tendant à entraîner le corps d'un seul côté. Dans les conditions physiologiques, ces deux forces opposées se feraient parfaitement équilibre, et la progression se trouverait être maintenue en ligne directe. Mais lorsqu'on aurait coupé un des pédoncules, l'autre entraînerait Tanimal dans le sens voulu par la force dont il serait animé. L'animal serait comparable à ces poutres qu'on arrive à maintenir droites à l'aide de cordes les tirant dans des sens opposés, mais qui tombent du moment où on supprime une des tractions. Mais Magendie ignorait sans doute que la rotation se produit alors qu'on ne pratique aucune section et qu'on se contente d'irriter par une simple piqûre. Toutefois, Vulpian a reproduit depuis la théorie, en faisant remarquer qu'en irritant un des pédoncules, on exalte la force qu'il possède, de sorte qu'elle ne peut plus être neutralisée en totalité par celle de l'autre pédoncule. Ainsi présentée, l'hypothèse est peut-ôtre plus acceptable. Mais comme on obtient les divers mouvements de rotation avec une seule et môme partie, comme on peut les produire en agissant sur la plupart des régions de l'encéphale, il faut convenir qu'il y a là des faits qui s'allient peu avec l'idée d'une force spéciale siégeant dans un point déterminé. D'ailleurs, on ne comprend pas, à priori, la nécessité de ces forces appelées à se conlre-balancer en pure perte.

Suivant Gratiolet et Leven, dans les phénomènes de rotation, la

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léfMD enctpha^qœ oe prodonait diiecleiiie&t qu'une seule chose, ce serait ia dérialioa des yeax. Geik-ei eatzainefaU â soa tour no Téhlable Tertîge Tisoei en Tertn doqnel l'animal ne pourrait juger ni de la rentable disp<«tion des objets, ni de la direction qu'il suit daA3 sa marche. La rotation serait la conséquence du trouble apporté dans l'exeicice de la vision. Cne simple obserration suffira pour eoodaniner cette théorie, c'est que les mouTements ont encore lien apréi la destruction des lobes optiques et l'ablation des globes oculaires.

Pour Brown Sequard, il attribue les mouTonents de rotation, non pas à des paralysies musculaires, mais à des contractions toniques et spasfflodiques de certains groupes musculaires. Ces contractions seraient de nature réflexe et ne seraient pas l'œuTre directe de la partie lésée. Celle-ci ne serait que le siège de l'impression provocatrice*

J*arriTe enfin à l'interprétation d'Onimns, qui est de date beaucoup plus récente et qui a le mérite de s'appliquer à tous les cas et de mieux s'appliquer à la manière dont nous avons compris Tinnervation centrale de la locomoticHi. Suivant Onimus, les divers ganglions encéphaliques concourent, chacon pour leur quote-part, à la réalisation et â l'équilibre des mouvements d'ensemble ; et les phénomènes de rotation sont la conséquence forcée des modifications apportées à ces mouvements d'ensemble par les lésions Toutefois, le mécanisme de ces modiGcations n'est pas le même dans le manège et le roulement.

Le mouvement de manège tient toujours à ce qu'une moitié latérale do système de centres locomoteurs fonctionne avec plus d'énergie que l'autre moitié. C'est pour cela qu'il se montre aussi bien lorsqu'on a enlevé un des lobes cérébraux que lorsqu'on irrite la protubérance par une piqûre. Quand on a enlevé un des lobes cérébraux, on a par le fait débarrassé de l'influence cérébrale Tune des moitiés de la protubérance, tandis que l'autre moitié continue à être soumise à l'action directe de l'hémisphère cérébral conservé. Ce dernier veut la marche et la commande. La demi-machine, qui lui correspond et lui obéit directement, entre en activité et fait contracter un des côtés du système musculaire, mais avec ce tempérament que le cerveau apporte aux actions des instruments de la locomotion. L'ébranlement né dans une des moitiés de la protubérance se propage dans l'autre moitié : autrement dit, les rouages

gauches, mis en mouvement par une impulsion directe, entraînent par engrenage les rouages droits en mouvement. Et comme ces derniers sont délivrés de l'influence tempérante de leur hémisphère cérébral, ils font contracter avec une énergie beaucoup plus grande les muscles qui relèvent d'eux. Vous vous rappelez, en effet, que chez les animaux qui ont subi l'ablation du cerveau, les mouvements de progression ont beaucoup plus de force et de régularité que chez les animaux intacts. Voilà donc le corps de l'animal qui se trouve soumis à deux tractions inégales en force, et la ligne qu'il suivra devra constamment incliner vers le côté de la traction la plus forte, proportionnellement à la prépondérance de celle-ci. D'où une courbe représentant la résultante générale de tous les pas. Pour la réalisation de ce fait, il faut, non pas un attelage dans lequel un seul cheval travaille, comme le supposait la théorie de Lafargue, mais bien un attelage dans lequel les deux chevaux travaillent inégalement.

Lorsqu'on se contente de piquer un des côtés de la protubérance, comme on ne détruit rien d'une manière appréciable, il est évident qu'on ne donne lieu à aucune paralysie et que la rotation doit être attribuée à l'excitation que l'on provoque. Le côté blessé se trouvant surexcité, fonctionne avec plus d'énergie que l'autre côté. Malgré l'influence modératrice du cerveau, une des moitiés de la machine locomotrice fait contracter d'une manière plus vigoureuse les muscles qui relèvent d'elle. Il y a inégalité d'action entre les deux parties symétriques du système musculaire et, par le fait, l'animal se retrouve dans les mêmes conditions que dans le premier cas. A propos de cette explication particulière, Onimus rapporte un fait qui montre combien l'irritation de la protubérance peut engendrer dans la ma* chine locomotrice une exaltation désharmonique que la volonté est incapable de maîtriser. Dans une chasse au marais, un canard, en train de fuir à toute vitesse le danger dont il se sent menacé, reçoit un plomb à la tête. Aussitôt, malgré sa frayeur qu'accusent ses cris de désespoir, malgré le désir manifeste de continuer et de presser sa fuite, malgré les aboiements des chiens qui s'approchent de plus en plus et qui augmentent ainsi sa terreur, il exécute irrésistiblement un mouvement de manège sur place qui ne cesse que lorsqu'il est saisi par un des limiers. A l'autopsie, on trouve le plomb logé dans un des côtés de la protubérance.

Quand Tirritation porte à la fois sur les deux côtés de la protubé-

laoee. c^mbok les âen màtùîs^ et Si imi'fimfr sksobsCkc se fronrtast émmftafaéÊÊfesA H fgai^wnf dsliiées. as ss é exccaler on rcBcnt Je rj<2!ièa. FarâBii «e- prâqp:^ en siaot en ligne STce une fHESse ïir»gâ?tfbufc. Csâ oï «^ asBUe en effet fésnlfer de Xtspènea^Jt sÊrs^jt pnii&^sêe fsr OsânK. âir un dneiL fl a £ût on troc trcs-^ccîs à la T^Afe 4m. '^rtee. Piv celte oo- TCftore. fl injeeta do amtoi e^ L'aoîaDi sooàéa d!t»»d éioaidi; fl resta eabne et ^Saôsst gg loi-^jge- fcâsdoatL Wi^f oAIc MeituiC! , obéisani â la pcsanteor. fitra tos Sa lka<» 4m cri» poor Tenir iTaetomnler ao mreaoderap^^lii^àaâlair&^éelaprtiCobérance, ranimai «e leia loot à coi^. cosme $'0 «cait nA par on resEOrt, et fl ^élança droit devant hn. Geite esfftâsoix^ qsî semble aoB jostîfier indirectement la séné d'expëeatkx^ qcî pc«èdeat, ooœ £ût encore a^eter à la refvodnction aitifideOe d'on phénomène moriMde qn'on rencontre soorent dan? l'é^kfiàe. A ccrtaîK moments, lieancoop d'épîkpdqa^s âe laiécipîtent aTec ooe Têri£ali&^ f^^ eox eC Tont «e frapper la télé contre la mmaiUe.

Llnterprélation rehtÎTe an moorement de rookmcnlToos partira probablement moins satisfûsante. Elle n esC dn reste, que la reprodnction de celle proposée antérienrement par foovn Seqoard. OnînuB fait remarquer que ce genre de phénomène s'obeerre sartoot ^rés la fâqûre dn cenrelel et des pédoncules cên^ielleœL, parties qoll semble regarder comme des agents de senâbîlité et qui smaîent poor c«tte raison très-aptes â proToquer. par 1 Intermédiaire des centres moteurs, des contractions spasmodiqoes réflexes.

Volpian arait opposé â l'idée émise par Brown Seqoard un £ût rrai; c'e^ que, chez Tanimal en ronlnneat les muscles du cou sont loin d'être contractés spasmodiquemeot, puisque Ton peut, sans éproorer Ja moindre résistance, lui relexer la tête et même la lui tordre en sens io verse. 11 avait même fait voir qn on peut couper les nrascles de la nuque sans enrayer le mouvement anormal. Onimus objecte avec raison que cela prouve seulement que ce ne sont pas les mo.%les dn cou qui produisent le roulement, qull est dû au spasme d'un antre groupe musculaire. Comme il s'est assuré qu'il continue encore lorsqu'on a paralysé les membres par la section de leurs nerfe, il en couclat, par voie d'exclusion, que le spasme producteur appartient aux muscles du thorax. 11 ne s'est pas contenté de développer ainsi l'idée première de Brown Sequard, il fait encore intervenir un nouvel élément auquel ce dernier physiologiste n'avait

pas songé^ c'est le véritable besoin d'équilibre que porte en ellemême la machine locomotrice. Il s'appuie du reste sur une expérience que tout le monde peut répéter et qu'il regarde comme prouvant Fintervenlion de ces deux facteurs, spasme des muscles du thorax et besoin d'équilibre.

Quand on nage, dit-il, avec un seul bras et une seule jambe, on ne dévie pas ; mais si on fait contracter les muscles du thorax d'un côté, aussitôt on penche de ce côté. Si on augmente encore cette contraction, on arrive bientôt à une position complètement latérale. A ce moment où les conditions d'équilibre semblent devoir manquer, on est irrésistiblement entraîné, par une contraction spasmodique, à exécuter un véritable mouvement de roulement qui ramèDe la position normale. C'est le cas de la grenouille privée de son cerveau, qui reprend toujours sa station type chaque fois qu'on la déplace. On dirait que la machine locomotrice se débat contre l'instabilité qu'on veut lui imposer. Grâce à ce besoin instinctif de l'équilibre, le corps de l'animal devient comparable à ces poupées à centre de gravité placé très-bas, qui se redressent en oscillant chaque fois qu'on veut les faire tomber. Dans le cas de roulement provoqué par une piqûre encéphalique, les choses se passent de môme que chez le nageur. Au reçu de la lésion, l'animal tombe sur le côté ; le spasme réflexe des muscles d'un des côtés du thorax, qui remplace ici le mouvement de demi-rotation du nageur, le renverse sur le dos. En vertu du besoin impérieux de la station normale, des muscles plus ou moins nombreux se contractent spasmodiquement pour le ramener sur le côté qui est la position la plus favorable pour lui permettre de se relever tout à fait. Mais en raison même de la prédominance de l'action réflexe d'un des côtés du thorax, en raison aussi de la vitesse acquise, ces efforts instinctifs aboutissent à une rotation perpétuelle autour de l'axe longitudinal du corps.

La théorie d'Onimus n'est peut-être pas le dernier mot de la science. Elle est appelée, sans doute, à être tout au moins modifiée plus tard, mais elle est certainement, pour le moment, la moins défectueuse, surtout en ce qui concerne le mouvement de manège. A ce dernier point de vue, elle répond aux exigences de tous les faits expérimentaux connus, et elle s'allie parfaitement avec le véritable rôle locomoteur de la protubérance. Dans tous les cas, on peut assurer dès aujourd'hui que, lorsque le phénomène apparaît sous l'influence d'une irritation de la protubérance, celle-ci le produit,

non pas en raison de ses connexions avec les parties voisines, mais bien à titre de centre locomoteur créateur. Le manège résulte d'une modification artificielle de ce rôle. C'est pour cette raison qu'il ne se montre que lorsque l'animal yeut marcher, c'est-à-dire lorsque ce centre est mis enjeu.

Rôle de la protubérance dans les phénomènes de la sensibilité. — Longet, qui avait placé dans la protubérance la chaudière à peu près de toute la force motrice, y a aussi localisé ce qu'on a appelé le Sensorium commune. Il en a fait le centre de la sensibilité non raisonnée, de la sensibilité brute, comme il l'a nommée. Une impression sensîtive qui, dans sa propagation, reste limitée à la moelle, fait naître un mouvement réflexe, mais ne détermine pas la moindre sensation appréciable pour l'animal. Si cette impression arrive jusque dans la protubérance, il en éprouve une, mais il ne peut pas encore l'apprécier. 11 sent seulement qu'on l'a ébranlé ; il sent qu'il sent quelque chose. Il éprouve de la douleur si l'impression a été vive, mais il n'apprécie pas la nature de cette sensation. Il ne peut pas remonter de l'effet à la cause. Ce n'est que lorsque l'ébranlement senti par la protubérance se propage jusque dans les couches intel- ' lecluelles du cerveau qu'il y fait naître une appréciation, une idée. Avant, il n'y avait que perception ; maintenant il y a sensation dans le sens philosophique du mot. Avant, la sensation n'était qu'à l'état brut. C'est le cerveau qui, comme le marteau du sculpteur, fait jaillir une statue idéale de la pierre informe qu'il a reçue.

Gerdy a, le premier, pratiqué des expériences capables de justifier cette pensée, et qui, répétées par plusieurs expérimentateurs, ont toujours donné lieu aux mômes résultats. Voici le mode général d'expérimentation :

On enlève à un animal le cerveau, les corps striés, les couches optiques, les tubercules quadrijumeaux et le cervelet. On ne lui laisse que le bulbe, la moelle et la protubérance. Après ces mutilations, l'animal reste assoupi ; mais si on le pince fortement, il accuse la douleur qu'il éprouve par de longs cris plaintifs et par une agitation violente. Si, ensuite, on détruit la protubérance, l'animal conserve l'intégrité de sa circulation et de sa respiration, parce que c'est le bulbe qui préside à ces fonctions ; quand on le pince, il peut encore crier, mais ce ne sont plus des cris plaintifs et prolongés. L'animal ne crie plus plusieurs fois pour un seul pincement. C'est un cri bref qui reste toujours le môme et qui ne se produit

qa'une fois pour une seule excitaliou. Ce sont des cris tout à fait comparables aux bruits que produisent les jouets d'enfants quand on les presse.

Longet s'est aussi appuyé sur ce qui se passe avec le chloroforme et.rétber. Dans réthérisation des animaux, dit-il, on crée chez eux des troubles physiologiques qui correspondent à deux périodes distinctes. Dans les premiers moments, l'agent aoesthésiant n'empoisonne que les lobes cérébraux ; alors l'animal reste assoupi. Mais si on le pince, il s'éveille, crie et s'agite. Plus lard, il arrive à influencer la protubérance. Alors, l'animal reste non-seulement immobile, mais on peut le blesser, le dilacérer, sans qu'il paraisse éprouver de sensation. A mes yeux, cet argument n'est rien moins qu'une pétition de principe, car c'est tout justement parce qu'on regarde la protubérance comme un centre de sensibilité et parce que cette propriété disparaît après Tintelligence, que Ton est en droit de dire que le cerveau cède à l'action toxique avant la protubérance.

Néanmoins, en raison des résultats fournis par les vivisections, je dois reconnaître que la protubérance joue un r6le de la plus ^grande importance dans les phénomènes de sensibilité, mais aussi je suis convaincu qu'il y a entre elle et le cerveau un intermédiaire tout aussi important, c'est la couche optique. De même que la ma* chine locomotrice commence au cerveau pour s'étendre jusqu'au muscle, la machine des sensations commence au tégument pour s'étendre jusqu'aux couches intellectuelles du cerveau. L'ébranlement né à la périphérie se multiplie, se perfectionne et se transforme, tout en se propageant à travers la substance grise de la moelle. Dans la protubérance, il éprouve une transformation plus considérable ; il se perfectionne encore dans la couche optique au point de pouvoir d'emblée faire naître une idée dans le cerveau. A travers l'axe nerveux, l'ébranlement moteur va en se matérialisant ; lebranlement sensitif va en se spiritualisant.

La protubérance semble avoir déjà, comme la couche optique et le cerveau, la propriété d'entretenir et de reproduire l'ébranlement reçu un instant. A mes yeux, ce n'est môme que pour cela que l'animal crie plusieurs fois pour une seule excitation. Le centre nerveux qui produit le cri est, comme nous l'avons établi, le bulbe. Celui-ci le produit, à titre de mouvement réflexe, toutes les fois qu'il lui arrive une excitation au point voulu. Le pincement ne lui arrivant qu'une fois, il ne répond que par un seul mouvement-cri. Mais quand

a^fffdi A ctsksc'a i^ a ocb^, et as Ti^joâLoa» se ikâ^ebisBUit en bsâ Ter? Ik icie. y réTsl-rii: =C::i?îâ5Tsi«îïi: d-* rc4rreîies firodiic- Xiûaàéicr Ckl àiniojmjie de? ccîik qui se répcrcateaL La ^o- Qui^raiitt. c'est cocime la t*j:te de FiSsCnniKn: à cerdesqpipfoloiige

Cest ;.<Q£-^tre s&sâ une es{:«^ee a smpîiâeaâoa des Tihntioiis qn fail qu'aa i^at d'oae impresêzoï. k proaifatrniKe léaeit pir une (ZFUide agitaîioa géctnk. 5irc-=e dn rïsce as ceatie de tous ces pio- Lonfemeais qui abootiâseat aux diTers reni^eiiiienîs de Taxe cérébiospioaL eiie peut retentir imnhrdiateiiieaK dans toules les diiections.

La protobërance sembie ans» pitsd» à lapisfceptîondesimpRSsons aadilîTes et gostatÎTes. SL dit Vnlpian. anloor d'un animal, td que le nt. anqnel on a enteTê le cerr^an, les corpe striés et In couches optiques, on exécote un bniit cet animal Cait anssitôtna brusque soobreâaot. et diaqae fois que le même Iwiiit serenonrdle, on constate nn nooTean sonbresaot. Si on loi met de Tatoès 6iir b langoe, il exécute des rnooTonents de mâchonnement. Nous Tenons, da reste, dans les maladies de la protubérance, des troubles des organes des sens. Tulpian, se basant sur les tressaillements qu'exécute le rat lorsqu'il entend un bruit, prétend enfin que la protubérance est aussi le foyer excitateur des mouTements émotionnels. Cest elle, selon loi, qui préside aux manifestations motrices proYOqaées par les émotions. U pense que chez l'homme c'est elle qui préside au rire et aux pleurs, non pas à la création du sentiment, mais à sa numifestation.

Rôle de la protubérance dans Us phénomènes nutritifs. — Elle parait exercer une certaine influence sur la sécrétion salivaire. Quand on pique un peu en arriére de l'origine du trijumeau, on provoque une abondante sécrétion de salive. Souvent, pour unesimple piqûre, toutes les glandes salivaires entrent en suractivité. Mais lorsque l'exagération ne se montre que d*un côté, c'est toujours du côté lésé. Il y aura peut-être à tenir compte de cette influence dans l'analyse de l'épilepsie. Elle agit aussi sur les reins. Quand on pique la partie supérieure du plancher du 4* ventricule, on produit de la polyurie. Enfin, en piquant un autre point, on produit de Talbuminurie. Avec toutes ces données, que nous venons d emprunter à Tanatomie et à la physiologie normales, nous pouvons aborder l'étude de Tanatomie et de la physiologie pathologiques de cet organe.

Anatomia pathologlqae générale.

La protubérance, comme tous les organes et plus que beaucoup d'autres organes, est susceptible de se congestionner, car elle est riche en vaisseaux. L'élat congestionnel accompagne, du reste, presque toutes les autres productions pathologiques qui sont généralement entourées d'une atmosphère de tissu normal injecté. Il est évident qu'elle doit aussi se produire d'une manière isolée, pendant un temps plus ou moins court. Seulement, pendant les recherches nécroscopiques, on n'a pu la constater que dans les cas de congestions générales, les .geules sans doute capables de déterminer la mort. Dans ces cas, on voit que la protubérance prend part à la vascularisation générale. Toutefois, comme état congestionnel, elle se montre plus particulièrement solidaire du cervelet et du bulbe, c'est ainsi que, dans l'épilepsie, nous verrons ces trois parties gorgées de sang, alors que les lobes cérébraux seront au contraire anémiés.

Les hémorrhagies sont plus faciles à constater sur le cadavre et se prêtent mieux à l'étude. Malgré sa grande richesse en vaisseaux, la protubérance est moins souvent le siège de ce genre d'altération que les autres parties de l'encéphale. Cela tient, sans doute, à ce que son tissu est relativement plus ferme et soutient mieux les vaisseaux. Sur 386 cas d'hémorrhagies encéphaliques, Andral n'a rencontré que 9 fois celle de la protubérance. Il est vrai que Larcher l'a vue 21 fois sur 153 cas généraux. Mais il s'agissait ici d'une statistique portant sur des vieillards, et l'état friable des vaisseaux qui est la conséquence habituelle d'un âge avancé explique cette plus grande fréquence. On peut la rencontrer toutefois chez des jeunes gens, maison ne l'a pas vue au-dessous de 21 ans. Les conditions ordinaires de la vie sociale font que les hommes y sont plus exposés que les femmes. Le plus souvent, l'épanchement sanguin siège au centre. Gela s'explique, puisque c'estjà que se trouve la masse de substance grise dépourvue du soutien que peut apporter le passage des fibres des pédoncules cérébelleux et des pyramides. En général, les foyers hémorrhagiques ne peuvent pas atteindre un volume considérable à cause de l'espèce de bridement que produit ce passage des pédoncules. On en a vu, cependant, occuper toute la protubérance réduite à une coque mince ; mais, même dans ce cas, elle peut, pour cette raison, conserver sa forme et son volume normal. Il est bon d'être prévenu de ce fait.

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