ac. ant. : Racines antérieurs des nerfs spinaux
d. m. : Partie de la dure-mère.
dent. : Ligament dentelé.
ggs : Ganglions spinaux.
la pie-mère depuis le premier nerf cervical jusqu'au premier nerf lombaire. Le bord externe est festonné : libre le long des arcades, il s'insère par ses parties saillantes à la face interne de la dure-mère, au milieu de l'espace qui sépare la sortie de deux nerfs périphériques.
A son extrémité supérieure, la dure-mère spinale adhère intimement sur tout le pourtour du trou occipital en se continuant avec la duremère crânienne.
L'extrémité inférieure forme un sac enveloppant toutes les racines nerveuses qui constituent la queue de cheval. Elle se termine en cul-de-sac
au niveau de la deuxième ou troisième vertèbre sacrée et se prolonge sur le filet terminal, qu'elle accompagne jusque sur la face postérieure du coccj'x, fig. 100
Dure-mère crânienne. La dure-mère crânienne forme l'enveloppe la plus externe de l'encéphale. Elle est intimement adhérente à la face interne des os du crâne, dont elle constitue le périoste interne. Cette adhérence est surtout prononcée à la base du crâne, non pas seulement à cause des nombreux nerfs crâniens qui, en passant par les orifices de la base, reçoivent de la dure-mère une enveloppe conjonctive, mais surtout, à cause des différentes saillies osseuses auxquelles la dure-mère adhère intimement : l'apophyse crista-galli de l'ethmoïde, le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde, le bord supérieur de la portion pierreuse du temporal, le pourtour de la selle turcique, la saillie cruciforme de l'occipital, etc.
Fig. 100
Face dorsale de la partie inférieure de la moelle épinière avec la queue de cheval, après l'ouverture de la dure-mère. Gr. nat. 1/2.
DXII : Douzième nerf dorsal.
LI et LV : Premier et cinquième nerfs lombaires. SI et SV : Premier et cinquième nerfs sacrés. Cl : Premier nerf coccyglen.
ft : Filet terminal.
gg : Ganglions spinaux.
smld : Sillon médian longitudinal dorsal. scd : Sillon collatéral dorsal dm : Duren-.ère ouverte.
xso
Du côté de la calotte crânienne, la dure-mère n'adhère fortement qu'aux sutures; ailleurs elle se laisse détacher assez facilement de la face interne des os. Cette adhérence aux os de la calotte est d'ailleurs variable d'individu à individu et augmente considérablement avec l'âge.
Entre la face externe de la dure-mèi-e et la face interne des os, on trouve les ramifications des artères et des veines méningées, fig. 101 :
l'artère méningée antérieure provenant de l'artère ethmoïdale; l'artère
méningée moyenne, la plus importante et la plus plus volumineuse, provenant de l'artère maxillaire interne ; l'artère méningée postérieure, qui entre dans le crâne par le trou déchiré postérieur , comme branche de l'artère vertébrale.
Les veines ménivigées accompagnent les artères. Elles s'ouvrent d'une part dans le sinus longitudinal supérieur , d'autre part dans les veines extra-craniennes correspondantes aux artères.
La face externe de la dure-mère est rugueuse.
Sa face interne est lisse et polie. Elle est tapissée d'une couche de cellules endothéliales, que les auteurs français considèrent
Fig. 101.
Dure-mère crânienne après enlèvement de la calotte du crâne. Gr nat. i/3.
s. l. sup
Artère méningée antérieure Artère méningée moyenne.
Granulations de Pacchioni.
Artère méningée postérieure.
Traces de l'adhérence à la suture coronaire. Traces de l'adhérence à la suture sagittale. Traces de l'adhérence à la suture lambdoïde. Sinus longitudinal supérieur.
comme représentant le feuillet pariétal d'une séreuse. Cette face interne est libre sur toute son étendue. Elle répond au feuillet méningé moyen ou arachnoïde. Elle n'est reliée à ce feuillet que par les veines, qui viennent de la pie-mère, et traversent l'arachnoïde et les cavités sus-arachnoïdiennes pour se déverser dans les sinus veineux de la dure-mère.
De la face interne de la dure-mère crânienne partent des prolongements qui s'enfoncent entre les parties les plus volumineuses de l'encéphale pour maintenir ces parties dans leur situation respective, quelle que soit la position du corps.
L'un de ces prolongements est plus ou moins transversal. Il s'engage entre la face supérieure du cervelet et la face inférieure des lobes
occipitaux du cerveau antérieur jusque dans le voisinage du cerveau moyen. Il protège le cervelet de toute compression de la part du cerveau antérieur.
On l'appelle la tenie du cervelet. L'autre a une direction verticale . Il s'étend depuis l'apophyse crista-galli de l'ethmoïde jusque près du pourtour postérieur du trou occipital.
Il est divisé en deux parties par la tente du cervelet, La partie la plus volumineuse s'engage entre les hémisphères cérébraux : c'est la faux du cerveau. La partie postérieure occupe l'échancrure du cen^elet et porte le nom de faux du cervelet.
La face supérieure de la tente du cervelet est libre et répond à la face infé-
FiG. 102.
La tente du cervelet vue par sa face' supérieure. Gr nat 1/2.
tente : Tente du cervelet.
confl : Confluent des sinus.
sin lat. : Sinus latéral ouvert,
s long.inf. Section du sinus longitudinal inférieur.