‹ Le système nerveux de l'hommeChapitre 40 sur 152 · IV : Nerf pathétique · texte numérisé non relu

IV : Nerf pathétique

car : Coupe de la carotide intome.

/// ; Nerf ocuio moteur commun.

// : Nerf optique.

aq. S. : Coupe de l'aqneduc de Sylvius dans le cerveau

moyen.

cerv : Partie de la face supérieure du cervelet qui n'est rieure des lobes occipas recouverte par la tente.

pitaux, FIG. 102. Sur

la hgne médiane, elle donne insertion au prolongemeiit vertical de la dure-mère qui s'enfonce entre les deux hémisphères cérébraux : la faux

du cerveau. La face inférieure est libre aussi ; elle repose et se moule sur la face supérieure du cervelet. Sur la ligne médiane, elle donne insertion à un prolongement vertical beaucoup plus grêle, qui s'engage dans l'échancrure postérieure du cervelet : la faux du cervelet.

Le bord postérieur est convexe. Il adhère à la protubérance occipitale interne, à la partie horizontale de la gouttière latérale de l'occipital et au bord supérieur libre du rocher pour se terminer de chaque côté à Vapophyse cUnoïde postérieure. Le long de la face interne de l'occipital, la tente du cervelet présente un dédoublement de ses deux feuillets constitutifs circonscrivant une cavité triangulaire : c'est le sinus latéral, qui correspond à la gouttière latérale. Au niveau du bord supérieur du rocher, il existe, dans l'épaisseur du bord adhérent de la tente du cervelet, un sinus beaucoup plus petit : le sinus pétreiix supérieur.

Près de l'extrémité interne du rocher, ce bord de la tente du cervelet passe comme un pont au-dessus de la petite dépression que présente à ce niveau la portion pierreuse du temporal et aide ainsi à circonscrire un orifice ovalaire, par lequel passe le nerf trijumeau.

Le bord antérieur de la tente du cervelet est libre. Il circonscrit une ouverture ogivale, par laquelle passe le cerveau moyen. De chaque côté, l'extrémité antérieure de ce bord passe au-dessus de l'extrémité antérieure du bord postérieur pour aller s'insérer à Vapophyse clinoïde antérieure.

Le petit espace triangulaire, compris de chaque côté de la selle turcique entre le bord postérieur de la tente s'insérant à l'apophj^se clinoïde postérieure, le bord antérieur attaché à l'apophyse clinoïde antérieure, et une ligne fictive unissant ces deux apophyses, est fermé par une expansion de la dure-mère Cette expansion est traversée, ainsi que nous le verrons plus tard, par le nerf oculo-moteur commun et par le nerf pathétique.

Le prolongement vertical de la dure-mère qui s'engage dans la scissure médiane interhémisphérique constitue la faux du cerveau, fig. 103. Les faces latérales de ce prolongement sont libres, elles répondent aux faces internes des hémisphères cérébraux. Le bord supérieur est adhérent, il répond à la gouttière longitudinale qui existe sur la ligne médiane à la face interne de la calotte crânienne, depuis la crête du frontal jusqu'à la protubérance occipitale interne. Le long de ce bord, la dure-mère se dédouble en deux feuillets qui circonscrivent un espace triangulaire : le sinus longitudinal supérieur. Au niveau de la protubérance occipitale

interne, ce sinus longitudinal supérieur s'élargit considérablement en se réunissant avec les deux sinus latéraux, et forme le confluent des simis.

Le bord inférieur de la faux du cerveau est libre ; il répond en arrière à la face convexe du corps calleux ; en avant, il reste séparé de cette face sur une étendue de dix à quinze millimètres, de sorte

ConfL.,

vtL.

FiG. 103.

Section sagittale faite un peu en dehors de la ligne médiane sur un crâne où les prolongements de la dure-mère étaient conservés. Gr. nat 2/3.

5. long. inf. : silius longitudinal inférieur. s. l. Slip. : sinus longitudinal supérieur. /. cerv. : faux du cerveau.

confl. : confluent des sinus

/ cevvel. : faux du cervelet.

s. dr. : sinus droit.

s. lat. : sinus latéral.

tenie : partie de la tente du cervelet.

que là les deux hémisphères cérébraux sont directement en contact. Dans l'épaisseur de la dure-mère, il existe, le long de la moitié postérieure de ce bord inférieur, un sinus veineux : le smus longitudinal inférieur.

Par son extrémité antérieure, la faux du cerveau adhère à l'apophyse crista-galli de l'ethmoïde. Son extrémité postérieure, beaucoup plus large, se continue avec la face supérieure de la tente du cervelet. Le Ion-

de la ligne d'insertion de la faux du cerveau à la face supérieure de la tente du cervelet, il existe un sinus veineux qui relie le sinus longitudinal inférieur au confluent des sinus : c'est le sinus droit.

La faux du cervelet est un prolongement vertical de la dure-mère, qui part de la face interne de l'occipital depuis la protubérance occipitale interne jusque près du bord postérieur du trou occipital et qui s'engage dans l'échancrure que présente le bord postérieur du cervelet. Ses faces latérales sont libres et répondent à la partie postérieure des hémisphères cérébelleux. Son bord antérieur est libre et répond à l'extrémité postérieure du lobe médian. Son bord postérieur renferme deux sinus très grêles : les simis occipitaux latéraux, qui communiquent en haut avec le confluent des sinus et se rendent en bas vers le trou déchiré postérieur. L'extrémité supérieure large s'insère sur la face inférieure de la tente du cervelet; l'extrémité inférieure effilée se bifurque et se perd autour du trou occipital.

Outre les sinus veineux qui résultent d'un écartement local des deux feuillets constitutifs de la dure-mère, on trouve encore dans l'épaisseur de celle-ci de petites cavités irréguHères, qui ont leur siège de prédilection de chaque côté du sinus longitudinal supérieur. Signalées par Faivre en i853, elles ont été décrites' pour la première fois, en 1868, par Trolard qui leur donna le nom de lacs sanguins. Ces cavités intra-durales communiquent avec le sinus longitudinal supérieur, avec les veines méningées et avec les veines cérébrales. Trolard les considère comme des réservoirs destinés à recevoir momentanément le trop-plein du sang veineux, quand la circulation crânienne est quelque peu gênée, en attendant que ce sang veineux puisse être déversé dans les veines extracrâniennes, soit par les veines méningées, soit par les veines diploïques.

Quand on enlève, sur un cadavre, la calotte du crâne par un trait de scie horizontal, on trouve sur la face externe de la dure-mère ainsi mise à nu, de chaque côté et un peu en dehors du sinus longitudinal supérieur, de petite masses granuleuses blanchâtres : elles constituent ce qu'on appelle les granulations de Pacchioni. Elles n'existent pas chez l'enfant, mais deviennent de plus en plus apparentes et de plus en plus nombreuses avec l'âge. D'après Trolard, ces granulations sont des productions de la membrane arachnoïdienne; nous y reviendrons en parlant de l'arachnoïde. Elles nous intéressent pour le moment, parce que c'est précisément à leur niveau que se trouvent les cavités intradurales qui constituent les lacs sanguins. Ces granulations font saillie

sur le plancher de ces lacs ; en continuant à se développer, elles gagnent la voûte de ces cavités, et l'amincissent considérablement jusqu'à la réduire au simple revêtement endothélial, fig. 104; elles repoussent même celui-ci au-dehors, et viennent toucher la face interne des os qu'elles rongent, produisant ainsi à la face interne du pariétal tout près du bord supérieur, des dépressions plus ou moins profondes. Dans certains cas même, relativement assez rares, elles peuvent percer d'outre en outre toute l'épaisseur du pariétal et faire hernie à la face externe du crâne.

Pendant ce développement lent mais continu, la granulation de Pacchioni reste toujours recouverte par le lac sanguin. En pénétrant jusque dans le diploé des os pariétaux, ce lac sanguin peut se mettre en rapport avec des veines diploïques, voire même avec des veines éxtra-craniennes, et servir encore de cette manière comme dérivatif à la circulation veineuse intra-cranienne.

La dure-mère crânienne reçoit des branches nerveuses du rameau nasal de l'ophthalmique pour sa partie frontale, du nerf maxillaire inférieur par des rameaux qui accompagnent la distribution de l'artère méningée moyenne; des branches du nerf ophthalmique, les nevfs récurrents d'Arnold, destinés à la tente du cervelet.

Pie-mère.

La pie-mère constitue l'enveloppe la plus interne de l'axe cérébrospinal. Elle se trouve partout directement en contact avec le tissu nerveux sous-jacent, auquel elle est unie intimement grâce aux nombreuses artérioles, qui proviennent des vaisseaux sanguins renfermés dans la pie-mère, et pénètrent de tous côtés dans la substance nerveuse. C'est dans la pie-mère, en effet, que se divisent et se subdivisent les artères

Fig. 104.

Figure schématique montrant les rapports d'une granulntion de Pacchioni avec un lac sanguin de la dure-mère (d'après Schwalbe).

p : Villosité de l'arachnoïde dm' : Feuillet profond de la dure-mère dm" : Feuillet supérieur de la duremère.

Is : Lac sanguin. ■ dm : Dure-mère.

arach : Arachnoïde.

t. ss. : Tissu sous-arachnoïdien.

pm : Pie-mère.

ec : Ecorce grise du cerveau.

qui doivent amener le sang au système nerveux central, de telle sorte que cette membrane est considérée à juste titre comme la membrane nourricière de l'axe cérébro-spinal.

ccjnz.unt.

tjcc.iartyy.'.e^tt'.

S (Jco.itjixp.

FiG. 105.

Coupe à travers le prolongement sphénoïdal du ventricule latéral

(d'après Edinger).

band : Bandelette optique.

ne : Queue du noyau caudé.

fl. ch. : Plexus choroïde.

com. ant. : Fibres de la commissure antér. vl : Cavité ventriculaire.

cA : Corne d'AMMON.

/. H. : Faisceau longitudinal inférieur (fibres d'association).

fd : Faisceau denté.

Jî : Fimbria.

Pie-mère spinale. La moelle épinière est enveloppée directement par la pie-mère. Celle-ci envoie un repli au fond du sillon médian longitudinal antérieur, tandis que partout ailleurs elle adhère intimement à la surface externe de la substance nerveuse.

Au niveau du sillon médian longitudinal postérieur et du sillon paramédian postérieur, l'adhérence est un peu plus forte, rion pas, comme on l'a cru pendant longtemps, parce que, à ces niveaux, la pie-mère envoie dans l'épaisseur de la moelle épinière des cloisons conjonctives.

FiG. 106.

La toile choroïdienne du troisième ventricule. Gr. nat. 2/3.

mais parce que les cellules de neuroglie et les cellules épendymaires qui constituent ces cloisons viennent s'insérer par leurs prolongements périphériques aux couches profondes de la pie-mère, ainsi que nous le verrons en étudiant la structure interne de la moelle épinière.

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Pié-mlre crânienne. La pie-mère crânienne recouvre immédiatement la face externe de l'encéplialë : elle s'insinue dans tous les sillons et recouvre toutes les circonvolutions. L'adhérence - de la pie-mère crânienne à la substance nerveuse est beaucoup moins intime que pour la pie-mère spinale, de telle sorte que sur tout le pourtour de l'encéphale la pie-mère se laisse enlever avec la plus grande facilité.

L'adhérence est plus intime tout le long de la fente de Bichat et entre la face inférieure du cervelet et la face postérieure de la moelle allongée, parce que, à ces niveaux, la pie-mère refoule l'épithélium épendy maire, et pénètre dans le troisième ventricule, les ventricules latéraux et dans le quatrième ventricule pour constituer les toiles choroïdiennes.

La partie latérale de la fente de Bichat correspond à la scissure de l'hippocampe. A ce niveau, la pie-mère pénètre^ dans le prolongement sphénoïdal du ventricule latéral pour y constituer le plexus choroïde latéral, fig. 105. La partie moyenne de la fente de Bichat est limitée par le bourrelet du corps calleux et par les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Par cette fente, la pie-mère pénètre horizontalement dans le troisième ventricule jusqu'au niveau des piliers antérieurs de la voûte à trois piliers. Elle recouvre directement le troisième ventricule, et repose par ses bords latéraux sur les deux couches optiques. On l'appelle toile choroïdienne du troisième ventricule.

Elle a une forme triangulaire à base postérieure, fig. 106. Les bords latéraux s'engagent entre la couche optique et le bord libre de la voûte à trois piliers jusque dans le ventricule latéral, et reposent dans le sillon choroïdien que présente la face supérieure de la couche optique. Le long de ces bords latéraux existent les plexus choroïdes latéraux, qui se continuent en arrière avec le plexus du prolongement sphénoïdal.

Fig. 107.

Toile choroïdienne du quatrième ventricule vue par sa face inférieure Gr. nat.

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