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VII. Le nerf facial

Le nerf facial constitue la septième paire des nerfs crâniens. C'est un nerf exclusivement moteur. Il provient de la protubérance annulaire, se dirige en avant et en dehors pour parcourir le conduit auditif interne, et le canal de Fallope. Au sortir de ce canal par le trou stylo-mas-

FiG. 302.

Coupe transversale de la protubérance annulaire correspondant au plan de

section i de la fig. 289.

toïdien, il traverse d'arrière en avar,t toute l'épaisseur de la glande parotide et arrivé sur la face externe du muscle n.asséter, il se divse en nombr'euses branches terminales qui vont innerver tous les muscles superEcels de la face et du cou.

Origine réelle. Le nerf facial ne renferme que des fibres motrices, il a donc son origine réelle dans l'épaisseur même de l'axe cérébrospinal. Ses cellules radiculaires forment un no5'-au gris assez volumineux situé dans l'épaisseur de la protubérance annulaire, en arrière des fibres protubéranti elles, entre l'olive supérieure qui est en dedans et la racine descendante du nerf trijumeau qui est située en dehors, fig. 302. Les prolongements cylindraxils de ces cellules nerveuses se dirigent en arrière et en dedans vers le plancher du quatrième ventricule. Arrivées tout près du raphé médian, ces fibres radiculaires changent de direction, elles deviennent verticales ascendantes, fig. 303 ; ce faisceau de fibres ascendantes apparaît nettement sur un grand nombre de coupes du cerveau

br. ose

Fig. 303.

Schémas indiquant le trajet des fibres radiculaires du nerf facial. A gauche, ces fibres sont vues de profil. A droite, elles sont représentées sur upe

vue de face.

Noyau d'origine du nerf facial.

Noyau d'origine du nerf oculo-moteur externe.

postérieur, fig. 304,^ VIL On l'appelle la branche vadiculaire ascendante du facial. Après un trajet de quelques millimètres, ce faisceau se recourbe horizontalement en dehors, contournant ainsi la face postérieure du noyau d'origine du nerf de la sixième paire ; dans cette partie de son trajet, le faisceau radiculaire porte le nom de genoîi du facial, fig. 305. Arrivé au bord externe du noyau d'origine du nerf oculo-moteur externe, le facial se

: recourbe une troisième fois en bas, en avant et en dehors, passe entre son noyau d'origine et la racine descendante du nerf trijumeau pour

: sortir de l'axe cérébro-spinal par le sillon horizontal qui sépare la pro-

Itubérance du bulbe.

La branche ascendante et le genou du facial contournent le noyau d'origine du nerf de la sixième paire. Ces trois parties réunies produisent

sur le plancher du quatrième ventricule une saillie oblongue à grand axe vertical que nous avons appris à connaître sous le nom d'éminence ronde.

Nous verrons tantôt que le nerf facial innerve par ses fibres terminales tous les muscles superficiels de la face. Dans certains cas pathologiques cependant, on observe la paralysie de tous les muscles de la face, à l'exception du muscle occipito-frontal et du muscle orbiculaire des paupières. Les fibres d'innervation de ces deux muscles constituent ce qu'on appelle le facial supérieur, et l'on désigne sous le nom de facial inférieur les fibres d'innervation de tous les autres muscles.

FiG. 304.

On admet généralement que les fibres du facial inférieur ont leur cellule d'origine dans le noyau que nous avons décrit plus haut et que certains auteurs désignent, pour ce motif, sous le nom de noyau inférieur.

On n'est pas encore fixé sur le noyau d'origine des fibres du facial supérieur. Quelques auteurs, comme Mathias Duval, Testut, etc., admettent que le faisceau radiculaire du facial, en contournant le noyau

d'origine du nerf oculo-moteur externe, reçoit de ce noyau un certain nombre de fibres radiculaires. Ils considèrent ces fibres comme appartenant au facial supérieur. Aussi désignent-ils le noyau du nerf de la sixième paire sous le nom de noyau supérieur du facial ou noyau du facial et de V oculo-moteur externe.

FiG. 305.

Coupe correspondant au plan de section 3 de la fig. 289.

Mendel a pratiqué sur le lapin et le cobaye la résection des deux paupières avec le muscle orbiculaire et le muscle frontal. Il a constaté l'intégrité du noyau du nerf de la sixième paire, tandis qu'il a trouvé une légère, atrophie, au contraire, dans le noyau du nerf de la troisième paire. Il en a conclu que, chez le cobaye et le lapin au moins, les fibres du facial supérieur avaient leur cellule dans le noyau d'origine du nerf oculo-moteur commun.

L'origine réelle des fibres du facial supérieur reste donc encore inconnue. Dans les recherches que nous avons faites avec la méthode de Golgi sur le tronc cérébral d'embryons de poulet, nous n'avons jamais observé de cellules radiculaires du nerf de la sixième paire dont le prolongement cylindraxil se rendait dans le faisceau radiculaire du facial.

Un second point encore soumis à discussion est celui de l'existence ou de la non-existence d'une décussation partielle entre les fibres radiculaires du facial. Toutes les fibres d'un nerf facial proviennent-elles de cellules nerveuses placées dans la moitié correspondante du tronc cérébral, ou bien quelques-unes de ces fibres passent-elles la ligne médiane pour trouver leur cellule d'origine dans la masse grise du côté opposé? Nous avons déjà dit qu'OsERSTEiNER accepte cette origine croisée pour tous les nerfs moteurs périphériques, nerfs spinaux aussi bien que

nerfs cérébraux. Les auteurs qui ont employé la méthode de Golgi dans le but de vérifier cet entrecroisement partiel (v. Lenhossek, nousmême et Retzius) n'ont jamais pu constater une origine croisée pour les fibres motrices des nerfs spinaux. Nous avons vu que cette origine

Coupe transversale du cerveau postérieur d'un embryon de poulet de 12 jours.

VI : Origine et fibres radiculaires du nerf oculo-moteur externe. VII : Origine et fibres radiculaires du nerf facial. VIII : Terminaison des fibres du nerf acoustique.

croisée existe cependant pour certaines fibres de l'hypoglosse chez le poulet, sans que nous ayons pu la mettre en évidence ni pour le nerf accessoire de Willis, ni pour la partie motrice des nerfs pneumo-gastrique et glosso-pharyngien.

Math. Duval, dans ses recherches sur l'origine réelle des nerfs crâniens, rejette absolument tout entrecroisement partiel pour les fibres radiculaires des nerfs moteurs.

Dans les recherches que nous avons faites sur l'origine des nerfs crâniens chez l'embryon de poulet, nous avons constaté manifestement que le faisceau radiculaire du facial d'un côté du tronc cérébral reçoit un certain nombre de fibres nerveuses qui viennent du côté opposé, fig. 306. Malheureusement la réduction était incomplète et nous n'avons pas pu poursuivre ces fibres jusqu'à leur cellule d'origine. Un entrecroisement

inf.

ch.

s. lut band.

pc.

gen. ext.

pr.

pcm.

FiG. 307.

Face antérieure du tronc 'cérébral. Gr. nat.

c mam. : Corps mamilaires.

Infundibulum.

Chiasma des nerfs optiques.

Substance interpédonculaire.

Bandelette optique, Pédoncule cérébral Corps genouillé externe.

Protubérance annulaire.

Pédoncule cérébelleux moyen.

lob.

s. cire, o.

py-

III à XII.

Lobule du pneumo-gastrique.

Sillon circonférenciel.

Olive.

Pyramides antérieures.

Racine antérieure du premier nerf cervical.

Origine des dix dernières paires de nerfg crâniens.

partiel des fibres radiculaires semble donc exister chez le poulet. Nous ignorons s'il en est de même chez l'homme.

Origine apparente. Le nerf facial a son origine apparente dans le sillon horizontal qui sépare la protubérance annulaire de la moelle allongée, au-dessus des fibres radiculaires du nerf glosso-pharyngien et au-devant de l'origine apparente du nerf acoustique, fig. 307, VII.

Trajet périphérique. A partir de son origine apparente, le nerf facial se dirige obliquement en avant et en dehors vers l'orifice interne du con- -duit auditif interne. Il parcourt ce conduit avec le nerf acoustique étant placé dans une gouttière que présente la face supérieure de ce dernier nerf.

Fig 308.

Schéma montrant les anastomoses qui se font entre le nerf trijumeau, le nerf facial et le nerf glosso-pharyngien.

Arrivé au fond du conduit auditif interne, il se sépare du nerf acoustique et pénètre dans le canal de Fallope qui lui est destiné. Avec ce canal, il se dirige d'abord horizontalement en avant et en dehors; après un court trajet, |. il se coude brusquement en arrière, fig. 308, étant situé dans cette partie du canal de Fallope qui surplombe quelque peu la partie supérieure de k; paroi interne de la caisse du tympan. Arrivé à la limite postérieure de cette caisse, il se coude une seconde

fois sur lui-même et prend une direction verticale pour sortir bientôt par l'orifice inférieur du canal de Fallope ou trou stylo-mastoïdien. A sa sortie du canal, le facial se dirige en bas et en avant vers le bord postérieur du muscle masséter en traversant d'arrière en avant l'épaisseur de la glande parotide. Pendant ce trajet, il est situé en dehors du ventre postérieur du muscle digastrique, en dehors aussi de la carotide externe et de la veine temporo-maxillaire. C'est dans l'épaisseur de la parotide qu'il se divise en deux branches terminales : une branche temporo-faciale et une branche cervico-faciale.

Branches collatérales. Pendant ce trajet assez complexe, le nerf facial fournit un grand nombre de branches collatérales.

A l'endroit où le canal de Fallope se recourbe pour la première fois horizontalement en arrière, le nerf facial présente un épaississement triangulaire connu sous le nom de ganglion géniculé ou genouilU. Nous reviendrons plus tard sur la structure et sur la signification de ce ganglion. A ce niveau, le nerf facial émet deux branches collatérales : le ntrf grand pétreux superficiel et le nerf petit pétreux superficiel.

FiG. 309.

nerf facial et la branche moyenne ou nerf maxillaire supérieur du nerf trijumeau (d'après Hirschfeld).

1° Le nerf grand pétreux superficiel parcourt d'abord V hiatus de Fallope qui l'amène dans une gouttière que présente la face antérieure du rocher.

Pendant ce trajet, il s'est réuni au nerf grand pétreux profond, branche du rameau de Jacobson appartenant au glosso-pharyngien. Cette gouttière conduit le nerf grand pétreux superficiel jusqu'au trou déchiré antérieur. Là, il sort de la boîte crânienne et se réunit à un rameau du sympathique provenant du plexus carotidien pour former le nerf vidien. Celui-ci parcourt le canal vidien percé dans la base de l'apophyse ptérygoïde du spénoïde et arrive ainsi dans la fosse ptérygo-palatine, où il se jette dans le ganglion sphéno-palatin du nerf maxillaire supérieur, fig. 309. On admet généralement que les fibres motrices, amenées du facial au ganglion sphéno-palatin par le nerf grand pétreux superficiel, se rendent par les nerfs palatins dans les muscles péristaphylin interne et palatostaphylin du voile du palais. Nous avons vu cependant que, d'après les recherches expérimentales de Rethi, ces muscles seraient innervés par des fibres du nerf pneumo-gastrique.

2° Le nerf petit pétreux superficiel provient également du facial au niveau du ganglion géniculé, il s'anastomose avec le nerf petit pétreux profond, branche du rameau de Jacobson, traverse un petit canal creusé dans la paroi antérieure du rocher et arrive ainsi dans la boîte crânienne. Il se dirige en avant parallèlement au nerf grand pétreux superficiel et sort du crâne par un petit orifice situé en dedans du trou ovale. Arrivé ainsi à la face externe de la base du crâne, il se jette dans le ganglion otique qui dépend du nerf maxillaire inférieur, branche inférieure du trijumeau. Ce nerf amène au ganglion otique des fibres motrices du facial et des fibres sensitives du glosso-pharyngien dont on

ignore la destinée.

30 Le nerf du muscle de l'étrier. Il provient du facial pendant son trajet dans la partie verticale descendante du canal de Fallope, pénèti-e en avant dans la saillie osseuse appelée pyramide et s'y termine dans

le muscle de l'étrier.

40 La chorde du tympan provient du facial un peu au-dessus du trou stylo-mastoïdien. Ce nerf se dirige directement en haut et en avant, de façon à former avec le facial un angle aigu ouvert en haut et parcourt un petit canal osseux qui vient s'ouvrir dans la caisse du t3^mpan près du bord postérieur et inférieur de la membrane du tympan. Dans la caisse du tympan, ce nerf décrit une courbe à convexité supérieure et à direction antéro-postérieure. Pendant ce trajet, il passe entre le manche du marteau et la grande apophyse de l'enclume, fig. 310, et sort de la caisse par un petit canal situé à l'extrémité interne de la fente de

Glaser ou fissure pétrc-tympanique. Arrivée ainsi à la base du crâne, la chorde du tj'mpan se dirige en bas et en avant pour s'unir au nerf lingual. Unie au nerf lingual, la chorde du tympan fournit des

FiG 310.

branches au ganglion sous maxillaire, puis se termine avec les fibres du nerf lingual dans la muqueuse qui recouvre les deux tiers antérieurs du dos de la langue.

On admet généralement que la chorde du tympan renferme :

1° des fihves sécrétoires destinées à la glande sous-maxillaire et à la glande sublinguale, provenant directement du nerf facial lui-même et allant constituer la racine motrice du ganglion sous-maxillaire;

2° des fibres gusiatives dont l'origine est très contestée.

Ce qui est certain, c'est qu'après la section de la chorde du tympan dans l'oreille moyenne les impressions gustatives ne sont plus perçues dans les deux tiers antérieurs du dos de la langue. La chorde du tympan renferme donc des fibres gustatives.

D'après quelques auteurs, ces fibres gustatives proviennent du nerf trijumeau par la branche maxillaire supérieure. Nous avons vu, en effet,

3 go

que le facial est uni au trijumeau par le nerf grand pétreux superficiel qui se rend du ganglion géniculé dans le ganglion sphéno-palatin. Cette branche anastomotique renferme des fibres motrices provenant du facial. Elle renfermerait aussi des fibres sensitives provenant du trijumeau ; celles-ci s'accoleraient au facial jusque près du trou stylo-mastoïdien, puis quitteraient le facial pour parcourir la chorde du tympan et se terminer dans la muqueuse de la langue, fig. 311. Cette hypothèse est généralement abandonnée aujourd'hui, des recherches expérimentales faites sur le chien ayant prouvé que l'extirpation du ganglion sphéno-palatin n'amène pas la perte de la sensibilité gustative dans" la muqueuse de la partie antérieure de la langue.

n pcdaitii.

mrveruuJit Lt^ nii-iàcla

FiG. 311.

Schéma indiquant le chemin que suivraient les fibres gustatives pour aller du trijumeau dans la chorde du tympan. La ligne pointillée indique le trajet des fibres gustatives venant du trijumeau et es lignes pleines montrent le trajet des fibres motrices venues du facial.

D'autres auteurs admettent que les fibres gustatives de la chorde du tympan lui viennent du nerf glosso-pharyngien. Pour arriver dans la chorde du tympan, ces fibres peuvent prendre deux voies différentes : ou bien elles suivraient le nerf petit pétreux profond qui s'unit au nerf petit pétreux superficiel, arriveraient ainsi au ganglion otique; pour passer dans la chorde du tympan puisque celle-ci s'anastomose avec

3gx

le ganglion otique ; ou bien les fibres gustatives du nerf glosso-pharyn. gien iraient du nerf petit pétreux profond dans le nerf petit pétreux superficiel et par là au ganglion géniculé du facial. Ces fibres du glosso-pharyngien quitteraient le facial au niveau de l'origine de la chorde du tympan .

L'opinion la plus probable, c'est que les fibres gustatives de la chorde du tympan proviennent directement du tronc cérébral lui-même par le nerf intermédiaire de Wrisberg, dont nous parlerons plus loin. 5° Un rameau anastomotique avec le nerf auriculaire du vague. Après sa sortie du canal de Fallope, le nerf facial fournit les branches collatérales suivantes :

1° Le rameau auriculaire postérieur ou profond. Il se sépare du facial au niveau du trou stylo-mastoïdien et se dirige en arrière entre l'apophyse mastoïde et le conduit auditif externe. Ce nerf arrive sur la face externe de l'apophyse mastoïde, s'anastomose avec le nerf auriculaire principal du plexus cervical et se divise en deux branches terminales qui se rendent dans le muscle auriculaire supérieur, le muscle auriculaire postérieur et le muscle occipital.

2° Un rameau anastomotique avec le nerf glosso-pharyngien. 3° Le rameau du stylo-hyoïdien et du digastrique destiné à innerver le muscle stylo-hyoïdien et le ventre postérieur du muscle digastrique.

4° Le rameau du stylo-glosse. Il croise le muscle stylo-pharyngien, s'anastomose avec le nerf glosso-pharyngien et se termine dans le musclé stylo-glosse.

Branches terminales. Dans l'épaisseur de la glande parotidienne, le nerf facial se divise en une branche supérieure appelée temporo-faciale et une branche inférieure ou cervico-faciale. Arrivées sur la face externe du muscle masséter, ces deux branches s'anastomosent fréquemment entre elles et forment un plexus d'où partent en divergeant toutes les branches terminales pour se rendre dans les muscles superficiels de la face, depuis le muscle frontal jusque dans la partie supérieure du muscle peaucier du cou, FiG. 312.

La hanche temporo-faciale est la plus volumineuse. Elle se dirige en haut et en avant vers le col du condyle du maxillaire inférieur. Là elle reçoit plusieurs filets anastomotiques du nerf auriculo-temporal et se divise en plusieurs rameaux qui se divisent et se subdivisent à leur tour et se rendent dans tous les muscles de la face, depuis le front jusqu'à la lèvre supérieure.

On divise ces filets terminaux d'après les régions auxquelles ils se rendent en :

1° rameaux temporaux et frontaux innervant le muscle auriculaire antérieur, le muscle frontal et le muscle sourciller ;

FiG. 312

Branches cutanées du plexus cervical. Gr. nat. 1/2.

2° rameaux orUtaires ou palpébraux destinés au muscle orbiculaire des paupières ;

30 rameaux sous-orbitaires ou nasaux donnant des fibres motrices au muscle] zygomatique, à l'élévateur de la commissure, au muscle carré de] la ; lèvre supérieure et au muscle transverse du nez ; enfin

40 rameaux buccaux supérieurs se terminant dans le muscle buccinateur et la partie supérieure du muscle orbiculaire des lèvres.

La branche cervico-faciale descend, dans l'épaisseur de la parotide, vers l'angle du maxillaire inférieur où elle se divise en branches terminales :

a) les rameaux buccaux inférieurs destines au muscle buccinateur et à la moitié inférieure du muscle orbiculaire des lèvres;

b) les rameaux mentomiers longeant le bord inférieur du maxillaire pour se terminer dans les muscles de la lèvre inférieure et du menton;

c) les rameaux cervicaux qui descendent dans la région sus-hyoïdienne, s'anastomosent avec les branches terminales du nerf cutané du cou et innervent par leurs filets terminaux le muscle peaucier.

Toutes ces branches terminales du nerf facial s'anastomosent fréquemment avec les branches terminales voisines du nerf trijumeau, de telle sorte qu'un grand nombre des filets du facial deviennent, dans leur trajet périphérique, des nerfs mixtes donnant des fibres aux muscles et des fibres à la peau.

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