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2° Le nerf nasal interne ou nerf ethnioïdal traverse le conduit orbitaire interne et antérieur et arrive ainsi dans la boîte crânienne, sur la face supérieure de la lame criblée de l'ethmoïde. Il traverse alors la fente ethmoïdale et pénètre dans les fosses nasales, où il se divise en un filet interne et un filet externe. Le filet interne se termine dans la muqueuse de la cloison des fosses nasales. Le filet externe donne quelques raniuscules à la muqueuse de la paroi externe des fosses nasales, descend sur la face postérieure de l'os propre du nez, passe entre cet os et le cartilage de l'aile du nez pour se terminer dans la peau du lobule du nez sous le nom de nerf naso-lobaire.
Le ganglion ophthalmique ou ganglion ciliaire
Sur la face externe du nerf optique, au fond de la cavité orbitaire, dans le voisinage immédiat du trou optique, on trouve un petit renflement grisâtre connu, sous le nom de ganglion ophthalmique ou ganglion ciliaire. A ce ganglion aboutissent en arrière trois filets nerveux : ce
FiG. 327.
sont les branches afférentes ou les racines du ganglion. De ce même ganglion partent en avant un grand nombre de filets nerveux très grêles : ce sont les branches efférentes connues sous le nom de nerfs ciliaires, fig. 327.
Les branches afférentes ou les racines du ganglion ciliaire comprennent :
a) Une racine motrice ou courte racine reliant le ganglion à la branche inférieure du nerf oculo-moteur commun;
b) Une racine sensitive ou longue racine unissant le ganglion à la branche nasale du nerf ophthalmique de Willis ; et
c) Une racine sympathique ou racine intermédiaire amenant au ganglion ciliaire des filets sympathiques provenant du plexus qui entoure la carotide interne dans le sinus caverneux.
Les branches efférentes du ganglion ciliaire constituent les nerfs ciliaires courts. Ils sont au nombre de cinq ou six au moment où ils partent du ganglion ciliaire ; ils se dirigent horizontalement en avant, se divisent . - et se subdivisent et, mélangés avec les nerfs ciliaires longs provenant de la branche nasale de l'ophthalmique de Willis, ils gagnent la face postérieure du globe oculaire enveloppant de toutes parts le nerf optique. Ils traversent alors la sclérotique, courent entre celle-ci et la choroïde, abandonnent des filets destinés aux différentes couches du globe oculaire et peuvent être poursuivis jusqu'au niveau du corps ciliaire où ils se divisent en branches terminales : les unes, sensibles, se portent dans toutes les parties voisines du globe oculaire et principalement dans lepithélium antérieur de la cornée; d'autres, motrices, vont innerver lès muscles intrinsèques de l'œil : le muscle ciliaire ou tenseur de la choroïde et le muscle constricteur de l'iris; d'autres encore, de nature sympathique, vont former les plexus nerveux des vaisseaux.
La signification morphologique du ganglion ciliaire est encore inconnue. Quelques auteurs, comme Retzius, le considèrent comme un ganghon sympathique, d'autres lui attribuent la valeur d'un ganglion spinal et le rattachent au nerf de la troisième paire (Schwalbe, Anto- NELLi, etc.). Krause partage une opinion mixte. D'après lui, le ganglion ophthalmique est double; il serait formé de deux ganglions fusionnés, dont l'un appartient au sympathique et l'autre représente un ganglion spinal.
Ce qui nous paraît le plus probable, c'est que le ganglion cihaire n'appartient pas au système nerveux sympathique, mais représente un ganglion : spinal. Nous avions cru pouvoir trancher la question en recherchant, au moyen de la méthode de Golgi, la forme des cellules nerveuses •qui constituent ce ganglion. Il est, en effet, de la plus grande facilité ( de distinguer un ganglion spinal d'un ganglion sympathique : le premier ■est formé de cellules nerveuses unipolaires ou bipolaires, tandis que ttous les ganglions sympathiques sont constitués de cellules nerveuses
multipolaires. Malheureusement, dans nos recherches faites sur des chats et des chiens nouveau-nés, nous n'avons pas obtenu de réduction des cellules du ganglion ciliaire. Ce résultat négatif a pourtant quelque valeur. Il nous porte à penser que le ganglion ciliaire est un ganglion spinal, parce que les cellules des ganglions cérébro-spinaux se réduisent beaucoup plus difficilement par le chromate d'argent que les cellules nerveuses des ganglions du sympathique.
Si les recherches ultérieures confirment la nature cérébro-spinale du ganglion ciliaire, celui-ci ne peut appartenir au nerf oculo-moteur commun comme le pense Schwalbe, puisque ce nerf est formé exclusivement de fibres motrices. Un ganglion cérébro-spinal représente, en effet, le noyau d'origine d'un nerf sensible. Nous devons le rattacher alors au nerf de la cinquième paire et le considérer peut-être comme une partie détachée du ganglion de Gasser.