QUARANTE-CINQUIÈME LEÇON
Messieurs,
Nous allons commencer aujourd'hui l'étude d'un nouveau groupe de nerfs qui occupent tous une large part dans la vie pathologique comme dans la vie physiologique, c'est celui des nerfs crâniens. Us ne sauraient, comme les nerfs rachidiens, être englobés dans une même description générale. Chacun d'eux mérite une histoire tout à fait spéciale. Nous les envisagerons donc d'une manière séparée, en suivant la classification de Sœmmering, et nous présenterons, à leur occasion, une série de schémas physiologiques ayant pour but de faire saisir d'un seul coup d'œil les liens intimes qui rattachent les phénomènes fonctionnels aux faits anatomiques.
Nerf olfactif.
Considérations anatomiques. — Vous vous rappelez que la première paire naît de la partie inférieure et interne du lobe frontal par trois racines, dont une grise et deux blanches. En convergeant l'une vers l'autre, ces trois racines arrivent à constituer un seul tronc qui se porte en avant. Arrivé sur le côté de l'apophyse crista gain, il se renfle pour former ce qu'on appelle le bulbe olfactif. Ce renflement donne naissance par sa face inférieure à 15 ou 18 branches terminales qui traversent les trous de la lame criblée de l'ethmoïde et se répandent dans la moitié supérieure de la piluitaire. Elles ne dépassent pas le bqrd libre du cornet moyen. Elles ne vont ni dans les méats, ni dans les sinus. Elles se disposent en deux plans, dont l'un est destiné à la cloison et l'autre à la paroi externe de la fosse nasale. Ce nerf n'est réellement un cordon nerveux que