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Proportion d’eau d’arrosage

Ces sept problèmes furent les plus difficiles et aussi les plus longs à étudier. Les expériences furent faites sur de petits carrés de gazon, chacun ne différant du voisin que sur un point : on ne faisait varier qu’un seul facteur pendant que les autres étaient maintenus constants, ce fut là évidemment la partie la plus délicate de l’étude expérimentale.

Pour connaître la meilleure qualité des parcelles de gazon, après les avoir laissées atteindre leur état de perfection, on les soumettait aux conditions atmosphériques les plus dures : température très élevée jointe à une humidité ou une sècheresse extrêmes, arrosées exagérément ou placées sous verre en plein soleil.

On mesurait ensuite pour chaque parcelle la proportion de gazon resté vert.

Chaque parcelle avait sa fiche où étaient notés tous renseignements utiles : détails de la plantation, date de germination, époques d’arrosage, etc.

Taylor fut amené à choisir dès le début de ses expériences une seule sorte d'herbe ; par des expériences précé-

dentes, il savait que les deux meilleures herbes étaient la

Fétuque rouge, qui résiste facilement aux climats froids du Nord des Etats-Unis, et l’Agrostis traçant, qui convient aux climats tempérés, plutôt chauds du Sud des Etats- Unis.

Taylor donne ensuite la composition du terrain artificiel. Il comprend trois couches ayant chacune ses qualités propres.

La couche de germination doit assurer le prompt développement des graines. A cet effet, elles sont mêlées avec 2.500 fois leur poids d’une terre composée de tourbe et de

poudre d’os, daps le rapport de 12 volumes à 1.

La deuxième couche, dite de couverture, doit répondre à

des rôles multiples au nombre de six.

1° Permettre le développement rapide des jeunes l'ACINES ;

2° Fournir la nourriture nécessaire au développement de la plante ;

3° Donner une surface constamment élastique, malgré

les changements atmosphériques, etc.

Elle se suhdivise en deux couches : une formée de tourbe hachée, de calcaire broyé, de la poudre d’os ; l’autre formée d’un même mélange, auquel on ajoute du fumier de vache et des os en fragments.

La troisième couche doit être poreuse, pour donner passage aux racines, leur permettre de respirer, et enfin

pour retenir l’eau : peu de sols naturels renferment des

pores ayant les dimensions convenables. Taylor les constitua de toutes pièces. Gette couche se subdivise en deux parties, dont la composition est rigoureusement déterminée de façon à posséder les qualités exigées.

Elles reposent sur une assise de pierres cassées servant au drainage de l’eau.

Chaque couche doit avoir une certaine épaisseur ét doit être composée d'éléments rigoureusement proportionnés et mélangés.

Tout est déterminé scientifiquement, jusqu’à l’inclinai-

son de chaque couche et sa mise en place.

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