‹ Le Système TaylorChapitre 6 sur 30 · CC · texte numérisé non relu

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C'est cette partie des recherches et du travail mathématique ayant pour résultat la création des règles à calcul, qui est considérée par Taylor comme ayant de beaucoup la plus grande valeur et offrant le plus de difficultés. Ce travail consistait en une patiente investigation, en la recherche d’une expression mathématique de l’exacte influence sur la vitesse de coupe de tous les éléments énumérés.

Mais, en revanche, le gain obtenu, grâce à ces règles à calcul, est de beaucoup supérieur à celui dû à tous autres perfectionnements. Elles ont permis de doubler le rendement d’une machine conduite, par exemple, pendant dix ans, par un excellent mécanicien ayant une connaissance, une expérience exceptionnelles et mettant à profit un maximum d'intelligence.

Le travail mathématique a été de beaucoup la partie la plus difficile et la plus décevante de la tâche de Taylor. I fallait d’abord trouver des formules simples, exprimant avec une précision très approchée l’eflet de chacune des nombreuses variables du problème sur la vitesse de coupe ; en second lieu, il fallait trouver une méthode rapide, pour utiliser ces formules à la résolution des problèmes journaliers de l’atelier de mécanique.

Bien des fois, pendant vingt-six ans qu’ont duré les recherches, Taylor s’est senti dérouté, mais sa grande énergie le poussait plus avant, jusqu’à la joie inoubliable

de la solution trouvée.

Pendant les expériences sur la taille des métaux à la Midvale Steel C°, de 1880 à 1883, Taylor eut tant d’ennuis pour maintenir la tension des courroies qu’il entreprit une étude sur les courroies de transmission.

Des difficultés subies, il conclut immédiatement :

1° Que les règles de transmission par courroies, employées couramment, conduisaient à adopter des courroies beaucoup trop légères pour être économiques ;

2° Que le vrai moyen d’entretenir les courroies était de tendre chaque courroie d’un atelier, à des intervalles réguliers, au moyen d’agrafes spéciales, de telle façon que la tension de la courroie soit exactement mesurée chaque fois qu’on la resserrait.

En 1884, Taylor dirigea l’installation d’un nouvel atelier de constructions mécaniques pour la Midvale Steel C”, ce qui lui permit de poursuivre son investigation expérimentale sur les courroies, étude qui se poursuivit neuf ans.

En fin d’étude, les éléments qui affectent principalement la durée et la marche satisfaisante des courroies sont au nombre de reuf :

1° Matière première des courroies et leur mode de fabrication ;

2° Mode de fixation et de tension des courroies sur les poulies ;

3° Le soin et Ja régularité avec lesquels elles sont grais-

sées et tenues propres et nettes de toute huile de machine ;

ro

4° Le genre général de service que les courroies sont appelées à faire ;

5° Si les courroies marchent horizontalement ou verticalement ;

6° La longueur relative des courroies :

7° Leur vitesse relative ;

S’ La tension sous laquelle elles sont posées ;

9° La charge moyenne totale à laquelle elies sont soumises pendant le travail.

Comme pour la taille des métaux, suit l’étude de l’influence de chaque facteur sur la durée et la marche des courroies, en vue de déterminer la charge totale moyenne maximum par unité de largeur de courroies, compatible avec un fonctionnement économique.

Taylor n’a pu arriver à résoudre ce problème avec une certitude absolue. Les conclusions auxquelles il est finalement arrivé dépendent de tant de conditions que, bien qu’elles paraissent très proches de la vérité, il ne les à pas données comme définitives.

Ainsi, qu’il s’agisse de la taille des métaux ou des courroies, la méthode suivie est toujours la même : elle est

empruntée à la science elle-même.

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