Ç &) Mo t'ien ling ^Montagne qui touche le ciel
81. |^|| ^ JH P'o k'o y ai „ Escarpement des cailles." — Nous revenons maintenant à l'arc de triomphe chouei lie?i tong (n° 76) et nous reprenons le chemin de la descente; après avoir traversé le pont tchoît eliouei lieou ^ jk ^ ^ d'où on a une belle vue sur le lit tourmenté du torrent, nous passons devant un petit sanctuaire appelé
1) La carte chinoise écrit «S ^f-\ ulcV khtg chc yu^ ce qui est en effet la dénomination actuelle. Mais il est évident que le nom de chc king yu, en usage sous les So/igy est plus correct (cf. A, XI, 22 r°)-
82. ^ 1ÉJ Jj|| San kouan miao „Temple des trois fonctionnaires" ; on désigne sous ce nom de „trois fonctionnaires" la trinité formée par les divinités du ciel, de la terre et de l'eau1). — Autrefois, ce sanctuaire portait le nom de J^ jjjf^ JêH j'en tsou miao „Temple du premier des hommes" et était consacré à Ts'in che houang ti; nous lisons en effet dans Sseu-ma Tsien (trad. fr., t. II, p. 184) que, en 211 av. J.-C, une prédiction annonça la mort prochaine de ce souverain en le désignant par l'expression
SB. fîf[ tsou l°n£ »le dragon-ancêtre"; ce terme s'appliquait à Ts'in che houang ti, puisque le dragon symbolise l'empereur et que le mot jjf^ peut signifier le premier ou le chef des
hommes J\^ ^ -^q fy . Ce temple fut désaffecté par suite de la haine que les lettrés ont vouée à Ts'in che houang ti et c'est pourquoi il est maintenant consacré aux trois fonctionnaires du ciel, de la terre et de l'eau. — Ce bâtiment se trouve au pied de la roche appelée
83. ^Ë£ jjp| Épi Yun feou pou „Mont du sommet des nuages". — Nous arrivons maintenant au
**4* ?lf ^& 1H Kao lao Viao „Pont du taoïste Kao". — D'après la tradition, le chemin aurait été ici frayé par un adepte des doctrines de Houang ti et de Lao tseu nommé Kao ; ce pont fut d'ailleurs réparé en 1560 par un fonctionnaire nommé Kao Tsie (D, 16 v°).
^5* 4* "S tïf Teou mou kong ou £V* 1$fc ^* Teou lao kong, „ Temple de la déesse de la Grande ourse." — Cette divinité est représentée sous la forme d'une femme dont la tête est surmontée d'une double couronne de têtes plus petites et dont les bras sont au nombre de vingt-quatre de chaque côté du corps ; elle est accompagnée d'un cortège de quarante
1) Voyez, pins loin, la note à la fin du n° 110.
divinités qui paraissent être des divinités stellaires. Dan. une autre salle, on trouvera un Bouddha à l'intérieur d'une grotte et, par devant, les statues de la Princesse et de ses deux acolytes. Une salle au fond de la cour présente une statue de Maitreya. — Ce temple a été réparé en 1542. Il était habité autrefois par des nonnes taoïstes qui ont été expulsées en 1906.
86. ^ f[]j fiH Wan sien leou „Tour des dix mille immortels". (B, X, i4r°J. — A l'étage supérieur de ce porche sous lequel passe la route, on remarque quelques fresques modernes représentant les trois divinités du bonheur, des hautes dignités et de la longévité, ainsi que les Huit immortels, Lieou Hai avec son crapaud sur la tête, etc. A l'étage central, on vénère la Princesse, déesse du T^ai chan, et ses deux acolytes. Cet édifice a été construit en l'année 1620 (D, 16 v°).
87. ]=£ 'JeJ jj|a San kouan miao „Temple des trois fonctionnaires". Cf. n° 82. — A l'Ouest, un mamelon est le
88- El Wt ^^at lo tchong „ Tombeau de la mule blanche". Lorsque, en 726 p.C, l'empereur Hiuan tsong, de la dynastie rfang, se proposait de monter faire le sacrifice fong sur le *Pai chan, le préfet de \ Yi tcheou lui offrit une mule blanche fort remarquable; l'empereur se fit transporter par elle à la montée et à la descente sans éprouver aucune fatigue ; quand il eut terminé tous les rites et qu'il fut arrivé au bas de la montagne, il mit pied à terre pour se reposer; au bout de quelques instants, un officier vint dire que la mule blanche, sans aucune maladie apparente, était morte soudainement. L'empereur, émerveillé de ce prodige, conféra à la mule blanche le titre posthume de „général" (pai lo tsiang Jciun Q ^ ^ j|[ j ; il ordonna aux fonctionnaires des rites de lui préparer un cercueil et d'entasser des pierres
de manière à former une tombe '). — Il est à remarquer que le Tao li ki de Nie Wen place ailleurs le tombeau de la mule blanche; cf. n° 140.