Fo tien „ Salle du Boudha". Plus connu sous
le nom de Mi-lei yuan ^ 1$J |$££ „Temple de Maitreya". Ce bâtiment' était autrefois destiné à permettre aux dignitaires du cortège impérial de changer de vêtements.
Si nous continuons à descendre nous passons sous „l'arc de triomphe des escaliers du ciel" Tien kie fang ^ K^ tt, suivi presque aussitôt de l'arc de triomphe signalant
1) Cf. A, XIII, p. 25 v°-26 r° et Chan-tong fong tche chap. XXXVI, p. 20 v°.
93- «?L ~y* %£E (?§ j|| K'ong tseu teng lin tcWou „ l'endroit où Confucius monta et arriva". C'est le lieu d'où Confucius trouva petit le pays de Lou, tandis que, parvenu au sommet de la montagne, il trouva petit l'empire tout entier (cf. n° 20); il est à remarquer cependant que, d'après le texte de Mencius (VII, a, 24), ce serait du haut de la colline orientale (et non du haut du T'ai chan) que le pays de Lou aurait paru petit à Confucius.
94. — • ^Ç P^ Yi fien men ^Première porte céleste". Cet arc de triomphe, reconstruit en 17 17 (D, 16 r°), marque le commencement de l'ascension qui a son milieu à Eul fien men (n° 66) et sa fin à Nan fien men (n° 8). — Nous arrivons maintenant dans un hameau tapi au pied de la montagne. A l'Ouest de la route se trouve le
95. |p] *£)* m Kouan ti miao „ Temple de Kouan tï\ On sait que l'empereur Kouan est le nom sous lequel on a divinisé Kouan Yu ffî ^JjJ, mort en 219 p.-C. ; ce personnage est célèbre pour son dévouement au fondateur de la dynastie des Han du pays de Chou et il est devenu le prototype du loyalisme envers le souverain. Les temples de Kouan ti servent habituellement de lieu de réunion aux gens du Chan-si parceque Kouan Yu était originaire de cette province ; cet usage se retrouve ici et ce temple du pied du T'ai chan est un club de gens du Chan-si ( [Jj ^§ ^ f|f Chan-si houei kouan). Au moment où je l'ai visité, on se disposait à y donner une représentation théâtrale; pour que le dieu pût y assister, on avait fait sortir du temple la statue secondaire et on l'avait installée sous la vérandah de manière à ce qu'elle fût à la meilleure place parmi les spectateurs l).
1) Dans la plupart des temples, la divinité est représentée par deux statues; l'une est inamovible et reste toujours dans le sanctuaire; la seconde, qui est comme un reflet de la première et qui est généralement de dimensions plus petites, est celle qu'on promène dans les processions et qu'on fait participer à tous les actes du culte.
Nous nous détournerons maintenant de la route pour considérer les divers édifices qui se trouvent dans la direction de l'Est:
9^- Je? dt Sx Heou fou tien „Temple de la souveraine Terre" (C, VII, 27 v°). Ce temple est aujourd'hui détruit.
97. •4jr 38* ig* Lao kiun fang „ Salle de Lao kiun'' (C, VII, 27 vc). Ce temple de Lao tseu présente trois statues d'hommes assis dans l'attitude de l'enseignement. Je n'ai pu encore déterminer qui sont ces deux acolytes de Lao tseu qui l'accompagnent, de même que Kâcyapa et Ananda sont aux côtés du Bouddha et de même que Yen tseu et Tseng tseu se tiennent auprès de Confucius. Il est probable que l'un d'eux est Yin Hi, le fameux gardien de la passe Han-kou kouan (ou, suivant d'autres, de la passe San kouan), pour qui Lao tseu écrivit le Tao t'a king.
Dans la cour de ce temple, on remarque deux stèles jumelles, de 2 mètres 50 environ de hauteur, réunies sous un même chapiteau ; elles présentent sur leurs deux faces vingt-cinq dédicaces, poésies ou listes de noms dont les dates varient entre l'année 661 et l'année 698. Ce monument est important pour l'histoire de l'écriture et pour celle du Taoïsme à l'époque des T'ang; il est longuement étudié dans le chapitre LUI du Kin che ts'ouei pien et dans le chapitre XII du Tai lan.
Le Lao kiun fang est le seul vestige qui reste du grand ensemble de bâtiments qui, depuis les T^ang jusqu'aux Yuan, constituait le temple médian du T'ai chan par opposition au temple inférieur (n° 218) et au temple supérieur (n° 37).