‹ Le T'ai chanChapitre 20 sur 61 · Pjj *3j* jj|fj Kouan ti miao „ Temple de Kouan tï · texte numérisé non relu

Pjj *3j* jj|fj Kouan ti miao „ Temple de Kouan tï

ISI- Zl $Jj J|§ ^W &»£" «*/Vw „ Temple des deux fils (?)".

I52, § jSEL f&] ^;/ ^w k° " belvédère du patriarche Lu\

lS3- ÉJ Jïrt, ^ ^* 'ww ^iao wP°nt du tigre blanc". Cf. n° 134.

154. |U *r& JH Kouan ti miao „ Temple de Kouan t?\ \SS- H *ïfc H] Kouan ti ko „Belvédère de Kouan t?\

156. ^jî ^ |§§ F/ttg- hiu kouan ,,Temple de la venue au-devant du soleil levant". — Construit en 1703 (C, VII, 24 r°).

157. ||| ^ ^ Jija Zi«g- /'#* heon miao „Temple du marquis Ling-fai" (A, XVI, 19 v°-26 v°; B, X, 34 v°; C, VII, 24 r°-v°). Ling p'ai signifie „cours d'eau surnaturel"; le titre de „ marquis Ling-p'ai", comme nous l'apprend une inscription composée en 1 276 par Wang Tcheng, fut conféré en l'an 1008 par l'empereur Tchen tsong à la rivière Nai ?nf ^pj* ; cette rivière n'est pas le petit cours d'eau qui, sur notre carte, est marqué dans le voisinage immédiat du temple; elle est indiquée plus à l'Ouest. Ce temple est ancien; il fut établi dès l'année 941 pour le culte de la divinité de la rivière Nai qui avait alors le titre de général (Nai ho tsiang kiun jj£ ^pj* jj^. 1B ) î on y voit plusieurs inscriptions dont le texte est reproduit dans le Tai lan (A, XVI, 19 v°-26 v°). — En avant du temple se trouve le

l5%- S. "fif P$J 10 JÉB IVou ho ts'ai chen miao qui est

appelé simplement Wou ko miao dans le T'ai ngan hien tche (C, VII, 25 r°); l'expression wou ko reste mystérieuse pour moi; je ne sais si elle a ou non quelque rapport avec le dieu des richesses désigné par l'expression ts'ai chen.

159. ^ Hîy Kin k'iao „Pont du métal"; ce pont traverse le petit cours d'eau issu de la

160. ^ J^ ^ Kin sing tsiuan „ Source de la planète du métal (Vénus)" ; auprès de cette source est le

161. -^ £|| JH Kin sing miao „ Temple de la planète du métal (Vénus)."

162. 5£ j|| Jjjîjj Yu houang miao „ Temple de l'Empereur de jade".

!^3* § % $ IH Wen chen miao ^Temple du dieu des épidémies". — Si nous revenons maintenant au Pont du métal (n° 159), nous passons auprès d'un petit

164. Sjj *5j* Jj|5 Kouan ti miao „Temple de Kouan tï' ; plus au Nord est le

165. jJl ^ JH Tchen kiun miao „ Temple du sage véritable" (C, VII, 25 r°) qui a été édifié en 1722 par des gens du Kiang-si en l'honneur de Hiu Souen (appellation King-tche) qui vécut de 240 à 374 de notre ère; ce personnage, originaire du Kiang-si, est célèbre par ses talents de magicien; il est considéré comme une des incarnations de l'Empereur de jade. Le temple qui lui est ici consacré sert de club aux gens du Kiang-si [Kiang-si houei kouan). — Si nous traversons la rivière Nai, nous nous trouvons aussitôt en présence d'un grand et beau temple, le

166. iffi fffi §* Ling ying kotig „Temple de l'exaucement surnaturel" ' (B, X, 24 v°-25 r°; C, VII, 25 r°). C'est là le temple inférieur de la princesse [Yuan kiun hia miao jrj jj=jf

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Fig. 27.

Plan de la sous-préfecture de T'ai-ngan. (Extrait du T'ai-ngan hien tche)

~J\ Jjjpj : cf. n° 35 et n° 90); il a été construit en 161 1. Dans le bâtiment principal, on voit une statue colossale de la Princesse des nuages colorés: elle porte la coiffure avec les trois oiseaux aux ailes éployées; devant elle est une statue laquée qui lui sert de reflet; en avant, deux groupes de deux statues debout représentent en double le jeune homme et la jeune fille vierges qui sont les serviteurs de la divinité; de chaque côté de la salle, un Bodhisattva assis sur un lotus est précédé du jeune homme et de la jeune fille debout; toutes ces statues sont en bronze doré et d'excellente facture; celles qui sont debout ont de 2 mètres 70 à 3 mètres de hauteur. Que représentent ces deux Bodhisattvas et pourquoi sont-ils associés ici à la déesse du T^ai chan? Je proposerai pour en rendre compte l'hypothèse suivante : Kou Yen-wou (cité dans A, XVI, 16 r°-v°) raconte que, lorsque le temple de l'Ecrit céleste (n° 177) eut été transformé en temple de la Pi hia yuan kiun> on y éleva, pendant la période wan-li (1573 — 1619), un bâtiment destiné à recevoir la statue de la mère de l'empereur Chen-tsong, l'impératrice Hiao-ting, morte en 1614; on la représenta sous les traits du Bodhisattva des neuf lotus (kieou lien p'ou-sa -j\j •jU^lli'); d'autre part, pendant la période tclC ong-tcheng (1628- 1644), on éleva un autre bâtiment où on plaça la statue de l'impératrice Hiao-chouen, qui donna le jour en 16 10 au futur empereur Tchouang-lie et mourut peu de temps après; on la représenta sous les traits du Bodhisattva supérieur en sagesse (Tche chang p'ou-sa ^ J^ ^^. A mon avis, les deux Bodhisattvass de la salle principale du Ling ying kong figurent précisément ces deux impératrices, et peut-être ces deux statues sont elles celles mêmes dont parle Kou Yen-wou qui auront été transportées du temple de l'Ecrit céleste (n° 177) dans le Ling ying kong.

Dans le bâtiment qui est en arrière de la salle principale

du Ling ying kong, on rend un culte à la déesse du T'ai clian sous le nom de sainte mère (cheng mou JB -fÇ; ) ; celleci est représentée ayant à ses côtés la déesse de la bonne vue et celle qui fait avoir des enfants. Contre le mur de l'Est, une grande statue féminine en bronze est la belle statue de la princesse des nuages colorés que, pendant la période wan-li (1573 — 1619), l'empereur Chen tsong avait établie dans le pavillon Kin k'ine au sommet de la montagne afin de préserver de la cécité, par cette oeuvre pie, sa mère l'impératrice Hiao-ting; nous savons que cette statue fut transportée par la suite au bas de la montagne (cf. p. 71, lignes 25 et suiv.) et c'est elle que nous retrouvons dans le bâtiment postérieur du Ling ying kong (B, X, 34 v°).

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