‹ Le T'ai chanChapitre 36 sur 61 · SKI · texte numérisé non relu

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Prière

de 137

i) Chan tch'ouan tien^ XVI, i v\

2) Le T^ai chan est une divinité à double aspect; en tant que pic élevé, c'est en lui que se trouvent renfermées toutes les énergies latentes d'une région;

en tant que divinité terrestre Ipy jjjff (dans le texte

reproduit ci-dessus, ce caractère est écrit par erreur,

ïïj]j£), il préside aux moissons qui assurent la vie

du peuple.

Prière adressée au T'ai chan lors de V expédition militaire

envoyée contre les chefs barbares du Kouang-si en la

vingt- huitième année hong-wou (ijps) *)■

Autrefois, lorsque la dynastie des Yuan 2) était près de sa fin, des hommes braves et hardis entrèrent tous en campagne; le peuple souffrit des maux de la guerre. En ce temps, moi aussi je m'élançai au galop avec tous ces braves; comme je maintenais la discipline parmi mes soldats et que je protégeais le peuple, l'Empereur d'en haut m'aida secrètement ; les montagnes et les cours d'eau, ayant reçu ses ordres, me prêtèrent leur influence surnaturelle. Partout où j'allais, j'étais sûrement vainqueur. Après plus de cinq années de combats consécutifs, les armes de guerre purent être déposées et le peuple retrouva le repos; la multitude fut heureuse d'une politique qui maintenait en vie les êtres vivants. L'empire jouit d'une paix universelle pendant vingt-huit ans.

Or maintenant, en l'année yi-hai (1395) de la période hong-wou, pendant le quatrième mois, le pou-tcheng-sseu (gouverneur provincial) du Kouang-si annonça que les chefs barbares Tchao Tsong-cheou de Long tcheou, et Houang Che-fie de l'arrondissement de Fong-yi 3), ne se soumettant pas à l'action transformatrice de notre gouvernement, s'étaient révoltés contre l'empire et nuisaient au peuple.

1) Chan tch'ouan tien, XVI, 1 v°-2 r°; C, I, c, 17 v°.

2) La dynastie Mongole qui précéda celle de Ming.

3) Fong-yi jffi* =g| est aujourd'hui la sous-préfecture de ce nom qui dépend de la préfecture de Tchen-ngan et qui se trouve dans le NO de la province de Kouang-si. — Long tcWouan §B I|| doit être lu Long tcheou IJHg JJJ

et est aujourd'hui le district {fing) de ce nom, dans la province de Kouang-si. — D'après le Ming che (chap. III, p. 6 r°), l'expédition fut dirigée par le général Y an g Wcn JÛÊj ~J\T ; elle commença le huitième mois et la pacification fut achevée le onzième mois de la même année.

Les expéditions guerrières sont une chose grave par essence;

quand on les entreprend, on ne peut se dispenser de les annoncer (aux dieux). Voici pourquoi je fais cette annonce : mes soldats vont partir au nombre de cent mille ; chacun d'eux quitte son père et sa mère, sa femme et ses enfants; sur leur chemin, ils auront des alternatives de disette et de rassasiement, de fatigues et de repos ; quand se produiront les brumes malsaines des montagnes et les vapeurs pestilentielles, il y en aura parmi eux qui en souffriront. Telles sont

les difficultés de la marche de l'armée. Lorsque ensuite mes

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soldats auront pénétré dans le territoire qui leur est désigné, les braves gens du peuple en recevront du dommage, car, là où a passé une grande armée, même les ronces et les buissons épineux ne poussent plus; le peuple est terrorisé et ne sait d'ailleurs quelle conduite tenir; il n'est personne qui n'en souffre. Voici maintenant pourquoi je fais cette annonce: je désire que, dans les régions pestilentielles, les buées et les brouillards soient changés en un air pur et frais; que nous mettions à mort les chefs (des rebelles), que le bon peuple puisse vaquer paisiblement à ses occupations, que les soldats de mon armée reviennent promptement et que chacun d'eux retrouve les siens au complet de manière à pouvoir subvenir à l'entretien de son père et de sa mère; telle est la prière que je formule. Cependant, comme je n'ose pas m'adresser inconsidérément à l'Empereur d'en haut, c'est vous, ô dieu, qui voudrez bien prendre cette requête en considération pour la lui transmettre de ma part. Voilà ce que je déclare avec respect.

Prière adressée au T'ai chan lors de V expédition militaire

envoyée contre les populations Miao du Sud-Ouest, la

trentième année hong-wou {1397) ').

Autrefois, à la fin de la dynastie des Yuan, il y eut des luttes guerrières et les êtres vivants qui en souffrirent furent nombreux. Pour moi, je bénéficiai du mandat bienveillant que m'accorda le Ciel souverain; les pics qui président (aux diverses contrées), les mers et les fleuves, les montagnes et les cours d'eau me donnèrent leur appui surnaturel; mes généraux ayant suivi mes ordres, je pus déposer les armes et tranquilliser le peuple. Il y a de cela maintenant trente années.

[) Chan tcWouan tien^ XVI, 2 r°; C, I, c, 18 r°.

Echappé aux ravages des guerres, le peuple commençait à

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Prière de 1397 p.C

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