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vivre dans le calme; mais voici que les généraux que j'avais chargés de tenir garnison dans le Sud-Ouest ont été incapables de faire briller et de répandre ma bonté et mon prestige; ils n'ont su que s'engraisser eux-mêmes en molestant les hommes; ils ont fait ainsi que les diverses peuplades Miao barbares, réduites à la détresse, se sont soulevées et, dans leur fureur, ont attaqué nos garnisons ; par suite, ils ont fait périr le peuple innocent qui était sous la protection de nos troupes. Pour moi, je n'osais pas avoir recours à mes soldats, mais, à cause de ce qui s'était passé, je ne pus pas faire autrement et je donnai le signal à mes généraux pour qu'ils allassent tête de leurs armées. Cependant,
les montagnes et les cours d'eau sont une cause de danger et d'éloignement; dans ces régions, les herbes et les arbres poussent en abondance; il y a là des brouillards, des vapeurs et les émanations d'une végétation luxuriante, et, quand les hommes les avalent et les respirent, plusieurs d'entre eux prennent les fièvres. En outre, dans cette multitude qui va partir, chacun abandonne son grand-père et sa grand'mère, son père et sa mère, sa femme et ses enfants ; ils vont traverser des dangers et de longues distances pour pacifier les barbares de la frontière et rendre le calme à la Chine. J'espère ardemment que vous, ô dieu, transmettrez et ferez parvenir à l'Empereur d'en haut (ma requête), afin qu'il nous donne une brise pure et fraîche qui dissipe les influences pestilentielles; que les soldats triomphent rapidement des barbares et reviennent promptement dans leurs camps; qu'ils puissent donner leurs soins à leurs grands-pères et à leurs grand'mères, à leurs pères et à leurs mères et qu'ils retrouvent toute leur famille au complet. Telle est ma prière. C'est le vingt-sixième jour du neuvième mois de la présente année que mes soldats partiront; je délègue spécialement quelqu'un qui vous offrira des parfums, des pièces de soie, une victime et du vin doux et qui se rendra par avance auprès de vous, ô divinité, pour vous faire avec respect cette déclaration.
Prière adressée au T'ai chan lors de la campagne contre le Ngan-nan, la cinquième année yong-lo (140 y) l).
Dernièrement un brigand révolté du Ngan-nan, nommé Li Ki-li 2), et son descendant Li Ts'ang se sont abandonnés
1) Chan tcWouan tien^ XVI, 2°-v°; C, I, c, 18 v°-i9 r°.
2) Après avoir renversé la dynastie des Tran^ les Le 3|E prirent le nom de Ho IjfcB . Li Ki-li de l'histoire chinoise n'est donc autre que Ho Qui-le de l'histoire annamite.
à leur perversité et ont manifesté leur férocité; à plusieurs
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