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Prière de 1407 p.C.
reprises, ils ont ravagé le territoire de la frontière; ils ont
exercé leurs déprédations dans la région de Sseu-ming fou, Lou tcheou l) et autres lieux. Je leur témoignai de l'indulgence et je ne voulus pas mettre des troupes en campagne pour leur demander compte de leurs crimes; je me bornai à leur envoyer un ambassadeur pour les exhorter et les pousser à me rendre mes territoires; les rebelles Li répondirent d'une manière évasive avec des explications adroites; les territoires qu'ils rendirent n'étaient pour la plupart point ceux qu'ils avaient pris autrefois. Après cette restitution de terres, ils s'emparèrent derechef de Si-p'ing tcheou et envahirent en outre Ning-yuan tcheou 2) ; ils usèrent de contrainte envers les fonctionnaires établis par mes ordres ; ils s'arrogèrent l'administration du peuple ; ils s'emparèrent par la force de ce qu'il possédait; ils tuèrent ou firent esclaves les hommes et les femmes; la population de la frontière souffrit de leurs violences et de leurs cruautés; les gens du Ngan-nan eux aussi subissaient leur méchanceté ; les supplices qu'ils infligeaient et leurs exigences étaient de cent sortes; les vieillards et les enfants n'étaient plus tranquilles ; la région de Tchan tciïeng 3) pendant plusieurs années de suite fut en butte à leurs exactions. A diverses reprises, j'envoyai des messagers pour leur faire des représentations, car j'espérais qu'ils modifieraient leur conduite mauvaise ; mais ces brigands ne faisaient qu'aggraver de jour en jour leur perversité invétérée et ils n'avaient aucune intention de se réformer. Pour moi, qui suis le maître du monde, comment aurais-je pu, en voyant la détresse du
*) Jt&i *l)j H& ' auJourd'hui, préfecture secondaire de Sseu HJ (préf. de T^ai-p^ing ~iC ^K» , prov. de Kouang-si). — Lou tcheou ttfc >MJ était dans; le voisinage de l'actuel Sseu-ling Bp |0è qui dépend aussi de la préfecture
de T^ai-pHtig. — Ces deux localités sont voisines de la frontière du Tonkin.
2) Ces deux localités étaient toutes deux sur le territoire de ^a préfecture de T^ai-p^ing^ dans la province de Koiiang-si.
3) Le Tchampâ contre lequel Ho Qui-le avait fait une expédition en 1403.
peuple, ne pas le secourir? j'ordonnai donc à mes généraux de faire sortir leurs troupes, de publier les crimes de ces brigands et de leur infliger un châtiment; mon intention était de consoler le peuple; comment aurais-je osé avoir recours à mes soldats, sinon parce qu'en vérité je ne pouvais faire autrement? Grâce à l'appui bienveillant du Ciel suprême et de la Terre souveraine, grâce à l'aide surnaturelle des pics dominateurs, des mers et des fleuves, mes généraux et mes soldats exaltèrent leur résolution et tinrent marché de bravoure ') ; ils balayèrent entièrement cette funeste faction et rendirent le calme aux gens de bien. Je songe cependant que mes officiers et mes soldats sont exposés à toutes les intempéries au dehors; ils ont quitté leurs pères et leurs mères, leurs femmes et leurs enfants; les montagnes et les fleuves leur font de dangereux obstacles ; une longue route les éloigne de nous; en ce moment, la température est ardente ; je crains que les émanations pestilentielles ne se multiplient et ne deviennent brûlantes, que la santé de mes troupes n'en soit altérée et qu'elles ne tombent facilement malades. Cette préoccupation me poursuit jour et nuit; je ne dors ni ne mange tranquille. J'espère vivement que vous, ô dieu, vous prendrez en considération ma sincérité et que vous informerez de cela l'Empereur d'en haut pour qu'il me témoigne sa grande bienveillance, qu'il supprime secrètement les émanations pestilentielles et fasse descendre un air pur et frais, en sorte que mes officiers et mes soldats soient tranquilles et né contractent aucune sorte de maladie. J'envoie un délégué spécial pour vous apporter des parfums, des pièces de soie, une victime et du vin doux et pour se rendre par avance auprès de vous, ô divinité, afin de vous offrir un sacrifice et de vous adresser cette déclaration.
1) Nous disons de même en français : „ils eurent de la bravoure à revendre".
Texte prononcé lors du sacrifice de saison au T'ai chan la dixième année siuan-t'à (1435) ')•
J'ai hérité de la haute dignité occupée par mes aïeux et je gouverne tout le peuple. Jour et nuit je suis très attentif, car j'ai la préoccupation d'assurer le bien-être de mon peuple. J'adresse en haut ma prière à votre divinité pour que vous augmentiez secrètement l'aide que vous m'accordez ; faites en sorte que la pluie et le beau temps viennent à leur époque, que les calamités ne se produisent pas, que les cent sortes de céréales puissent ainsi venir à maturité, que le peuple jouisse du calme et de la sécurité, que le gouvernement soit pur et majestueux, qu'éternellement nous ayons l'appui de la protection divine. Vous offrant avec respect des parfums et des pièces de soie, je vous exprime mes sentiments de parfaite sincérité; veuillez, ô dieu, prendre cela en considération et en être touché.
Texte prononcé lors du sacrifice au T'ai chan
la première année tcheng-t' ong (14.36), à
l'occasion de l'accession au trône (de
l'empereur Ying-tsong) 2).
Supérieur à tout est ce territoire oriental; le pic du T'ai en est ce qu'il y a de plus sublime. Si le peuple et tous les
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1) Chan tch'ouan tien^ XVI, 2 v°.
2) Chan tch'ouan ticn^ XVI, 3 r°.
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Prière
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êtres sont bien, réglés et calmes, c'est parceque son action se fait sentir d'une manière abondante. Pour moi j'ai reçu par hérédité l'autorité suprême; avec respect, je m'acquitte du devoir de vous le déclarer en vous offrant un sacrifice; veuillez, ô dieu, jouir (du sacrifice) et être touché (de la prière), et protégez éternellement ma dynastie et mon royaume.
Texte prononcé lors du sacrifice de
saison au T 'ai chan, la troisième
année tcheng-f ong (1438) ').
Avec soin je gouverne le peuple qui m'est soumis; constamment je songe à le protéger et à le réconforter. Voici précisément l'époque où les cent sortes de céréales poussent et se développent. Je souhaite ardemment que votre lumineuse divinité maintienne la prospérité et répande ses bénédictions; qu'il n'y ait ni calamités ni désastres ; que la pluie et le beau temps viennent chacun à son époque; faites la moisson D ., - , abondante pour nourrir la mul-
rnere de 1436 r
p.C. titude du peuple.