‹ Le T'ai chanChapitre 39 sur 61 · JE · texte numérisé non relu

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Prière de

1) Chan tcICouan ticn^ XVI, 3 r°.

Texte prononcé lors du sacrifice adressé au T'ai chan pour demander la pluie, la neuvième année

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tcheng-fong {1444) *).

J'ai été délégué par le Ciel pour veiller au bien-être du peuple. J'ai honte de mon insuffisance en vertu qui a causé maintenant une sécheresse prolongée en sorte que le fléau atteint tous les êtres vivants; jour et nuit je fais mon examen de conscience, et, au plus profond de mon cœur, je suis extrêmement affligé. O dieu, vous présidez à ce pic de toute une région; votre compassion et votre affliction doivent être vraiment semblables aux miennes; veiller à ce que la pluie vienne au laboureur en temps utile, c'est la tâche secrète dont vous avez la responsabilité. C'est spécialement f& à cause de cela que je vous adresse cette prière avec l'espérance qu'elle vous touchera et parviendra jusqu'à vous. Si vous répandez largement des pluies opportunes grâce auxquelles on rassemblera d'abondantes moissons, ce ne sera point à cause de ma bonté ; ce sera alors un effet de votre protection divine.

Prière a l'occasion du sacrifice fait au T'ai

chan en la troisième année king-fai (1452),

lorsque le Fleuve avait rompu ses digues 2).

Présentement, le cours du Fleuve a débordé. Dans toute la région qui s'étend au Sud à partir de Tsi-ning 3) et jusqu'au

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1) Chan tch'ouan tien^ XVI, 3 r°.

2) Chan tciïouan tien^ XVI, 3 r°.

3) Tsi-ning tchcou, dans la province de Chan-tong.

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Prière de 1444 p.C.

Nord de la rivière Houai, les habitations du peuple

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Prière de 1452 p.C.

et les champs cultivés ont tous été submergés; en tous lieux, on n'a pu suffire à sauver les gens de la mort. Pour moi, véritablement, j'en suis affligé dans mon cœur. Or, j'exerce mon gouvernement pour être bienfaisant envers le peuple ; vous, ô dieu, vous faites sortir les eaux pour être utile aux êtres; dans l'un et l'autre cas, nous suivons les ordres qui nous ont été donnés par l'Empereur d'en haut. Maintenant cependant les eaux ont débordé dans la région des rivières Houai et Sseu ; cette calamité atteint aussi bien le gouvernement que les particuliers. A qui en incombe la responsabilité ? assurément c'est un effet de mon manque de vertu; mais vous, ô dieu, comment pourriez-vous être seul à être disculpé? Vous devez faire en sorte que, quand les eaux sortent, on en retire du profit; que ce soit un avantage et non un tourment pour le peuple; alors vous et moi nous serons acquittés de nos devoirs respectifs ; envers le Ciel, nous n'aurons aucun tort; envers le peuple nous

n'aurons à rougir de rien. J'espère tout spécialement vous avoir

touché afin que soit apaisée mon extrême inquiétude. Voilà ce que je vous annonce avec respect. *^

Texte d'une déclaration adressée an

T'aichan la sixième aimée king-fai

(1455) à V occasion de calamités ').

Avec respect j'ai reçu le mandat du Ciel et une lourde charge a été confiée à mon humble personne. C'est sur moi que s'appuient le peuple et les divinités de la terre; c'est de moi que dépendent les calamités ou les prospérités. Quoique ma volonté s'applique constamment à faire mon examen de conscience, mon gouvernement commet souvent des fautes dans ses actes. Tantôt donc le froid et le chaud font défaut aux époques fixées; tantôt la pluie et le temps sec outrepassent leurs limites ; les champs et les cultures perdent tout leur profit; les céréales et le blé ne poussent pas ; cela afflige fort le cœur du peuple et cela nuit même aux finances de l'état. Si je recherche quelle en est la cause, en vérité elle provient de moi2). Cependant, si c'est par mes fautes que j'ai attiré ces calamités, assurément je n'en décline point la responsabilité personnelle ; mais, pour ce qui est de transformer

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Prière de 1455 p.C.

1) Chan tcÏÏouan tien^ XVI, 3 v° ; C, I, c, 19 v°.

2) Sur cette valeur des mots J^- £//, cf. Loticn yu^ IX, 5

l'infortune en bonheur, c'est en vérité vous, ô dieu, qui

avez le devoir de vous y appliquer. S'il y a une faute commise et que vous n'accomplissiez pas un acte louable, vous serez aussi coupable que moi ; si au contraire vous transformez l'infortune en bonheur, qui pourra égaler votre mérite ? Voilà pourquoi je vous exprime cette instante prière dans l'espoir que vous exaucerez nos souhaits anxieux. Telle est la déclaraction que je vous fais avec respect.

Texte de la déclaration faite au

T'ai chan la sixième année

tch'eng-houa (14.70) à V occasion

d'une sécheresse i).

Dernièrement, dans le territoire du Chan-tong, depuis l'automne de l'année dernière jusqu'au présent été, le temps est resté longtemps constamment sec et les eaux des sources et des rivières se sont taries; les moissons d'été ne sont pas venues à maturité et les semailles d'automme n'ont pu encore être faites; le canal pour le transport des grains a baissé de niveau et est peu praticable; les trans-

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Prière

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1) Chan tcK'ouaH tiin^ XVI, 3

ports par bateaux sont difficiles. Je suis plein d'inquiétude dans mon cœur et ma pensée en est torturée. Vous, ô dieu, vous maintenez l'ordre dans toute une région et c'est en vous que les hommes mettent leur confiance. En considérant cette terrible sécheresse, comment n'en seriez-vous pas affligé? Maintenant, je délègue spécialement un officier pour vous apporter des parfums et des pièces de soie et pour vous adresser, ô dieu, cette déclaration. J'espère que vous incarnerez en vous la bonté de l'Empereur d'en haut qui favorise la vie; mettez en mouvement d'une manière cachée le mécanisme de l'évolution universelle et répandez abondamment la pluie fécondante; faites que les champs et les campagnes aient assez d'humidité et que la route du canal redevienne libre; ainsi, vous calmerez mes soucis et vous satisferez grandement les espérances du peuple ; alors sans doute l'excellente renommée de votre divinité sera à jamais sans limites. Veuillez, ô dieu, prendre cela en considération.

Texte d'une déclaration adressée au T'ai chan la treizième année tch'eng-houa {14.J7) à l'occasion de calamités x).

Ma dynastie s'acquitte avec respect de ses devoirs envers votre divinité et dispose pour vous des sacrifices; c'est dans l'espérance que vous mettrez en mouvement d'une manière cachée le mécanisme de l'évolution universelle et que vous aiderez secrètement la multitude du peuple. Or, dans ces dernières années, il est arrivé que les saisons célestes n'étaient pas régulières et que l'action de la terre manquait de constance ; il est arrivé que le tonnerre et la foudre ont dépassé la mesure et que la pluie et le temps sec ont fait défaut au moment voulu ; il est arrivé que des prodiges funestes ont apparu ça et là et que des maladies épidémiques se sont déclarées en tous lieux. Au loin et au

1) Chan U/i'ouan tien^ XVI, 3 v°-4 rc

près, les gens du peuple ont à plusieurs reprises souffert

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Prière de 1477 p.C.

de la famine ; ils se sont dispersés et ont été plongés dans la misère; comment pourrait-on exprimer toutes leurs souffrances?

Je m'en afflige dans mon âme, mais je ne sais comment y porter remède. Vous, ô dieu, vous maintenez l'ordre avec fermeté dans toute une région et c'est en vous que le peuple se confie. En considérant ces calamités, pouvez-vous ne pas faire un examen de votre cœur ?

C'est pourquoi j'ai préparé les encens et les pièces de soie et j'ai délégué un officier pour vous adresser un sacrifice et une prière; je continue à espérer que vous incarnerez en vous la bonté de l'Empereur d'en haut qui favorise la vie, que vous prendrez en considération mes sentiments de compassion pour la multitude du peuple, que vous mettrez en mouvement l'évolution formatrice, que vous déploierez grandement votre prestige surnaturel pour nous défendre contre les calamités et arrêter les fléaux, que vous transformerez l'infortune en bonheur; sans doute alors la vie

du peuple pourra se développer normalement et vous

jouirez à jamais des actions de grâces qu'on vous rendra.

Veuillez, ô dieu, prendre cela en -=|g

considération.

Prière adressée au T'ai cnan la vingt et unième année tcti1 eng-houa {1485) a Voccasion d'un tremblement de terre ').

O dieu, depuis l'organisation du monde, vous êtes le dominateur du territoire oriental; vous suscitez et vous faites venir la pluie et les nuages et vous nourrissez abondamment tous les êtres vivants; votre clarté surnaturelle sait se manifester et la multitude du peuple se confie en vous; voilà pourquoi, à travers les dynasties successives, le rituel des sacrifices d'actions de de grâces qu'on vous offre a été rendu plus magnifique et on n'y a rien retranché. Or, en la présente année, pendant le deuxième et le troisième mois, il y a eu plusieurs tremblements de terre. A mon avis, c'est parce que la conduite des hommes n'a été ni bonne ni régulière, c'est parceque les dieux des cours d'eau n'ont été ni calmes ni tranquilles. Les fonctionnaires provinciaux m'ont adressé des requêtes et moi-même j'ai été pénétré de tristesse. J'ai préparé

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