‹ Le T'ai chanChapitre 40 sur 61 · ME · texte numérisé non relu

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Prière de 1485 p.C.

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ms et des pièces de soie et j'ai ordonné à un officier d'aller vous faire un sacrifice. Je m'adresse de loin au pic élevé pour lui exprimer respectueusement ma prière; j'espère que vous la prendrez en considération et que vous vous occuperez de tout remettre en place. Contribuez à surveiller l'évolution universelle; travaillez grandement au bonheur des hommes présents; car c'est pour cela que depuis l'antiquité jusqu'aux temps modernes on regarde vers vous avec admiration, c'est pour cela que le gouvernement vous honore. Je vous fais cette déclaration avec respect.

Texte d'une prière adressée au T'aichan

la quatrième année hong-tche {14.pl)

à V occasion d'une sécheresse }).

Je considère que, depuis l'année dernière, il n'est pas tombé de neige de tout l'hiver; maintenant, pendant le printemps, le temps est resté très sec ; la pluie et l'humidité ont fait défaut au terme fixé; les jeunes pousses dans les champs sont desséchées; la multitude du peuple se tourmente et moi je suis très soucieux. A cause de cela, j'incline mon corps et je pratique mon examen de conscience; je vous adresse avec respect cette prière: ô dieu, ayez compassion du bas peuple ; faites mouvoir la grande évolution ; répandez prompte-

i) Chan tctfouan tien^ XVI, 4 r°.

ment une humidité propice qui fertilise les moisons et qui

sauve tout le peuple de péril. Si le peuple

obtient la faveur d'une récolte abondante,

alors de votre côté, ô dieu, vous jouirez

d'actions de grâces qui ne prendront jamais

fin. Voilà ce que je vous déclare avec

respect.

Texte de la prière adressée au

T'ai chan la septième année hong-tche (1494)

à r occasion du débordement du Fleuve 1).

Dans ces derniers temps, le Houang ho n'a pas suivi son ancien lit; il a rompu ses digues à Tchang-ts'ieou et a coulé vers l'Est jusqu'à la mer; il a ainsi dévasté les champs du peuple et il a intercepté les voies de transport des grains. J'ai spécialement délégué de hauts fonctionnaires civils et militaires de la capitale et des provinces pour qu'ils aillent parcourir les endroits où s'est produite l'inondation, pour qu'ils dirigent les travaux et fassent les réparations. Vous, ô dieu, aidez-les secrètement pour qu'ils puissent mener à bien cette oeuvre, afin que les laboureurs ne perdent pas le fruit de leurs peines et que les finances de l'état ne soient pas en déficit. L'ardeur des souhaits et des espérances que je conçois avec respect est telle que je ne puis la réprimer. Voilà ce que je vous déclare avec respect.

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1) Chan tciïotian tien, XVI, 4 r°.

Prière adressée au T'ai chan la cinquième année tcheng-t'à (1310), à l'occasion d'une sécheresse ').

Texte de la prière impériale.

En la cinquième année tcheng-t'à (1510), le rang de l'année étant keng-wou, le sixième mois dont le premier jour était le jour kouei-wei, le troisième jour qui était le jour yi-yeou, l'empereur délègue avec respect le tso che lang du ministère du cens, K'iao Yu 2) pour aller faire l'annonce que voici au dieu du T'ai chan Pic de l'Est:

Récemment, l'ardeur de la sécheresse a outrepassé le temps voulu; l'humidité de la pluie est tombée en petite quantité; les sources des rivières sont taries ; les voies navigables pour le transport des grains sont devenues très difficiles à suivre. Il est à supposer que, dans mon gouvernement, il y a eu quelque violation de la règle et que je me suis opposé aux influences harmonieuses d'en haut. Mon cœur est plein de crainte et d'anxiété et je fais mon examen de conscience; puis j'ai ordonné aux fonctionnaires des rites d'accomplir chacun les cérémonies dont il a la charge. Or, le pays de Ts'i et de Lou 3) est l'endroit où se concentrent les sources; c'est l'endroit qu'habitent et que gardent les dieux des montagnes célèbres et des grands cours d'eau. J'ai donc pris avec respect des parfums et des soies et j'ai délégué un officier

1) Cette prière est inscrite en caractères t chouan sur une des stèles du terre-plein qui est à l'Est de la seconde cour du Tai miao (cf. p. 139, n. 5). L'estampage que nous reproduisons ci-contre mesure, sans le titre, I m. 40 de haut sur o m. 70 de large. Sauf la phrase initiale qui sert d'introduction à la prière, ce texte est reproduit dans le Chan tch'ouan tien^ chap. XVI, p. 5 r° et v° et dans C, I, c, p. 21 r°. En tête de l'inscription, on lit les mots Jm\ liîP ~aT ; puis la première phrase est ainsi conçue : "Œ Jp fffl

2) Cf. p. 55, n. 1. 3) Le Chan-tong.

de la cour (pour vous les présenter). J'espère que votre

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Prière de 1511 p.C.

lumineuse divinité mettra en mouvement la grande évolution pour répandre abondamment l'humidité qui fertilise et pour donner libre carrière au cours des fleuves; peut-être obtiendronsnous ainsi que sur tous les points du royaume on ait de quoi manger, que les moissons des champs poussent en abondance, que le peuple ait de quoi sustenter sa vie, que le principe de notre empire dure éternellement. Voilà ce que je vous déclare avec respect.

Prière adressée au T'ai chan la sixième

année tcheng-t'à {1511) à V occasion

d'inondations, de sécheresses et de

brigandages J).

Depuis l'année dernière, des calamités se sont produites à Ning-hia 2) ; j'ai ordonné à mes officiers d'aller réprimer (les troubles) et les rebelles ont été aussitôt faits prisonniers ; les désordres intérieurs ont été radicalement apaisés; au-dedans et au-dehors, tout est calme.

Si ce n'avait pas été que j'ai reçu une puissante aide surnaturelle, comment aurais-je pu obtenir de pareils résultats? J'ai cependant différé jusqu'à présent et je ne vous ai point encore exprimé mes remercîments. Ces derniers temps, dans les quatre parties de l'empire, il y a eu beaucoup

:) Chan tck'ouan tien^ XVI, 5 v°.

2) Ning hia est dans le Kan-sou.

Prière adressée au T'ai chan la

onzième année kia-tsing [1332] pour

demander un héritier au trône *).

Votre divinité concentre en elle l'influence surnaturelle et est grosse de tout ce qui doit s'épanouir. Vous dominez avec fermeté sur toute une région et vous aidez d'une manière cachée le gouvernement. Il en est ainsi dès la haute antiquité. Pour moi, malgré mes imperfections et mon inintelligence, j'ai reçu avec respect

d'affaires ; les inondations et les sécheresses ont les unes aux autres; les hommes morts de faim gisent sur les routes; le peuple est accablé de souffrances.

Les brigands s'assemblent tumultueusement et, malgré les exécutions et les arrestations, la paix n'est pas encore rétablie. Quand je recherche la cause des ces maux, en vérité je suis saisi d'une inquiétude profonde.

J'espère humblement que votre bonté divine prendra cela en considération, que vous aiderez en secret au mécanisme transformateur, de manière à ce que les calamités s'effacent et disparaissent et qu'une grande prospérité réponde harmonieusement à nos vœux; favorisez ma dynastie et protégez éternellement mon peuple. Voilà ce que je vous déclare avec respect.

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succédé

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Prière de 1532 p.C.

:) Chan tcïïouan tien^ XVI, 5 vc

le mandat du Ciel et cela depuis onze années. J'ai servi avec soin les dieux du ciel et ceux de la

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terre sans me permettre la moindre négligence. *§T i ^5 Je considère que je n'ai point encore d'héritier

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présomptif et c'est pour moi un sujet de j L+ préoccupation constante. Présentement donc, îgq) | 4p j'ai préparé spécialement tout ce qu'il faut ~*7 | *5u. pour une offrande: la victime, les pièces de

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soie, le vin doux, le millet, et je délègue un p^ ' :§jg officier pour vous adresser une respectueuse ffî | |J f prière; j'espère humblement que vous mettrez ^™ | -^ en évidence votre action surnaturelle et que £• j vous me donnerez un héritier ; alors ma

dynastie pourra prolonger indéfiniment sa félicité et sa durée, et, de votre côté, ô dieu, vous jouirez éternellement d'offrandes qui vous rendront heureux et prospère.

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Texte (Tune prière adressée au f'ai chan

la dix-septième année kia-tsing {1538) pour

le remercier d'avoir fait ?iaître un

héritier au trône 1).

Pendant plusieurs années, j'ai ordonné à des officiers de vous prier, ô dieu, pour que j'eusse un héritier; dernièrement, en l'année ping-chen (1536), en un jour faste du premier mois de l'hiver, j'ai reçu d'en haut là faveur que le Ciel m'a donné un héritier présomptif; c'est là un résultat auquel vous aussi, ô dieu, vous avez contribué; je vous exprime donc maintenant mes remer- Prièrede 1538 p.C. ciments ; ô dieu, faites-y attention et respirez

2) Chan tciïouan tien, XVI, 5 v°-6 rc

l'odeur de mon sacrifice secourir en secret.

puissiez-vous éternellement me

Prière adressée au T'ai chan la trente- deuxième année kia-tsing (1553) à l'occasion du débordement du (Houang) ho ').

Ayant reçu le mandat céleste, je gouverne et protège les myriades de mon peuple comme des fils; jour et nuit je suis plein d'inquiétude; je n'ose me laisser aller à aucune négligence. Maintenant les fonctionnaires qui ont la garde de la région du Houai et de Siu 2) m'ont adressé des rapports pour me dire: Depuis l'été dernier, le Houang ho a débordé et les désastres causés par les eaux ont été extraordinaires; les digues et les berges ont été envahies et rompues; les habitations du peuple ont été submergées et détruites ; les canaux pour le transport des grains ont été obstrués par la vase ; les cent familles sont réduites à la détresse et à la famine et ne savent à qui recourir pour sauver leur vie. C'est avec affliction que j'ai appris ces nouvelles; ô dieu, vous avez la vaste domination de

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