METHODE DE RÉÉDUCATION
exercices musculaires en particulier, c’est affaire d’appréciation; on conçoit tout l’intérêt qui en découle pour le malade.
Les séances doivent durer une demi-heure ou plus, avec une pause de repos toutes les dix minutes, il est préférable de faire deux ou trois séances dans la même journée, dont une le matin au lit.
La durée du traitement ne devra jamais être inférieure à un mois ou six semaines, pour produire des résultats durables ; une interruption de quelque temps au milieu du traitement n’en compromet pas le succès.
RÉSULTATS.— Quelques chiffres donneront une idée des résultats fournis par la méthode. Sur 4 7 cas dus à Fkenkel, Leyden, Hirschberg, Ostankow'j Targowla, Raymond, Souques, Raiciieine, Kalinine et 7 cas personnels, nous trouvons G insuccès, 4 succès relatifs, et 52 succès.
Ces chiffres indiquent avec éloquence la valeur de la méthode.
CONTRE-INDICATIONS. — Mais pour que cesbrillants résultats soient obtenus, il ne faut pas traiter indistinctement tous les ataxiques.
Et tout d’abord nous devons définir exactement
MÉTHODES SYMPTOMATIQUES
le mot ataxie , car en pratique, faute d’une étude minutieuse de la manière d’être des phénomènes d’incoordination, [on confond avec elle une foule d’états surajoutés dont le mécanisme est tout autre.
Par ataxie nous entendons donc, exclusivement, le défaut d’harmonie entre la conception et l’exécution du mouvement sous la dépendance d’une ésion du neurone sersitif.
Leyden avait déjà remarqué, il y a plus de trente ans, que l’intégrité fonctionnelle de certains groupes musculaires pouvait masquer l’ataxie de leurs antagonistes. Cette proposition reste vraie, mais la proposition inverse se trouve aussi souvent vérifiée en pratique : L’atrophie de certains groupes musculaires peut faire apparaître l’ataxie des groupes antagonistes . Ce fait se rencontre plus fréquemment qu’on ne serait tenté de le croire. Ce qui ne saurait étonner aujourd’hui que sont mieux connues les atrophies musculaires des tabétiques.
Dans ces cas, l’électricité, le massage suffisent à corriger l’ataxie.
Frenkel, s’appuyant sur les expériences de Cohstein et Broodgeest, décrivit l’hypotonie dans le tabes, Frenkel et Faure firent connaître les attitudes anormales des tabétiques et rattachèrent