‹ Le tâelâephone, le microphone, et la phonographeChapitre 10 sur 22 · APPLICATIONS DU PHONOGRAPHE ET SON AVENLM · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DU PHONOGRAPHE ET SON AVENLM

i\I. Edison vient de publier dans le North American Review, de mai-juin 1878, un article sur l'avenir dm phonographe, dans lequel il discute lui-même les différentes applicalions qui pourront être faites de cet instrument. Sans partager toutes ses illusions, qui nous paraissent très-prématurées, nous croyons intéressant de reproduire ce travail.

Atin de fournir au lecteur une base sur laquelle il puisse asseoir son jugement, il commence par poser sous forme de questions auxquelles il répond, les différents principes de son invention. Voici ces questions :

r Une plaque ou un disque vibrant peut-il recevoir un mouvement complexe qui représentera exactement les propriétés particulières de chaque vibration et de toutes les ondes sonores résultant des émissions des sons complexes si variés de la voix?

l\. Le téléphone répond affirmativement à cette question.

2" Un mouvement si complexe peut-il être transmis

LE l'UONOGHAl'lli;. SCî)

à une pointe adaptée à une plaque de cette nature, pe Ttianiêie a 1ui\fajre imprimer sur une matière plastique des traces gaufrées capables de ie représenter cxadement dans toutes ses conditions? et si cela est,, cette pointe traçante pou rra-t-èlle. en l^èpassànl'a'#à^'^ vers ces l l'a ces, tés" suivre assez lidôlement pour frans-^ mettre de noiiveau au. disque les mouvements com-' pTèxës dont îrâtàît été pi^imitîvément animé lorsqu'il avait produit des tracés, lesquels mouvements doivent! nécessairenient reproduire à l'oreille les sons vocaux? i aussi bièri que Hôus lés autres brûit^ qui auraient pu lés accompagner?' '•"^' .^-.ii-^^.iii. oiiî:i>>i ,.[ ■.^,i]j.j,ij

R./ Les^^èx^riènc^èi-^ï^fe ^Pé''ïe^'p6ri(yg¥àpîtëi;i quand 11 esi^jptace dkné dé bonnes Côil dit ions d'exécu-'* tiôn et d'expérimentation , répori'dérit affirmativement! l à cette question^ et les effets obtenus sont aujourd'hur' si parfaits qu'avec un péii d'habrfùdé on petit ni'émc, en quelque sorte, lire les spns enregistrés, sans'^étt'* connallixi '(-orfgibe^:"' ^-^'^^^^F^ -- '^^i-'-i'^-l^'i <^M .}l

Tj' La feuille tracée ^MMcWèMM^ àé Mi^ïi^

reil siiï^ ie^ueV eile a'ete^nfips^iaf^

un autre sans -annuler;' oii aiiîiiïnàWf''^ôri^l^ôttvdiF^'i4^^

prodiict^iir de laparoi^?'':'^^ '^ ^ '^^^^'' ^^^^ T>ijiii^du« -^ii'ji 8uiJoiipc'jl'*iiJci .ooniiii Ju9mojn6iJ/.o je> Tub .<ulq

ob <:olaîoq aul) oup ^oll^jj ,;^'j*iifb-^6'ii fteJnijxj e-jf» h\')iin j f M > ,Mmn ,d i t .qtJî^ -, son , pr épa v,a I eur ^ t^^ Aiv^ y. sa,i] $ ^^ , p^](|i;e . u a ^ mot, plusieurs colonnes d'un article de joLu-nalqui Jui était incbniiù'ei qui avait été enWglsti^Hur' 4*aptlÀi'€ft'|i^U(yn'"'àti3e^é.''Ea^§€iulë ehoi^'^ q«'iKpeipMj; pfihdi^tiHiîuei'&it la flîiJi|ye.detii!î pfpnonci^tiop- da epiui qui avait provoqué celte enref^istration,çt suivant M. Edison, ce ne serait pas un défaut, car souvent la pi'oHcim.'iàli'onMé l'instrairièhE est ti^çX)^ \eMVé qoje odlle ide "certains imliyidus ; (jaii jpfir 3uijtt! ; d'un défaut ; de langu/e,ou dajjèvix^s^jie; parlent pas distii^ctement. « Le mécanisme du l)lionograp!iej dit M."tdison. diminue oii' supprime ce •doia^it. »' Ndiisl dev©irS-lfe'dl^ti?is-\a\oiier(|tîe^iàL« atiin^s.pèine àjcroiii-e..ii celte vertu dm pif ^^>;îpi^VaRhe, (jpi^ |:^o,us , â to.ujûurs |ait - ent^ifidrejq^ie V|Oi>k, <^^ p^^ic^^r)p^,lç, onroué'dont nous l'aliriofis aiipponsé ^avec plaisir! . ' " ' ''

-iiiic-iiij-i 0'iji;.ijlii Oïii' L\ iijiii'.r.'Ji ;iO 'iiii'./.uU Jjq JibUjii

510 J^E l'IlO.NuGUAi'Ill'.

R. Ceci est question de précision de mécanisme et d'ajustement qui ne présente pas plus de difficultés que la disposition de l'appareil lui-même, et le problème est certainement moins difficile à résoudre que celui de l'ajustement des différentes pièces d'une montre.

4° Une feuille contenant ainsi l'enrcgistration de la parole peut-elle être facilement déplacée et expédiée par la poste?

R. Dix ou quinze secondes suffisent pour placer ou déplacer la feuille enregistrée, mais comme il faut pour son expédition une enveloppe spéciale, le poids de la dépêche pourra dépasser un peu celui de la taxe postale; mais l'augmentation ne sera que très-minime.

5° Quelle est la durée d'une dépêche ainsi reproduite?

R. Des expériences répétées ont prouvé que les gaufrages ont un grand pouvoir de résistance, même quand la reproduction a été effectuée par une plaque vibrante relativement rigide; mais on pense pouvoir substituer aux lames d'étain des lames d'un métal plus dur et extrêmement mince, sur lesquelles réagiraient des pointes très-dures, telles que des pointes de diamant ou de saphir, et alors ces feuilles pourraient répéter les dépêches cinquante ou cent fois.

6° Peut-on avoir un duplicata d'une feuille enregistrée, et quelle serait sa durée?

R. Un grand nombre d'expériences ont été entreprises avec plus ou moins de succès dans le but d'obtenir des enregistrations électrotypiques, et d'après les renseignements qui ont été donnés, il paraîtrait qu'on aurait pu obtenir ce résultat d'une manière satisfai-

LE l'IlOMKiUAl'llE. 311

sanle. Il ne paraît pas, du reste, que la solution du problème présente de difficulté sérieuse, pas plus que celle d'oblenir des épreuves inaltérables.

7° Quelle peut être la force des ondes sonores et la distance à laquelle elles doivent agir sur le diaphragme pour produire une bonne enregistration?

R.'Ceci dépend essentiellement de l'intensité des sons que l'on demande à l'instrument pour leur reproduction. Si cette reproduction doit élre faite de manière à être entendue d'une assistance nombreuse, les ondes sonores qui doivent fournir l'enregistration doivent être déterminées d'une manière très-énergique; mais si l'on se contente d'une reproduction à l'oreille, la parole prononcée à voix ordinaire ou même à voix presque basse est susceptible d'être entendue. Dans les deux cas, les paroles doivent être prononcées devant l'embouchure de l'instrument. Cependant on a pu, dans certaines conditions, obtenir une reproduction de la parole en parlant à voix très-haute à deux ou trois pieds de l'instrument. L'application à l'appareil d'un tube ouvert ou d'un entonnoir pour concentrer les ondes sonores, le bon établissement d'un diaphragme délicat et d'une pointe traçante bien établie étaient les conditions nécessaires pour obtenir ce résultat. Il ne peut y avoir, du reste, de grandes difficultés pratiques à réunir et à faire converger les ondes sonores à partir d'une source de vibration placée dans un rayon de trois pieds, rayon qui est assez étendu pour ne pas embarrasser une personne qui parle ou qui chante. Les différents essais tentés dans cette voie ont démontré du resle que l'on peut obtenir de celle manière :

1'' L'cmmagasinement, d'une manière permanente,

Page 1