M'MO:NOGRArilE
de toulesJesj BBpètmi (l'iJndeg gôAara^.r^^aiiil^ç^icornme
2° Leur rcproditelido; "a^fOiji io^H(SMj^gi^jfjC9?faotè^*fî^ ^liiFBiti^iqiie laKSô^f^e >de la vibrailion §Rit ou non présente^ el quel que soit le laps de temps écoulé eiji.tre
àèimèiiairjhiïl ob imuidifyliw)^^^} fMf':)qo[) i'r>:)\i{
- ) 5° Le moyen de transmettre matériellcmeTît la parole^ -ainsi emmagasinée, par. les. voies ordinaires ouvertes aux transactions commer<^iales,el de pkouypirfepaplace^^ iainsi une dépêche écrite. r..,n iijp ^vionoa a-jbao ^oI
::4l , La imultipliGalion 'indéfeif i-dçf, ce$;:;5Qrtes; dp idépécheSiCit- leur conservation^, saii^i.a^ojur àj^^, préoccuper delaisouixc primitiv-e,,oiio'xq aloi/xj d .sllioiol ,nV Le moyen; -d'enregistrer la parpie ,;([^u les chantç ravec ou «fans tle consentement de la persQ/nn,e. qui ies ^ éiïîisi:eli.mé^ne à son in^uj.i il oh -lUibDudmo'l tna/oi)
- M. Ëdjson entame ensuile 'le, chapitre, dejs. applica,- AÏ0éB idu phonographe qu'il énumèrc.>()g:ila^;mani,èfp -&ui>^aâte (iohiioiliiqH'd .ifrjmjriieni'i ob dboiq i;ioil uo
•<ï!iParimi les "^plus importantes iapplicalinons du pbpr biographe on peut citer, dit+il^ son applicatioiî àl'qc;riî;tui1(?i.!'de&:.!lêljrjeB^..;4! l)'ôdiucali<i)fl,ij àf^ 1)^; .IPÇjwÇftto^jjil? -musique^ aux enregisirations de farnille, aux compo- -Citions, élcclrotypiques pour ; le^. h-oi^^, à %u$iq ue, Jes jottjouxsi ies îliojfloges^jjcs lappaïuéi^S: aviçrtisAÇMI'^! i îOia les appareils ià;!signauxi;il£b'^ sténographie >:;de^({jdi>Sr
Bo oliuq jLfp onnoaiaq oim x'ï^cj/rrTodfn.o ^m eiT 'fvoq ^ « É«ïrîtiii«c des lettres. — L'appareil éfant perfectionné au point de vue des détails mécaniques de sa construction, pourrait être employé pour tous les usagers
.domeslique^ (excepté c.Gnixq^uii^sjgeirtl^uoie; jjisposition
LE PI10M)G;;ÂI'ilE. 513
[>Q^ticulière) qui demanderont la répétUioa indélinie d'un même ordre ou d'un môme avis ;jnîiis,, comme le principal rôle du phonographe est d'enregistrer la parole ci des sons,; sa disposilion a dû ètxe combinée en conséqucnce^Ki yo-^ •:[ ou Vis ovi^aim es loîèqÔT -if : (< La disposilion la plus générale consiste dans une ^plaque plaie ou un disque à la surface duquel, est évi(jéÇ" .i^nc . rainure fin<î| en spirale et,à pia3 serré, qi^i peut' fournir par son- développement une grande Iongueur. .CetlC: plaque est mise en, mouvement par ui| mécanisme d'horlogerie piapéjau-rdes^pys, et la rainure est combinée de -manière à permettre^ l'enregislratioif de 40 OAO;mQts.,^tei débit derqppa,reil;.pç)il être; effectué dans des condition%.lplles!qMe, î^wr-; Uine.s^ifilifape df^^ diQi 10;. p^qçes; carrés, on peut cnregist^;er 100 mois. P.^te.i^-jS^jYoirsi un débit moins grand, par pouce carré /ir^jj^ejrait , pas, 4'un: nii^lleur effet. ,1) est, .ce^ lain. que pQijir les leHres cela vaudrait mieux, niais comme on ne peut,.. paSj .multiplier indélimjnent les types de macliiriç^s^eÇ .que leg rjie^sages étendus soiit enregistrés, plus péconomiquemenl. sur ime seule feuille que Sun ,d^i;pf,Jl,.yq ut. mieux, que l'apparei} puisse .fourni V lçp|j}u^jj4^ tffivail possible sur [la surface, ici inqjns grande possible. Cette question devra, du rjesle,, être #ud!^,-aiva!nt.de cvécr.lejlype définitif. , in-,, uu ,,( 'ifjif I^ fonclipnAement du phonographe ainçfjdisposé p(^ur ^'application que nous traitons en. ce moment est.trèsrsimple. On pljiçe la feuille d'étain sur le phonographe et l'on m.et en action le mécanisme d'horr logme tiOn parle devant l'embouchure comme si l'on djjClait ^Sàjileltre à: un secrétaire, et, quand on aterjDsiné^, Qçi, ôte la feuille de l'appareil, on, la met, (\d{i^% uneiejfiveloppc, et on l'expédie, par la voie ordipaireà
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celui auquel elle est destinée. Celui-ci la place alors sur son phonographe, met en action l'appareil et entend bientôt la parole de son correspondant comme s'il lui parlait réellement ; il peut même lui fbire répéter sa missive s'il ne l'a pas bien comprise. On comprend quel avantage un pareil système peut présenter pour les relations qui peuvent exister entre les aveugles. Comme deux feuilles d'étain peuvent être aussi facilement marquées par la pointe traçante de l'appareil qu'une seule, on peut expédier un message •en double, ou bien en garder un comme copie ou contrôle de la lettre envoyée. De celte manière les commerçants peuvent faire leur correspondance en secret et sans qu'elles passent par des tiers.
a Comme au moyen de la parole on peut transmettre et entendre avec une vitesse de 150 à 200 mots par minute, l'expédition des dépêches pourra être effectuée beaucoup plus promptement que par les moyens ordinaires, et quand on en prendra connaissance, on pourra continuer ses occupations, en accompagnant môme l'audition delà dépêche de commentaires, d'exclamations et de réflexions, comme cela a lieu dans une conversation échangée directement entre deux personnes.
« Le phonographe permet encore à une personne ne •sachant ni lire ni écrire de correspondre avec une autre placée dans le même cas, ou même avec les autres personnes qui ne pourront pas, de cette manière, •s'apercevoir de son ignorance.
« Les avantages de ce nouveau système de correspondance sont si nombreux qu'il est inutile de les faire ressortir davantage ; ils viennent d'ailleurs immédiatement à l'esprit quand on considère la lenteur
LE HIO-NUGRAIMfF:. 315
qu'entraîne l'inscription de la parole avec les procédés ordinaires.
« Dictées. — Il est aussi facile de faire dicter la parole à un phonographe que de la dicter soi-même au phonograpJie en parlant devant son emhouchure, et souvent cette dictée pourra être faite dans des conditions avantageuses. Ainsi, par exemple, si un imprimeur possédait un appareil de ce genre, il lui serait plus facile de composer en entendant directement les mots sortir de l'appareil, que de les lire sur des manuscrits souvent illisihles et de détourner ses yeux de son travail manuel. Il serait même bon qu'il pût, pour la vérification et le contrôle, pailer directement dans l'instrument.
« Mais l'application la plus importante du phonographe, au point de vue qui nous occupe en ce moment, est celle qui pourra en être faite, en justice, pour l'enregistration des dépositions des témoins, des plaidoiries des avocats, et des paroles des juges, et dans d'autres cas, à la reproduction des discours publics des orateurs. Il est vrai que le phonographe, dans son élat actuel, ne peut pas encore résoudre ce problème ; mais il sera bientôt assez perfectionné pour atteindre ce résultat.
Livres. — La Iccture des livres étant effecluée dans de bonnes conditions par des personnes dont c'est la profession, on pourra en reproduire l'enregistrement phonographique, et en composer des recueils qui pourront èlre lus par le phonographe aux aveugles, aux malades ou aux personnes qui voudraient pendant ce temps occuper leurs yeux et leurs doigts à faire autre
chose. Comme les feuilles ienrcgistrées auraient été le résultat d'une bonne lecture, les audi(eurs du phond* graphe auraient l'avanlage d'entendre un bon TecîèÏÏr^^ ce qui n'est pas toujours possible d'oblenir. Le frix -d'un livre, dont la lecture pourrait être ^'épefee^ bu lÔiDfmsVt même plus, sQrah''siàn#'1loiife plue eteW qu un livre ordmaire, mais cette élévation dé j^rir serait bien compensée par les avantages q'u'oti'àîùtâif
de'n'Hre plus obligé de hhéfëlîrré'ffe^
•ii'>- '- i*r ^' .-.:: n: ■■' - u-rînq'ir; iiii lijjboëao-i inoai
—k Besoins de l'éduë^iîiiiV-^'CôVnttïè^'TOfe^sdlîrd'^
cutionbfi-'édmmy premier 'maiit^édéleëtdfê?'^ enfanté,' 'le 'piioriographe'' |ilidrTail!''iè^ffë 'd'iiWgiMd^ sdcdiirsi Par: son intermédiair-e' ' tes 'pâ^sègéë 'dir{icil€èï pôiitraîcht être tendus coi^r'éiëMWe^t^^pèr f^étev^ji# celui-ci n'aurait plus qu'à avoir recours à' ^npftèiic^-^ graphe pour continuer à s'instruire.^ îj'etfcfan^ pourrait aiflM s'ëxèfrté'f'î^à'épeler èf ^àl'api^fen^rfe'p^^^
lëçM récitée p'àt-lèf1iorib^i^àt)Kël^ ^»i> ^'>^'^^ ^^-^ r^^i'*i« -'•'''[ < -' .-^îiii'iii 1 -M'^ ^nMiJ!>()q'jî) 3^b noilB'itcii^o'iiiyl ^ij«: Musique. I — jLc phon<3graphe, no-us , n'en idoul^ji^^j pas,. pourrA^trie .appliquée aivie.C;ava<iitQgQ ^ lafjgin^ijm^i) car , on , ^oii^irna arriver, jiQ, Je : croi^., A /^W H^ Wr^^ R?fi> sQn 1 Etction: .pn )Chant avec; lun^e, ;gj,ancle îiforcÇj ; cl :V^b<^j grandie cleirtfej lin: Affîi.po^!^^^
son bonjour du malin un chanl qui fera le SQirJf^ bonheur d'une réunion entière. On pourra môme employer le phonographe corame-niaitr^jde iro^yi^e, çaril pourra vous seriner iiUf air et apprendre à; l!fatj hnl t$on -premier chant, jl paurrO} nï^ipei, ,co^cne ,^îî,e« nosuv^ifl^^ êndpcïftif :4etei^i^i(J)^:^iSiUn;e^ çbi^p^^fii^oiîoflq
^Uti >ML!IJH7.; ^If;; Vil : : ! -Oi! 0 î i; j ,-.' ! -îiivf ^iU i 'H iA j iîOl
(( Impressions de famifle. — ^ LcS aerniereS p^roleS
prononcées par un rnom'ônt a son lijt 'déiiiort sbni
LE PIIONOCnAPHE 517
pour sa famnlc des souvenirs sacres qu oh voudraii Gonscrver, et ces Souveuii s acquièrent une valeur plus grande eiicôre quand ce rpourarit est un grand ïiommc^ Xe piiônographe permet Ae satisfaire à ce désir, et là ivpétition de ses paroles devient alors d'autant plus êmotionnante qu'elles sont empreintes de cet accent solennel que la voix acquiert au moment suprême. C'est en quelque sorte la photographie de la parole, et comme par les procédés électrotypiques on peut multiplier les reproductions des paroles ainsi enregistrées, tous les membres d'une famille peuvent avoir un spécimen des dernières voloÉitès et dés dernières paroles d'un membre qui lui est cher. '^ i ^n- ,.4^1 . .>
. ■■■'''^ ':,;:.! ;;:i!i;ri/ ^iavnuoq ?*3fiqijnq >'vi « liivress phonographîqiies! -- Le pCU de placC que
nécessite l'inscription de la parole par les moyens phonographiques permettrait d'obtenir sous un petit volume des livres phonographiques qui, entre autres avantages qu'ils pourraient présenter, auraient celuis tiès-important, de conserver aux générations futures l'intonation et la prononciation des différents mots de notre langage. Si l'on avâiVeii dans l'anliquilé le phonographe, nous saurions 'aujourd'hui " comment les Grecs et les Romains prono'nçaient les différentes lettres de leur alphabet, efiioiis pourrions avoir ùfiô idée du ton déclamatoire' dès' Dèmosthèné et 'dès Cicéron dans leurs discours. D'un autre çôlé, une lecture faite d'une manière aussi faèilè feïiidràil' lèà ouvrages plus populaires, et beaucoup d'entre eux qui ne sont pas lus le seraienff[trànd il ne s'agirait plus que d'écouter. ioilqoioi ,1 .yiL,iiMviij-7.ioq
« Boites àmusique, joujoux, etc. — La Seilïè diffîCHlté
ôlS LE PlIONOGR.Vl'HK.
qu'on ail jusqu'ici rencontrée dans la reproduction du chant par le phonographe, difficulté qui, dureste, pourra être aplanie un jour, ce sont les sons étrangers et nasillards qui accompagnent cette reproduction et qui font qu'il est en ce moment impossible d'obtenir avec toute leur pureté et toute leur suavité les sons émis par la voix d'un habile chanteur. Si l'on pouvait se donner à volonté la reproduction d'un concert de la célèbre Adelina Palti, combien le phonographe deviendrait-il un instrument précieux! ! Dans lous les cas, on pouna toujours obtenir de celte manière des effets bien supérieurs à ceux des boîtes à musique, puisqu'on pourra alors reproduire le chant <le la voix humaine.
Les poupées pourront maintenant pailer, chauler, rire et crier, et les animaux eux-mêmes, reproduits eu joujoux, pourront pousser les cris qui leur sont propres ; il n'est pas jusqu'à un modèle de locomotive qui ne puisse faire entendre les bruits qui accompagnent sa marche. Dans certains cabinets de curiosités, les ligures de cire représentant les grands hommes de l'époque pourront non-seulement donner une image fidèle de leurs traits, mais encore les faire parler, et l'illusion sera complète. D'un autre côté, une horloge phonographique, au lieu de sonner ses coups monotones, vous dira poliment l'heure qu'il est ; elle vous invitera au lunch et vous indiquera l'heure du réveil ou l'heure du coucher, l'heure d'une affaire ou l'heure du plaisir.
« Applications à la télégraphie. — Le phonographe
perfectionnera le téléphone et révolutionnera le système actuel de la télégraphie. En ce moment, le téléphone a nécessairement un r(Me restreint parce que
les messages échangés, n'étant pas enregistrés, se réduisent à une simple conversation qui ne présente pas les garanties voulues ; mais du jour où les appareils seront assez perfectionnés pour enregistrer les messages, la question changera complètement d'aspect, et ce mode d'enregislration sera bien préférable à Técrilure ordinaire. En effet, lorsque nous inscrivons nos conventions commerciales, nous résumons hriévc ment notre pensée, et nous pouvons emplovcr des cxpress'ons qui peuvent laisser certains doutes dans l'espril; or ces doutes peuvent donner lien à des discussions, souvent même à des malentendus regrettables. Avec le téléphone combiné au phonographe, il n'en serait pas de même, car les discussions préliminaires des affaires se trouveraient enregistrées, et Ton aurait la reproduction textuelle de tout ce (jui aurait pu être convenu. Chaque mot pourrait alors éclairer la discussion en cas de contestation, et dans ces conditions on pourrait avoir avantage à traiter les affaires à distance plutôt que verbalement, car on ne pourrait pas alors chercher une forme de langage capable d'embrouiller les questions et de créer des sujets de chicane. S'il en est déjà ainsi pour des personnes habitant un même lieu, il devra, à plus forte raison, en être de même pour les personnes éloignées les unes des autres, et surtout pour celles qui usent fréquemment du télégraphe et de la poste.
« Comment est-il possible d'arriver à un pareil résultat?... telle est la question qui doit naturellement nous être faite, et pour y répondre il suffira de dire que, puisque le téléphone et le phonographe mettent f.0^^ les deux à contribution une lame vibrante im- 7pn;^6>»nable aux ondes sonores de l'air, on peut dis-
520 LM^¥flM(3ftn;(ïMft;
poser cettelame dèfatiôTi à fonclionïièr ù hfois'oammi téléphone et comme phonographe, et de cette manièfrèi celui qui parle ctiregïstrfe lai^rtiêma la iparde,!!/ fia conserve, et coiîîme son correspondant peut en faire autant, on a ainsi tous les éléments d'une discussion sérieuse. 0ri économise dono de -cette manière ^beaucoup de temps et même souvent beaucoup d'argent.
« Pour obtenir la solution de ce problème, il suffit de disposer Tappardil de manière à le rendre très-sensible à Fenregistration, et ce résultat peut être produit en augmentant l'amplitude des vibrations sur le téléphone transmetteur. Déjà le téléphone à charbon que j'ai imaginé peut être employé dans ce but, car il peut, tel qu'il est déjà, fournir quelques indications sur le phonographe, et comme je travaille toujours à le per^ feclionner à ce point de vue, on peut dès maintenant considérer cette application comme à peu près certaine.
« Dans ravenir, les Compagnies télégraphiques ne seront donc que des administrations possédant des réseaux de fils télégraphiques, des stations centrales et des stations de second ordre; dont les employés n'aui'ont d'autres fonctions à remplir que de surveik 1er les lignes et les maintenir en bon état, de fournir les communications de fils nécessaires pour mettre en rapport tel abonné avec tel auta^e^ et de noter le temps cmt^loyé par chacun d'eux pour sa correspondance. - >[
« Les difficultés que peut présenter ce mode d'orgai nisalroh ^ télégraphique aui' yeux des pej?sonnes habiiTiées aux anciens usageS' sont très-minimes et dispa.raîlront fatalement devant les besoins croissants ,d(î l'bumanîtê; caf U' il^est: riende tel pour faire dispar^î^ Ire les préjugés ou les^ partis pris que les exigences du public. Or ces exigences naîtront du moment où l'on
saura que, par un nouveau système de correspondance télégraphique, les intéressés peuvent être mis directement en présence et avoir leur correspondance enregistrée d'une manière infiniment plus exacte qu'avec le meilleur secrétaire possible. »
Ici se termine le mémoire de M. Edison ; mais depuis l'époque où il a paru, c'est-à-dire depuis le mois de juin 1878, plusieurs autres applications ont été encore combinées par lui, etparmi elles nous citerons celle qu'il en a faite à l'enregistration de la force des sons produits sur les chemins de fer, et notamment sur le chemin de fer métropolitain et aérien de New-York. L'appareil qu'il a construit dans ce but est d'ailleurs tout à fait analogue à celui de M. Léon Scott, et il lui a donné le même nom. Il est décrit et représenié d'une manière complète dans le Daily Graphie, du 19 juillet 1878, ainsi que l'aérophone, le mégaphone et le micro-tasimètre disposé pour les observations astronomiques. Nous sortirions du cadre que nous nous sommes tracé dans ce volume, si nous entrions dans de plus grands détails sur ces inventions ; mais peut-êlre qu'un jour nous publierons un second volume dans lequel nous pourrons donner à ce sujet tous les développements qu'il comporte.
Dernièrement, M. Lambrigot, fonctionnaire de l'administration des lignes télégraphiques, l'auteur de divers perfectionnements apportés au télégraphe Gaselli, m'a montré un système de phonographe combiné par lui et qui a été réduit à sa plus simple expression ^
Il a trouvé moyen, par un procédé extrêmement
* Voici la description du procédé de M. Lambrig'ot telle qu'il vient de me l'envoyer :
« L'appareil se compose d'un plateau de bois dressé verticalement
simple, d'imprimer fortement, à l'intérieur d'une petite rigole de cuivre, les vibrations déferminées par la voix, et elles sont assez nettement gravées pour qu'en passant au travers la pointe émoussée d'une allumette, on puisse entendre des phrases entières. 11 est vrai que cette reproduction de la parole est encore très-imparfaite, et qu'on ne distingue les mots que parce qu'on les connaît d'avance, mais il est possible qu'on puisse
sur un socle et fixé soUdement. Au milieu de ce plateau se trouve une ouverture ronde recouverte d'une feuille de parchemin bien tendue, sur laquelle appuie un couteau dacier qui doit, comme la pointe du phonographe, tracer les vibrations. Un bâti solide sélève depuis le socle jusqu'au milieu du plateau, et supporte une glissière qui permet à un chariot de circuler devant ce plateau. Sur ce chariot se trouve une baguette de verre dont l'une des faces est recouverte de stéarine. En rapprochant le chariot et en le faisant aller et venir, la stéarine se trouve en contact avec le couteau et prend régulièrement sa forme qui est hémi-cylindrique sur toute sa longueur.
« Lorsqu'un bruit se fait entendre, la feuille de parchemin se met en vibration et communique son mouvement au couteau qui pénètre dans la stéarine et trace des stries variées.
« La reproduction ainsi obtenue sur la baguette de verre est soumise aux procédés ordinaires de métallisation. Par la galvanisation, on obtient un dépôt de cuivre qui reproduit les stries en sens inverse. Lorsqu'on veut faire parler la lame métallique, il suffit de passer légèrement sur les signaux une pointe de bois, divoiro ou de corne, et en la promenant plus ou moins vite, on peut faire entendre des intonations diverses sans altérer la prononciation.
« En raison de la dureté du cuivre par rapport au plomb, la lame de cuivre qui contient les traces des vibrations peut donner sur ce dernier métal un nombre illimité de reproductions. Pour obtenir ce résultat, il suffit d'appliquer sur la lame en question un fil de plomb, et d'opérer sur ce fil une pression convenable. Le fil s'aplatit et prend l'empreinte de toutes les traces qui apparaissent alors en relief. En passant à travers ces traces, la tranche d'une carte à jouer, on provoque les mômes sons que ceux que l'on obtient avec la lame de cuivre. »
Suivant M. Lambrigot, les lames parlantes peuvent être utilisées dans bien des cas; pour l'étude des langues étrangères, par exemple, elles permettront d'apprendre facilement la prononciation, car on pourra, en les réunissant en assez grand nombre, en former une sorte de vocabulaire qui donnera l'intonation des mots les plus usités dans telle ou telle langue.
LE PHO'OGRAI'HE. 7dô
obtenir de meilleurs résultats en perfectionnant le système ; toujours est-il que cette impression si nette des vibrations de la voix sur un métal dur est une invention réellement intéressante.
Une remarque assez importante que j'ai faite sur le fonctionnement du phonographe, c'est que si l'on a enregistré la parole sur cet instrument dans un appartement très-chaud et qu'on reporte l'appareil dans un appartement froid, la reproduction de la parole s'effectue d'autant plus mal que la différence de température des deux appartements est plus grande. Cela lient vraisemblablement à ce que le support de caoutchouc interposé entre la pointe traçante et la lame vibrante a ses conditions d'élasticité considérablement modifiées; peut-être aussi les différences de dilatation delà lame d'élain entrent-elles aussi pour quelque chose.