‹ Le taensa a-t-il été forgé de toutes pièces? Réponse à M. Daniel G. Brinton, A.M., M.DChapitre 7 sur 16 · ANA HAE · texte numérisé non relu

ANA HAE

çôno) que pour indiquer expressément que l’on veut comprendre ou écarter celui ou ceux à qui l’on parle ou de qui l’on parle. Autrement, on emploie le pluriel simple, par opposition à d’autres langues qui n’ont que les deux pluriels inclusif et exclusif sans avoir de pluriel simple. » Je confesse volontiers que la présence dans le taensa d’un pluriel abstrait devenant concret par la préfixation d’un indice inclusif et d’un indice exclusif, n’a pas été sans me causer quelque surprise. Cependant, à la réflexion, j'ai conjecturé que les langues américaines qui, dans leur état actuel, ne possèdent que le pluriel abstrait, ont vraisemblablement traversé une période durant laquelle le pluriel concret primitif s’est maintenu à côté du pluriel abstrait nouveau venu; et, reprenant l’examen du pluriel dakota, je me suis confirmé dans lPopinion par moi émise bien avant l’apparition du taensa, que unokisch-pi formé comme nisch-pi et isch-pi par la suflixation de l'indice de pluralité, est véritablement un pluriel indéfini.

s° « That its verb should present the singular simplicity of these. »

Le verbe est d’une extrême simplicité dans quelques langues américaines, notamment en Bribri et en Arrouague. Or, en Taensa, la plupart des verbes comptent jusqu'à quatorze conjugaisons, et la plus simple de toutes, 1-uvlor-ho j'aime, renferme quatre éléments : z indice temporal, uvlo radical, r second indice temporal, ho pronom personnel. Permettez-moi, Monsieur, en passant, d’appeler votre attention sur la présence dans le verbe taensa d’un double indice temporal. Pensez-vous que cette superfétation soit due au caprice d’un faussaire ? Enfin, Monsieur, trouvez-. vous que /é-myo-lo-i-idso-r-i (S 48) soit une forme remarquable par sa simplicité ?

6° « As M. Adam remarks, the language is one « ot

extreme simplicity, » such simplicity that it excites more than the feeling of astonischment. »

J'ai dit, Monsieur, que la langue taensa est fort curieuse « par son extrème simplicité ‘ointe à une richesse de formes

ot sittieifiris seule ele

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