‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 10 sur 109 · M ^g(^i chen y ai „ Escarpement où on tient · texte numérisé non relu

M ^g(^i chen y ai „ Escarpement où on tient

à la vie” (A, VIII, 25 v°; D, 22 r°). — Les roches abruptes

qui terminent du côté de l’Est le plateau du T'ai chan étaient devenues autrefois un lieu de suicide très fréquenté ; c’est là que, poussés par cette mystérieuse force de suggestion qui attire les désespérés dans l’endroit même où d’autres avant eux se sont donné la mort, accouraient tous les malheureux pour mettre fin à leurs jours en se précipitant dans le gouffre ; aussi la falaise maudite avait-elle pris le

nom de clio chen y ai ^ ^escarpement où on aban-

donne la vie.” A l’époque des ming, le gouverneur Ho K'i-ming voulut arrêter cette contagion de suicide et construisit un mur pour empêcher l’accès du sommet fatal ; celui-ci fut dès lors nommé ^l’escarpement où on tient à la vie”; en 1717, ce mur fut restauré par le préfet Tchang K'i-fong-, il existe encore aujourd’hui; sur sa face extérieure, on a encastré quatre grosses pierres portant la sage recommandation ^ jbté# „I1 est interdit de se suicider”; on ne dit pas cependant de quelle peine seront passibles ceux qui enfreindront la défense ; une inscription de l’année 1900, renouvelant les recommandations propres à rendre aux désespérés le courage de vivre, prouve d’ailleurs que.

jusqu’à nos jours, les suicides ont continué à se produire du haut de la roche qui exerce une si funeste attirance.

28- filj A IS Sien jen k'iao „le Pont des immortels”. — Ce nom est donné à trois roches qui forment un périlleux trait d’union entre deux parois abruptes distantes l’une de l’autre de plus de dix pieds.

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