‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 35 sur 109 · Kouan ti niiao „ Temple de Rouan ti" . On · texte numérisé non relu

Kouan ti niiao „ Temple de Rouan ti" . On

sait que l’empereur Kouan est le nom sous lequel on a divinisé Kouan Yu , mort en 219 p.-C. ; ce personnage

est célèbre pour son dévouement au fondateur de la dynastie des Han du pays de Chou et il est devenu le prototype du loyalisme envers le souverain. Les temples de Kouan ti servent habituellement de lieu de réunion aux gens du Chan-si parceque Kouan }« était originaire de cette province ; cet usage se retrouve ici et ce temple du pied du T'ai chan est un club de gens du Chan-si ( lil ® Chan-si houei

kouan). Au moment où je l’ai visité, on se disposait à y donner une représentation théâtrale ; pour que le dieu pût y assister, on avait fait sortir du temple la statue secondaire et on l’avait installée sous la vérandah de manière à ce qu’elle fût à la meilleure place parmi les spectateurs ').

i) Dans la plupart des temples, la divinité est représentée par deux statues; l’une est inamovible et reste toujours dans le sanctuaire; la seconde, qui est comme un reflet de la première et qui est généralement de dimensions plus petites, est celle qu’on promène dans les processions et qu’on fait participer à tous les actes du culte.

Nous nous détournerons maintenant de la route pour considérer les divers édifices qui se trouvent dans la direction de l’Est:

96. ^ Heou t'ou tien „ Temple de la souveraine Terre” (C, VII, 27 v°). Ce temple est aujourd’hui détruit.

97. ^ ^ Lao kiun t' ang „Salle de Lao kiiin' (C, VII, 27 v°). Ce temple de Lao tseii présente trois statues d’hommes assis dans l’attitude de l’enseignement. Je n’ai pu encore déterminer qui sont ces deux acolytes de Lao tseu qui l’accompagnent, de même que Kâcyapa et Ananda sont aux côtés du Bouddha et de même que Yen tseu et Tseng tseu se tiennent auprès de Confucius. Il est probable que Bun d’eux est Yin Hi, le fameux gardien de la passe Han-kou kouan (ou, suivant d’autres, de la passe San kouan), pour qui Lao tseu écrivit le Tao t'ô king.

Dans la cour de ce temple, on remarque deux stèles jumelles, de 2 mètres 50 environ de hauteur, réunies sous un même chapiteau ; elles présentent sur leurs deux faces vingt-cinq dédicaces, poésies ou listes de noms dont les dates varient entre l’année 661 et l’année 698. Ce monument est important pour l’histoire de l’écriture et pour celle du Taoïsme à l’époque des T' ang-, il est longuement étudié dans le chapitre LUI du Kin che ts'ouei pien et dans le chapitre XII du Tai lan.

Le Lao kiun t' ang est le seul vestige qui reste du grand ensemble de bâtiments qui, depuis les jusqu’aux Yuan,

constituait le temple médian du T'ai chan par opposition au temple inférieur (n° 218) et au temple supérieur (n° 37).

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