‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 36 sur 109 · Wang mou tch'e „ L’étang de la mère · texte numérisé non relu

Wang mou tch'e „ L’étang de la mère

reine (d’Occident)” (A, XII, i r°; C, VII, i8 r°) ; la cour antérieure de ce temple est occupée par un grand bassin rectangulaire avec une belle balustradé en pierre ; on l’appelle l’étang des joyaux Vaû tch'e et on le rattache au

nom de la fameuse mère reine d’Occident, de la Si wang mou qui règne dans les montagnes mystérieuses de l’Ouest au milieu d’éblouissantes richesses. Cet étang est ancien, car il est déjà mentionné dans un des textes de l’époque des T'ang gravés sur les stèles jumelles du Lao kiiin t'ang (n° 97). On le traverse sur un pont de pierre et on accède à une nouvelle cour au fond de laquelle est un bâtiment consacré à des divinités féminines.

100. § üfi t# Lu tsou leou „Tour du patriarche Lu"". Cet édifice, consacré à l’immortel Lu Tong-pin, a été construit en 1797 (B, X, 22 v°).

101. ^ K'ieou tsai wan „La crique où est présent le dragon sans cornes”. Nom d’un petit lac.

102. 4^ m M Siao p'ong lai ,;Le petit P'ong-lai". On sait que P'ong-lai est le nom d’une des îles légendaires que l’imagination populaire place dans la mer orientale ; ici, ce nom est appliqué à un site rocheux qui était fort pittoresque avant que des ouvriers carriers ne l’eussent endommagé (D, 16 r°).

103- g jfll M Lu tsou long „ Grotte du patriarche Lu"-, Cette grotte assez spacieuse passe pour avoir été habitée par le patriarche Lu. On y voit sa statue en pierre et une inscription de l’année 1615 (A, XII, i v°; B, X, 22 r°-v°; C, VII, 28 r°-v°; D, 15 v=) ').

i) L’association de la légende de Lu Tong-pin avec cette grotte paraît assez récente; en eflfet, dans un des textes de l’époque des T'ang gravés sur les stèles jumelles du Lao kiun t'ang (No 97), cette grotte est mentionnée sous le nom de Fa cheng long „La grotte qui

104- èL fllj 'M K'ieoii sien totig „ Grotte du dragon sans cornes devenu un immortel”. D’après la légende, ce dragon sans cornes avait coutume de venir se prosterner devant les poésies que Lîi Tong-pin écrivait sur le rocher; un jour, touché par le pinceau du maître magicien, il se transforma en un dragon à cornes et ailé et disparut (A, XII, 2 r°).

Tong yen konang tien „Salle orientale de la bonne vue”. D’après son nom, ce bâtiment doit être consacré à celle des deux acolytes de la Princesse qui préside à la bonne santé des yeux.

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