Che tvang tien „ Salle des dix rois”. Dans
le bâtiment principal, nous trouvons un dieu colossal à figure dorée et à chapeau à franges ; c’est le dieu du Fo7ig-tou (cf. n° 116), comme nous l’apprend l’écriteau portant les mots „ Salle de Fong-toii ' iii® qui est placé au dessus de l’entrée de cet édifice; à la droite et à la gauche de ce personnage central, deux dieux avec chapeaux à franges ont, l’un la figure blanche, l’autre la figure brune ; huit autres personnages tiennent en main des tablettes kouei-, ces dix statues (8-|-2) représentent sans doute les dix rois des enfers subordonnés à Fong-tou (cf. n° 1 16).
Dans la cour qui précédé ce temple, le bâtiment latéral de l’Est est appelé San fa sseii ^ ^ ; les trois dieux
qui y sont représentés paraissent identiques aux Sa7i ts' ao — ^ que nous avons rencontrés au fond de la cour du Clien lo tien (cf. p. 109, lignes 22 — 24). Le bâtiment latéral de l’Ouest ne porte plus d’écriteau; il renferme six dieux rangés deux par deux.
Après être sortis de la cour, nous nous dirigeons vers le Nord-Est et nous arrivons au point le plus élevé compris dans l’enceinte qui renferme tous les temples précédemment décrits. Nous avons, de là, une fort belle vue sur la plaine
de T'ai-ngan fou limitée au Nord par le T'ai clian (p. il, fig. 3). Nous nous trouvons en ce moment sur le sommet du
Chô-cheoii chan „ Montagne Chô-cheou" ,
comme nous l’apprend une stèle, sur laquelle nous lisons les mots: „ Emplacement du dieu de la montagne Chô-cheou"
cheou chan tche chen wei). C’est
là que, d’après une tradition fort suspecte, le roi Tch'eng, de la dynastie Tcheoii, aurait offert le sacrifice chan à la divinité de la Terre ') ; mais c’est là certainement que ce sacrifice fut accompli en 666 par l’empereur Kao tsong, de la dynastie T'ang, en 725 par l’empereur Hiuan tsong, de la même dynastie, en 1008 par l’empereur Tchen tsong, de la dynastie Song.
A peu de distance à l’Ouest des temples de la montagne Hao-li, se dresse une colline surmontée d’une petite pagode qui forme un point de mire attirant constamment le regard lorsqu’on est dans la campagne de T'ai-ngan fou-, je ne l’ai pas examinée de près, car, notre visite aux dieux des enfers s’étant prolongée, le soleil de la fin de Juin était près du milieu de sa course au moment où il aurait fallu escalader la colline et nous n’avons pas eu le courage de risquer une insolation pour voir un monument qui ne paraît d’ailleurs présenter aucun intérêt historique ; d’après notre carte, cette pagode s’appelle