Chou tchouang yuan „Temple de la
toilette” (B, X, 54 v°; C, VII, 26 r°); c’est le temple où la déesse du T'ai chan fait sa toilette avant de monter sur la montagne. La tour carrée est l’édifice postérieur du temple ; à l’étage inférieur, on a représenté la Pi hia yuan kiun avec ses deux assistantes qui tiennent des paires d’yeux en carton; à l’Ouest de la salle, on voit la statue de la déesse de la Grande Ourse avec ses huit bras: les
trois paires de bras supérieures brandissent le soleil et la lune, un arc et une flèche, une cloche et un poignard ; les deux bras inférieurs tiennent leurs mains jointes. Il est impossible de monter au haut de la tour, car l’escalier est vermoulu ; on y verrait, nous dit le gardien, la déesse qui [ guérit de la toux [K'o souo niang niang).
l-'ig- 31-
Le Chou tchouang yuan (N° 190).
En avant de la tour, comme on le voit bien sur la fig. 31, se trouve un bâtiment précédé d’un porche à trois ouvertures; dans ce bâtiment est une statue de femme avec son double; on appelle aujourd’hui cette divinité la vieille
mère du T'ai chan {T'ai chan lao mou
encore la vieille mère qui n’est jamais née, c’est-à-dire éternelle {Woti cheng lao mou ü semble
donc qu’on en fasse une déesse du T'ai chan, peut-être identique à la Pi hiayuan kiun\ mais, à l’origine, cette déesse paraît avoir été la mère reine d’occident {Si wang mou) ;
nous en avons la preuve dans une inscription de l’année 1609 qui, placée ici-même, relate l’érection du belvédère appelé Belvédère de la mère reine ( Wang mon ko I#
). Ainsi, ce temple était à l’origine un temple de la Si Wang mou-, on y ajouta plus tard la Pi hia y uati kiun et insensiblement la Si wang mou se transforma elle-même en une déesse du T'ai chan.
En sortant de ce temple, nous apercevons le