‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 71 sur 109 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

Prières ‘).

Prière adressée en au dieti du T'ai chan par l'empereur Hiao-wen, de la dynastie des Wei du Nord-).

En la dix-neuvième année t'ai-ho (495), je me permets de faire cette déclaration à la divinité du T'ai chan, Pic de l’Est =>):

Quand le chaos nébuleux fut mis en forme, alors se produisirent les deux principes^);

1) I.es prières qu’on adresse à une divinité nous renseignent sur ses attributions, ‘ car les grâces qu’on lui demande sont évidemment celles qu’elle est capable ^ d’accorder. En recueillant et en traduisant les prières qui, à diverses époques, ont été adressées au T'ai chan, on sera donc informé sur le rôle que joue cette montagne dans la religion Chinoise. On remarquera que ces textes, même quand ils sont fort distants par leurs dates respectives, font souvent appel à des idées identiques ; ils ne sont pas en effet l’expression de sentiments individuels et variables ; ils ne font que répéter des formules consacrées par un long usage ; à ce titre, ils ont une valeur sociale incontestable puisqu’ils nous représentent la conception, non d’un homme, mais d’un peuple, non d’une époque passagère, mais de siècles accumulés. — Les prières qu’on va lire sont tirées pour la plupart de la section Chan tch'ouan tien (chap. XV et XVI)

de l’encyclopédie K ou kin t'ou chou /si tch'eng\ quelques unes se trouvent gravées sur pierre dans la cour du Tai miao\ d’autres enfin proviennent du T'ai ngan bien tchc.

2) Chan tch'ouan tien, ch. XV, p. 5°. Dans le San kouo tche, chap. VII, i b, p. 7 v°, nous lisons que, le quatrième mois de la 19' année t'ai-ho (495), ■

l’empereur envoya un délégué pour offrir au Pic Tai ISSr un sacrifice de II trois victimes (Suovetatirilia') 5 c’est sans doute à cette occasion que fut I composée cette prière. m

3) Ce qui suit est en vers. ■

4) Le ciel et la terre. B

Après que le (Ciel) sombre et la (Terre) jaune eurent été séparés l’un de l’autre, les montagnes et les fleuves devinrent ainsi distincts.

Les quatre cours d’eau ont dans leur sein des divinités; les cinq Pics contiennent des puissances surnaturelles ;

En eux sont concentrées toutes les formes sensibles; ils font sortir d’eux et reçoivent en eux la lune et le soleil.

Le T ai tsong est élevé; le Leangfou est sinueux ').

La montagne verte ^) est abrupte ;

(la colline qui est à sa) base, correspondant au printemps ’) est couverte

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de végétation.

(Le T'ai chan) est le principe de

la naissance pour toutes les sortes

de vivants; il donne la lumière à

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toutes les catégories d’êtres.

En haut il répand son action divine;

en bas il pénètre tout d’un ordre

merveilleux.

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Il soutient et il aide l’excellence transformatrice ; les quatre influences, grâce à lui, se répandent abondamment.

1) Le Tai iso/ig ou T'ai clian est le jne sur lequel on sacrifie au Ciel ; le Lca/tg-fou est la colline basse où on sacrifie à la Terre.

2) C’est le T'ai chan qui est désigné par l’épithète „vert” pareequ’il préside à l’Orient dont la couleur symbolique est le vert.

3) La colline basse du Leang-fou correspond au printemps, origine de toute végétation sur la terre.

MX.

Prière de 495 p C.

Tous les rois

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