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l’inscription; en effet, la partie inférieure de la paroi de rocher avait été endommagée par un feu cju’on avait allume en hiver et c;ui avait fait éclater
la pierre; à l’époque des Ming^ un certain \c Pin regrava io8
caractères et le travail de réfection fut terminé, au début du règne de K^ien-
long^ par le ta hîo che Tchao Kouo-Un
Au-dessus de l’inscription se trouvent répétés les quatre mots
Ol
m en caractères de 50 centimètres de haut disposés en deux colonnes;
ils ne sont pas reproduits sur mon estampage. — A la suite de 1 inscription se trouvait gravée, en caractères plus petits, la liste des noms des officiers qui accompagnaient l’empereur Hiuan tsong\ elle a presque entièrement disparu sous les surcharges qu’on a faites à l’époque des Mmg\ les débris en ont été recueillis dans le Chan fso kin che tche (chap. XII, p. 18 v -22 1 ).
Le texte de cette inscription a été inséré dans le Kieou T ang chou (chap. XXIII, p. 9 v°-lo r°), mais avec de nombreuses inexactitudes, qui ne sont peut-être pas toutes involontaires, comme 1 ont montré les auteurs du Chan ISO kin che tche (chap. XII, p. 23 r"). On trouvera un texte plus correct dans le Kin che tsouei pieu (chap. LXXVI ; c’est celui que reproduisent les pages 316 — 317 du présent ouvrage), dans \e. Chan tso kin che /r/it’ (chap. XII, p. 16 v°-i8 v°), dans A, IX, 3 v" et suiv., dans B, XV, 17 v'’-20 r®, et dans un grand nombre de traités épigraphiques.
Eloge commémorant le T'ai chan ').
J’occupe la dignité impériale depuis quatorze années. Je me préoccupe cependant de mon manque de vertu; je suis ignorant de la parfaite raison. La fonction que j’exerce est difficile à exercer; le calme que je dois maintenir est difficile à maintenir. Maintenant, je ne sais point encore si je n’ai pas commis quelque offense envers les dieux ou envers le peuple et mon cœur se trouve ballotté dans une vaste inondation comme si je traversais un grand fleuve. Grâce à la protection que l’Empereur d’en haut a fait descendre sur moi et grâce à la prospérité accumulée par les souverains mes prédécesseurs, mes principaux ministres et la foule de mes fonctionnaires unissent leurs efforts pour réaliser la perfection impériale. Tous les pays compris à l’intérieur des quatre mers sont unis dans la concorde ; les cinq règles fondamentales pénètrent partout. Les moissons s’annoncent belles et mûrissantes; les hommes mettent en pratique l’harmonie universelle.
Mes officiers de tous grades ont donc délibéré ensemble et le concert de leurs voix m’a exhorté à faire les sacrifices fong et chan, disant qu’il n’y a pas de plus grand acte de piété filiale que de témoigner son respect à son père, disant qu’il n’y a pas de plus auguste cérémonie que
i) La transcription de la p. 316 omet le mot par lequel débute le
titre. — Au-dessous du titre doivent se trouver les mots
^composé par l’empereur ; écrit par l’empereur.” Ces mots n’ont pas été reproduits sur mon estampage.
; mais, à la fin de
2) Pour dire „année”, on emploie ici le mot ; n l’inscription, dans l’énoncé de la date, on trouve le mot ; les deux mots étaient donc employés concurremment; ce n’est en effet que la première
fut substitué d’une manière absolue
année t'ien-pao (742) que le mot au mot
3) Les règles qui président aux cinq relations sociales entre prince et sujet, père et fils, frère aîné et frère cadet, mari et femme, ami et ami.
d’adresser une déclaration au Ciel. Puisque les gages célestes étaient venus et puisque les espérances des hommes étaient à leur comble, les prières instantes (de mes officiers) n’ont pas pris fin et mes refus répétés n’ont pu être maintenus. Alors donc moi, avec mes quelques ministres, j’ai examiné le chapitre Yii tien ') et j’ai expliqué les règlements des Han"^). Puis j’ai déployé le prestige de mes six armées impériales; j’ai fait trembler d’épouvante les neuf régions; les guidons et les étendards étaient rangés en bon ordre; les soldats et les chevaux gardaient ^le silence ; quelle majesté ! quelle régularité ! quel beau spectacle ! quelle pompe ! ainsi je suis arrivé au l'ai tsong-, ce fut conforme à ce qui devait être.
Le Eul ya dit que le T'ai chan est le Pic de l’Est ; le Tcheou koiian dit qu’il est la montagne dominatrice de la province de Yen. Il est véritablement le petit fils du Ciel-Empereur *') ; il est influences réceptacle de la foule des surnaturelles. Par sa situation, il est le principe initial de tous les êtres vivants et c’est pourquoi on l’appelle Tai^)-, par sa position,
1) Le chapitre Chouett tien de Chou king où il est question de la tournée d’inspection faite par l’empereur Choiien ; le sacrifice accompli par ce souverain sur le Tai tsong ou T'ai chan était invoqué comme un précédent par ceux qui discouraient sur les cérémonies fong et chan.
2) L’empereur IVou.^ en iio av. J.C., et l’empereur /Couang-ivou., en 56 p.C., ayant accompli la cérémonie fong., on trouvait dans les règlements des Han plusieurs indications concernant ce sacrifice.
3) L’expression est tirée du Che king (section Tcheou song.,
décade i, ode 8).
4) La tradition veut que la première rédaction du dictionnaire Eul ya ait été faite par le duc de Tcheou ; c’est pourquoi cet ouvrage est invoqué ici comme le plus ancien texte attestant le rôle éminent attribué au T'ai chan.
5) Voyez le Tcheou /f, à l'article Tche fang che\ trad. Biot, t. II, p. 271.
paraît être l’abréviation de Hao t'ien chang ti „le Ciel
souverain, Empereur d’en haut.” La proposition que le T'ai chan est le petit-fils du Ciel se trouve dès le troisième siècle de notre ère dans le Po wou tche de Tchang Houa (chap. I, p. 4 r°).
7) Nous avons ici une de ces explications par homophonie qui ont été
il est le chef des cinq Pics et c’est pourquoi on l’appelle tsong '). Depuis l’antiquité ceux qui ont régné, quand ils ont reçu le mandat et ont inauguré une nouvelle dynastie, c’est en ce lieu qu’ils se sont adressés au Ciel et à la Terre pour leur présenter l’œuvre glorieuse qu’ils avaient accomplie; c’est là qu’ils ont rangé leurs plans et leurs écrits pour rappeler leurs noms et leurs titres ^).
Pour moi, je continue la lignée des souverains qui m’ont précédé et maintenant je me conforme aux règles qu’ils ont établies*). En vérité, je désire témoigner ma reconnaissance pour le mandat que le Ciel sombre m’a accordé dans sa bienveillance, et demander le bonheur pour la multitude de mon peuple. Ce n’est point que j’ose regarder en haut jusqu’à la plus lointaine antiquité et m’égaler aux neuf souverains \
J’ai donc disposé un autel et une aire au bas de la montagne ; j’ai accepté ce que m’offraient les diverses régions pour contribuer au sacrifice. En personne j’ai accompli la cérémonie foyig et allumé un bûcher au sommet de la montagne; j’ai espéré par cette seule offrande entrer en communication avec les dieux. Tout cela est d’ailleurs *') conforme au
en grande faveur en Chine; le mot tai est considéré comme l’équivalent
du mot à peu près homophone t'ai qui signifie „embryon, foetus” ; voilà pourquoi la montagne qui est l’origine de tous les êtres est appelée tai. Cette théorie est celle du Fong sou t'ong de Ying Chao (fin du deuxième siècle).
2) Ainsi se trouve expliqué le terme Tai tsong par lequel le
T'ai chan est désigné dans le chapitre Chouen tie?i du Chou king.
3) Allusion à la tradition suivant laquelle soixante-douze souverains de l’antiquité auraient accompli le sacrifice fong sur le Tai chan] cf. p. 17, lignes 2 — 5.
4) C’est le mot qu’on lit sur l'inscription.
5) D’après une tradition que rapporte Sseu-ma Tcheng (trad. fr., t. I, p. 19), les neuf souverains de l’homme sont ceux qui succédèrent aux souverains du ciel et aux souverains de la terre ; ils sont à l’origine de l’histoire humaine.
6) Lisez
principe qui veut qu’on aille dans un lieu haut pour exalter le Ciel et qu’on se rende dans un endroit étendu pour magnifier la Terre.
Ainsi, le jour keng-yin du second mois d’hiver, j’ai accompli les sacrifices au Pic oriental ; j’ai fait l’offrande lei à l’Empereur d’en haut ') et je lui ai associé mon (ancêtre) Kao tson\ tous les dieux qui sont dans le ciel sans exception descendirent. Le lendemain, j’ai célébré le sacrifice cJian sur le Ch'o-cheoit et j’y ai fait participer mon auguste père défunt; j’ai sacrifié à la divinité souveraine de la Terre; de tous les dieux qui sont dans le sol, il n’y en eut aucun qui ne montât. Puis, le jour jen-tch'en, je donnai audience à la foule des princes. Le plus haut dignitaire s’avança et dit: „Le Fils du Ciel a reçu les gages de la faveur céleste et est gratifié d’un immense bonheur; nous tous, ses sujets, nous nous prosternons la tête contre terre en lui souhaitant mille et dix mille années de vie.” Les félicitations s’échangèrent et la joie fut communicative. On s’exhorta à la vertu.
Si l’univers est bien ordonné et si les excellentes relations sociales sont régulières, c’est grâce au mérite qu’ont en ce moment les trois directeurs^) et les cent officiers; si tous les êtres vivants ont leur principe en keng et si la foule des hommes vaque à ses occupations normales, c’est grâce au mérite qu’ont en ce moment mes divers gouverneurs de provinces et la multitude de leurs fonctionnaires. Mes quelques frères pratiquent avec sincérité la piété filiale et l’amitié
5) Sur le sacrifice /«, voyez le chapitre Chouen tien du Chou king\ cf. Sseu-nta Ts'ien^ trad. fr., t. I, p. i.
2) — ^ est l’équivalent de ce sont les trois plus hauts
dignitaires de l’empire. Cf. Che king^ Siao ja, IV, ode i str. 2.
est le titre d’une ode perdue du Che king au sujet de laquelle la Préface du Che king dit : „L’ode Yeou keng parle de la manière dont tous les êtres se développent en conformité avec leur vraie nature.” Cf. Legge, C.C., vol. IV, prolégomènes, p. 64.
fraternelle et donnent leur exemple à toutes les principautés ; ô heureuse époque! Mes lettrés ont ordonné les rites; mes archivistes ont composé la musique; le Ciel et la Terre poursuivent avec harmonie leur mouvement; ô heureuse époque !
Si les barbares Man et Yi, jfong et Ti, viennent par le moyen d’interprètes multiples m’apporter leurs tributs, c’est grâce à l’action transformatrice d’une lignée de saints et ce n’est pas moi qui ai provoqué leur amour; si les cinq manifestations surnaturelles ') et les cent choses précieuses arrivent de jour en jour et se rassemblent de mois en mois, c’est grâce à l’évolution qui a amené une conjonction de prospérités et ce n’est pas moi qui ai ému (les dieux).
Que dorénavant et en toute occasion j’occupe ma haute dignité avec précaution, que j’unifie les règles qui émanent du souverain, que je rende uniformes les* lois pénales, que j’arrache les institutions devenues trop vieilles, que je complète ce qu’il y a de défectueux dans mon gouvernement; que je maintienne la simplicité et que j’évite d’être tracassier; que je songe à dresser (en ma personne) la perfection humaine afin qu’on voie (en moi) la règle céleste.
Certes, quand le Ciel fait naître la multitude des hommes, c’est au souverain qu’il appartient alors de la gouverner ; quand celui-ci sait faire profiter le monde d’un profit excellent, il a compris comment on devait servir le Ciel. Quand la î Terre est bienfaisante pour les êtres qu’elle supporte, c’est 1 au souverain qu’il appartient alors de l’aider; quand celui-ci S sait faire vivre les myriades d’hommes d’une vie abondante, il 1 a bien vu comment on devait servir la Terre. Quand ce qui concerne le Ciel et la Terre a été ainsi bien compris ,
i) D’après une glose de la préface du commentaire du Tso tchouan par Tou Yu les cinq manifestations surnaturelles ^ sont; le quadrupède
merv’eilleux appelé //«, l’oiseau merveilleux appelé fong^ la tortue, le dragon et le tigre blanc. Voyez F'd wen yun fou^ s.v.
et bien vu, les mânes et les dieux se manifestent (par leurs bénédictions).
Pour ce qui est de mon aïeul cultivé et de mon sage père défunt'), leurs pures essences sont dans le ciel; ils disent: ^Excellent est notre jeune descendant. Il a été capable de faire une offrande à l’Empereur d’en haut. Puisque le parfum agréable (de cette offrande) s’est trouvé convenir à l’Empereur (d’en haut) ^), en bas il y aura grande prospérité”. Je réponds: „Moi, Long-ki^), arrière-petit-fils de Wen-wou^), empereur de la dynastie T'ang, à ma naissance j’ai été gratifié d’un mandat nouveau; je continue et j’agrandis un ancien patrimoine. Je garde éternellement la dignité qui m’a été conférée par le Ciel ; mes descendants en hériteront. Moi, votre jeune fils, j’ose en votre présence élever le ^ bienheureux mandat conféré par l’Empereur d’en haut et ! maintenant à mon tour, avec l’aide de mes fonctionnaires ' de tous grades, je continuerai à assurer le repos de la j multitude du peuple ; je me propose de dépasser les mérites
1 l) Dans le chapitre XXIII du Küoii T'ang chou^ nous avons lu (voyez j plus haut p. 225, ligne 8 et p. 229, lignes 21 — 22) que Kao tsou avait été
I associé au sacrifice fong et youei tsong au sacrifice chan. Ce sont ces deux
I empereurs qui sont évoqués ici; Jotiei tsong était le père de Hinan tsong] I /^ao tsou était le trisaïeul de Hiuan tsong] c’est ce qui justifie le terme de
i S ül qui lui est appliqué ; il est à remarquer cependant que, d’après
certains commentateurs du Chou king^ cette expression devrait s’appliquer à l’ancêtre à la cinquième génération, c’est à dire au père du trisaïeul (cf. Sseu-ma Ts'ien^ trad. fr,, t. I, p. 56, n. 4 et p. 64, n. 3; dans le chapitre
Chouen tien du Chou king^ les termes X jiïl et B il paraissent être synonymes).
2) Je construis la phrase sur le modèle de la phrase
ÆSb# ^ du Chou king (chap. Yi hitin] Legge, C.C., vol, III,
p. 195 et note.
3) Long-ki ^ est le nom personnel de l’empereur Hiuan tsong
{Kieou T'ang chou^ chap. VIII, p. i r®).
4') Wen'wou est le nom posthume de l’Empereur T'ai tsong^
arrière-grand-père de Hiuan tsong {JCieou T'ang chou^ chap. II, p. i r°).
de mes prédécesseurs et de prévenir les malheurs qui pourraient arriver à mes successeurs. Si un seul homme agit mal ‘) que les dix mille régions m’en fassent un crime; si moi, l’homme unique, je reste vertueux jusqu’à la fin ^), que le Ciel souverain me connaisse. Je ne tiens à haut prix que la pratique de trois vertus qui sont; bonté, modération, humilité. La bonté signifie l’acte de couvrir d’une manière illimitée s); la modération est ce qui enseigne à faire cas de l’avenir. Celui qui est orgueilleux, les hommes l’abaissent; celui qui est humble, le Ciel l’agrandit ^). Puisqu’il en est réellement ainsi, les règles sont faciles à observer, les principes fondamentaux sont aisés à garder. J’ai poli une surface de rocher et j’y ai gravé une notice en or pour que les hommes à venir, en écoutant mes paroles connaissent mon cœur, en voyant cet effet sachent quel en -fut le principe '^).
L’éloge en vers est ainsi conçu :
(ire strophe)
Quand le Ciel eut fait naître les hommes, — il établit le prince pour les gouverner.
Quand le prince a reçu le mandat, — il sert le Ciel comme s’il en était fils.
Les générations passent et ne restent pas; — les hommes viennent sans interruption.
Ceux dont la vertu fut insuffisante disparaissent entièrement;— ceux dont la conduite fut haute s’élèvent.
1) J’attribue à l’expression la valeur qu’elle a dans le Che king
{Ta ya^ I, ode 7, str. i).
2) La valeur de l’expression est déterminée par une ode du C/i(
king {Ta ya^ III, ode i, str. i).
3) Comme le Ciel qui couvre et protège tous les êtres.
4) Cf. Chou king^ chap. Ta Yu rno: „L’orgueil appelle la diminution; l'humilité reçoit l'agrandissement”. Legge, C.C., vol. III, p. 65.
5) Les lettres de l'inscription étaient primitivement dorées; cf. p. 315.
6) C'est-à-dire que, en voyant l'inscription qui est une expression des
(2e strophe)
Très majestueux fut Kao tsou ; — très glorieux fut T'ai tsong.
S’étant substitués au gouvernement des Souei '), — ils possédèrent entièrement les dix mille principautés.
Leur vaste territoire fut infini comme le ciel; — les fiefs qu’ils conférèrent furent immenses comme la terre.
Leurs talents militaires obtinrent une soumission complète^); — leurs qualités pacifiques manifestèrent un accord parfait avec leur époque.
(3e strophe)
Kao tsong étudia l’antiquité; — sa vertu bienfaisante s’étendit partout.
Très tumultueuses les neuf sortes de peuples barbares — dès le premier coup de tambour furent écrasées et pacifiées.
sentiments de l’empereur, la postérité saura quels ont été ces sentiments.
l) Le nom de la dynastie Souei
est ici écrit
il en’ est de même
dans l’inscription funéraire de Houang-fou Tan dont nous
possédons l’estampage à la Bibliothèque nationale (Courant, Catalogue^ n° 1178); l’inscription de Houang-fou Tan n’est pas datée, mais elle a dû sans doute être gravée sous les T'ang^ au début de la période tcheng-kouan {Houa?t yu fang pei lou^ chap. III, p. i v°). On sait que le caractère qui devint
le nom de la dynastie Souei s’écrivait primitivement ; mais, quand le duc du royaume de Souei fut devenu empereur, il craignit que
le signe de marche ^ inclus dans le caractère n’eût une mauvaise
influence sur les destinées de sa dynastie en l’obligeant à ^partir” ; il supprima donc ce signe, et le caractère devint (voyez les notes critiques à
la fin de la table des matières du Souei choti^ Aa.nsVéàitionàe Chang-hai Il est vraisemblable que les T'ang^ qui n’avaient point lieu de regretter que la dynastie Souei fût „partie” puisque cela leur avait permis de prendre sa
place, rétablirent l’ancienne orthographe Ira' .
2) L’expression se retrouve dans le Che king (section Chang song^
ode IV, str. 6; Legge, C.C., vol. IV, 642).
En ce qui concerne les rites, il exécuta les cérémonies fong et chan-, — en ce qui concerne son mérite, il égale Chouen et Yti.
Très escarpé le Tai tsong') — fêta notre divin souverain.
(4e strophe)
Tchong tsong poursuivit l’évolution; — les anciens territoires furent renouvelés ^).
Joiiei tsong continua l’œuvre glorieuse; — tout l'empire se soumit à sa bonté.
Se rendant dignes de respect et tournés vers le Sud, — leur influence transforma et affermit les êtres.
La cérémonie d’annoncer la réussite, — ils en laissèrent le soin à leur descendant.
(5e strophe)
Moi qui ne suis que leur jeune fils peu considérable, — j’estine lourd l’héritage que j’ai reçu de ces cinq hommes saints.
(Si j’accomplis les cérémonies fong et chan), ce n’est pas que je vante la hauteur de mon mérite; — ce n’est pas que je m’enorgueillisse de l’excellence de ma vertu.
Je ne fais que me conformer avec respect aux règles des sacrifices — et prendre grandement soin du mandat éternel.
Si ma sincérité absolue touche le Ciel, — qu’il répande le bonheur sur la multitude de mon peuple.
1) Le T'ai chan sur lequel Kao tsong célébra, au milieu de réjouissances publiques, la cérémonie fong.
2) C’est à dire tout simplement que Tchong tsong conserva le territoire de l’empire dans son intégrité.
{6e strophe)
Ceux qui, dans l’antiquité firent le sacrifice fong sur le T'ai chan — furent au nombre de soixante-douze souverains *).
Les uns firent le sacrifice chan sur le — les
autres firent le sacrifice chan sur le Yun-yun.
Leurs vestiges ne se voient plus, — mais leur renommée s’entend encore.
(S’ils célébrèrent ces cérémonies, ce fut) pour continuer avec respect ce qu’avait fait l’ancêtre éclairé ^), — pour couvrir d’éclat les anciennes actions glorieuses.
(7e strophe)
Grâce aux vaines exagérations des magiciens — et aux livres des lettrés à l’esprit étroit.
Des princes licencieux ^) recherchant l’immortalité — employèrent faussement les lattes et les jades destinés aux dieux ®).
Mais les Ts'in rencontrèrent la calamité du vent et de la pluie®); — les Han souillèrent la liste continue ‘).
1) Cf. Sseu-ma Ts'ien^ trad. fr., t. III, p. 423 — 424.
2) La montagne n’apparaît pas dans le texte de Sseu-ma Ts'ien\
elle est vraisemblablement indentique à la montagne sur laquelle,
d’après le Fong sou t'ong (chap. II, p. 3 r°) de Ying Chao^ les trois souverains de la haute antiquité auraient fait le sacrifice chan.
3) Sur cette expression il et sur les débats auxquels elle a donné
lieu, voyez Sseu-ma Ts'ien., trad. fr., t. I, p. 56, n. 4. Ici o’ailleurs le rôle et la personnalité de l’ancêtre éclairé paraissent difficiles à déterminer.
4) Allusion à Ts'in Che houang ii et à l’Empereur Wou (140 — 87 av. J.-C.J de la dynastie //an.
5) C’est à dire ; firent à tort le sacrifice /ong où on se servait de tablettes de jade recouvertes par des lattes de la même substance.
6) Allusion à la mésaventure de Ts'in Che houang ti lorsqu’il monta sur le T'ai chan. Cf. Sseu-ma Ts'ien.^ trad. fr., t. II, p. 140 et t. III, p. 431.
7) En l’an 54 p.C., l’empereur Kouang-wou.^ sollicité de faire la cérémonie
(En effet), comme leur vertu n’était pas d’accord avec le Ciel, — ils s’exposaient à recevoir un affront.
La sage conduite consiste à surveiller le bon gouvernement; — la gloire ne s’acquiert pas en se laissant aller aux désirs.
J’ai gravé mes sentiments sur cette roche abrupte — pour les annoncer publiquement à la multitude des pics de la montagne.
Fait sous la grande dynastie T'ang, la quatorzième année k'ai-yuan (726), l’année étant marquée des caractères kingyin '), le neuvième mois dont le premier jour était le jour yi-hai, le douzième jour qui était le jour king-siu.
fong s’y refusait en disant : „Pour quel motif souillefais-je la liste continue des 72 princes?” Voyez plus haut, p. 158 — 159. Cette parole était un blâme indirect à l’adresse de l’Empereur Wott (140 — 87 av. J.-C.) qui, lui, n’avait pas craint de célébrer le sacrifice que les 72 princes di la haute antiquité passaient pour avoir offert sur le T'ai chan.
est l’équivalent de
l’équivalent de , de même que, plus bas.
'tej', '
l'ig- 53- T'ai yin pei.
Inscription de 1008 p.C.
Inscription de lati 1008 ').
Eloge relatant l’ascension sur le T'ai chan, remerciant pour les écrits célestes et relatant les exploits des deux saints *).
L’empereur a composé et écrit ce texte et en même temps il a fait le titre en caractères tchouan.
D’après ce que j’ai entendu dire, unifier les territoires et agrandir l’instruction vertueuse, assurer le calme à toutes
1) Cette inscription, dont on peut voir la photographie sur la fig. 26 (p. 100),
et dont j’ai reproduit l’estampage sur la fig. 53, est formée de cinq énormes dalles dressées sur un soubassement et surmontées d’un chapiteau. Elle mesure environ 8 mètres de longueur à la base et la partie inscrite a une hauteur de 2 m. 90. Elle se trouve au Sud de la ville de T'ai-ngan fou^ à quelque distance à l’Est de la porte Sud de la cité (voyez plus haut, p. 99, n® 143); elle fait face au T'ai chan et est par conséquent tournée vers le Nord 5 de cette orientation vient le nom populaire de yin tseu pci sous
lequel elle est connue. On trouvera le texte de ce monument dans le Kin the ts'ouei pien^ chap. CXXVII, p. i et suiv. (c’est le texte que nous avons reproduit plus loin, pages 330 et 331), dans A, XIII, 25 r® et suiv., dans B, XVI, 2 r° et suiv., dans C, XI, 18 r° et suiv., etc.
Le T'ai chan tao H ki de Nie Wen nous apprend que cette inscription avait été gravée en double exemplaire ; l’un est celui que nous avons pu photographier et estamper au Sud de la ville de T'ai-ngan fou\ le second se trouvait au sommet du T'ai chan^ sur une paroi de rocher appelée le T'o sing fong^ à l’Est de la grande inscription de 726 que nous avons reproduite et traduite plus haut ; ce second exemplaire a été détruit par les surcharges qu’y ont faites des visiteurs plus soucieux de leur propre renommée que de la conservation des antiquités nationales.
2) Cf. p. 114, lignes i — ii.
3) Les deux saints sont les deux empereurs T'ai tsou (960 — 975) T'ai
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