N° II
Notice inscrite sur pierre à l’occasion de la réfection du temple du Pic *).
Le rang du T'ai chan en fait le premier parmi tous les pics; il a été appelé vénérable dès la plus haute antiquité ; on lui a accordé des distinctions et on lui a offert des sacrifices de la manière la plus honorable; de ce haut grade qu’il a obtenu, personne n’a jamais rien osé retrancher. Le lien qui le rattache aux livres canoniques est d’ailleurs très ferme; si nous faisons remonter notre examen jusqu’au Che king et au Chou king, nous voyons qu’ils sont les premier^ à faire mention de lui au temps du prince de yu{= Chouen) et de la période florissante des Tcheoti. Sa grande perfection était belle et brillante; sa haute prospérité était grande et importante; on ne le mentionne que lorsque l’empereur inspectait les fiefs ou lorsque les seigneurs venaient
1) Cette stèle dont la partie inscrite, mesure 3 m. 80 de haut sur i ra. lo de large, se trouve abritée sous un pavillon dans la partie orientale de la seconde cour du Tai miao. Elle est rédigée en chinois et en mandchou. Le texte chinois est reproduit dans le T'ai-ngan hien tche^ chap. I, a, p. 13 v“-l5 v®. (cf. p. 139, lignes 17 — 19); c’est cette reproduction qu’on lira ci-après (p. 388 — 391)) je n’ai pas pu faire figurer dans ce volume l’estampage lui-même dont le texte eût été illisible, vu la trop forte réduction à laquelle il aurait fallu le ramener ; mais on pourra consulter cet estampage au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale.
2) Allusion au nom de Tai tsong sous lequel le T'ai chan est
mentionné dans le chapitre Chouen tien du Chou king.
faire un rapport sur leur administration '), occasions solennelles et sublimes, et je ne sache pas qu’on parle jamais de lui à la légère. En ce qui concerne les pièces de soie qu’on lui offrait et les choses diverses qu’on lui présentait, les quantités et les règles étaient tout particulièrement considérables et impor-
i) Mencius, I, b, 4, § 5 : „Quand le Fils du Ciel se rendait chez les seigneurs, cela s’appelait inspecter les fiefs ; cette expression signifie qu’il
inspectait les territoires donnés en garde, truand les seigneurs venaient rendre hommage au Fils du Ciel, cela s’appelait faire un rapport sur l’administration PIl ]{^ j cette expression signifie qu’ils faisaient un rapport sur la manière dont ils s’étaient acquittés des devoirs de leur charge.”
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