‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 93 sur 109 · ijii ^ ^ il S= lü 'l · texte numérisé non relu

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2) Voyez la photographie d’un de ces arbres dans l’album de ma AFsscon archéologique dans la Chine septentrionale, plauche CCCCLXXXII, N® U 59.

pratiques; elle n’est autre que l’adoration de la puissance du sol qui s’exalte dans le port majestueux de l’arbre.

L’arbre était si bien le symbole de la vitalité du dieu du sol que, sur l’autel du dieu du sol de la dynastie vaincue, on le supprimait pour montrer que le dieu était mort; c’est d’ailleurs ce qui permettait d’élever une construction audessus de cet autel, car il est évident qu’on n’aurait pas pu enfermer un grand arbre dans une maison. „Si on regarde, dit Lieou Fang dans sa requête de 500 environ p.C., les dessins faits par divers auteurs pour illustrer les rites, on verra que, sur les dessins représentant les autels des dieux du sol et des moissons, ils figurent un arbre pour l’un et pour l’autre; mais, pour l’autel du dieu du sol avertisseur et pour celui du dieu des moissons avertisseur, il n’y a aucun arbre ').”

Comme on le voit, l’autel qui devint, à partir des Han, l’élément essentiel dans l’endroit consacré au dieu du sol, n’était à l’origine qu’une esplanade au centre de laquelle s’élevait un arbre et cet arbre était véritablement le dieu du sol. Cependant, si nous remontons à des époques plus reculées encore, il semble qu’on entrevoie un temps où le dieu du sol était, non pas un arbre isolé, mais un bois sacré. Mo tseu, qui écrivait vers 400 av. J.-C., nous dit : „Dans l’antiquité, Yu {Chouen) et les saints rois (fondateurs) des trois dynasties Hia, Chang et Tcheou, le jour où ils établirent leur empire et tracèrent le plan de leur capitale, ne manquèrent pas de choisir le tertre principal du royaume pour le

1) Wei chou, chap. LV, p. 6 v° : ^ ^ ^ [gj ^ fi ^ |0

2) A/o tseu , chap. VIII, p. 6 v°, section 7niug kouei :

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constituer en temple ancestral et ne manquèrent pas de choisir les arbres à la plus belle frondaison pour en faire le bois sacré.” Le mot , dont se sert Mo tseu dans cette dernière phrase, désigne un bouquet d’arbres, et, comme il est question ici de l’aménagement d’une capitale où il fallait tout d’abord établir le temple ancestral et le dieu du sol, il est évident que ce bouquet d’arbres n’est autre que le bois sacré représentant le dieu du sol.

Nous arriverons à la même conclusion en étudiant un texte extrêmement ancien où nous trouvons en réalité le premier exemple que nous ayons d’une prière adressée à un dieu du sol. Au temps de T'ang le vainqueur, fondateur de la seconde dynastie ') „il y eut une grande sécheresse

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i) Le texte qu’on va lire est tiré du livre de Lu Pou-wei g % i- (+ 235 av. J.-C.), intitulé Im che tch'ouen ts'ieou^ chap. IX, p. 4

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