LE TAILLEUR DE PIEHUES
VOUS avez pensé depuis que vous ôtes né, est la science suprême. Esl-cc que vous n'avez jamais cherché à entendre parler de hii par de pkis savants que vous; à savoir les difTcrcnts noms qu'on lui a donnés dans les diflérents ûgcs de la terre, dans les diflercntes langues et dans les différents cultes des peuples ? En un mot , vous qui étiez tout amour et tout prière devant notre souverain 31aître à tous , ne lui récitiez -vous pas aussi un acte de foi en lui , un Credo , connue on dit en latin à l'église ? Et quel était ce Credo, que vous vous étiez sans doute fait à vous-même par votre perpétuelle adoration ?
LUI. Oh ! monsieur, mon Credo, il n'était pas long ! Il consistait en peu de paroles : « Vous êtes avant tout , vous êtes partout et vous serez après tout. Je sors de vous, je serai rappelé à vous, je ne puis rien savoir hors de vous. Je désire croire de vous ce qu'il vous plaira de m'en faire connaître ; je ne puis pas avoir le regard plus long que les yeux. C'est à vous d'y peindre votre image comme vous voulez que je l'adore ! Mon esprit est petit ; j'aurai beau l'étendre , vous le déborderez toujours! Faites-moi croire vous-même ce que vous voudrez ! •< La bête du bon Dieu que vous voyez là, et qui s'épanouit des ailes sur cette mousse, ne peut pas faire son Credo au soleil ; elle ne peut pas lui dire : ««Tes rayons sont ceci ou cela; » mais
t'Ue lui dit : " Je sens que tu me chaulï'es et je te bénis ! « J'étais aussi simple que cette bête du bon Dieu , monsieur , et mon Credo était , je pense, à proportion de l'homme à l'insecte, comme le sien.
MOI. Mais est-ce que personne ne vous parlait de ce Dieu que vous aimiez tant, et ne vous enseignait-on pas à l'adorer et à le servir dans telle ou telle croyance ?
LUI. Non , monsieur ; il n'y avait pas d'églises ouvertes et de prêtres payés par la république en ce temps-là. Tout le monde croyait ce qu'il voulait; on adorait le bon Dieu à sa fantaisie. Il y en avait même qui ne l'adoraient pas du tout, parce qu'ils disaient que les prêtres s'étaient entendus avec les rois ou les chefs pour le mettre dans leur parti , et pour posséder ainsi la terre en son nom. « Et quand ça serait, que je leur disais, est-ce une raison pour renier votre père , parce qu'on lui a donné un autre nom que le sien, ou parce qu'on aura fait un faux en son nom ? » Ces hommes , qu'on appelait des athées , me faisaient bien de la compassion, croyez -le. Il me semblait qu'ils étaient plus privés de vue dans leur àme que mon frère Gratien dans les yeux. Je les évitais tant que je pouvais et je priais pour eux en particulier, comme pour des créatures plus malheureuses que les autres. Au contraire, je me sentais attiré vers ceux qui avaient
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une icligion , n'iiii[)oite laquelle, el (jui se niellaient à genoux (icvanl quelcjue chose , n'importe quoi , |tourvii (pie ce fût de bon cœur el de bonne loi, parce que je nie disais à moi-môme : « Ceux-là ont deux yeux de dedans comme moi ; ils voient le bon Dieu sous une ligure ou sous une autre ; ils cherchent à le voir, à le connaître el à l'adorer , du moins ! Ça leur fait honneur et ça les rend bons ; car on peut bien être faible , mais on ne peut pas être méchant quand on se croit en présence de la suprême bonté. » Je fus content, sans savoir de quoi, quand on rouvrit les temples , et que la nation reconnut un Dieu et tous les cultes qu'on voudrait librement lui rendre, « Ah ! que je me dis, voilà un peuple ; auparavant nous n'étions qu'un troupeau. »
MOI. Et vous étiez-vous donc fait une religion à vous-même, alors, pour honorer et servir Dieu avec ceux-ci ou avec ceux-là , dans ime église , dans un temple ou dans une association de frères s'entendant entre eux pour rendre hommage et obéissance au souverain Maître ?
LUI. Non , monsieur , je ne m'en étais pas fait encore en ce temps-là, ni avec moi-même ni avec les autres ; je priais et je servais tout seul , selon mon idée , parce que , voyez-vous , j'allais continuellement de chantier en chantier, de ville en ville , d'un pays à un autre , et que je fréquentais
loule espèce de sociétés parmi mes pareils, qui avaient toute espèce de religion , ici philosophes, ici catholiques , ici protestants , ici rien du tout. Chacun disait ses raisons et maudissait les autres en attendant qu'il pût les persécuter ou les tuer. Je n'étais pas capahle déjuger entre eux. Seulement, je me disais en moi-même : « Quel malheur et quelle honte que tous ces gens-là se disent ainsi des injures les uns aux autres au nom de leur père à tous ! Et quel crime et quelle impiété qu'ils invoquent tous les gendarmes , les bourreaux , les échafauds , pour emprisonner, torturer, tuer ceux qui ne voient pas leur nuage dans le ciel de la même forme et de la même couleur qu'eux ! Si quelqu'un est véritablement du bon Dieu parmi eux, c'est bien sûr le plus miséricordieux ; car une religion qui emprisonne, qui brûle et qui maudit, ça ne peut pas venir de bonne source , ou bien ça a été bien changé en route, et, à la place de l'eau du ciel, ça fait boire aux hommes le sang des bourreaux. » Je n'avais donc pas d'autre catéchisme alors , monsieur , que celui-là pour m'éclairer à travers toutes ces religions que je traversais de contrée en contrée : « Adore et prie avec tout le monde , et ne crois qu'avec toi-même. » Car c'est toujours bon d'adorer et de prier avec les hommes ; mais quel-, quefois c'est mauvais de croire comme eux quand ils croient des choses contre nature, contre la gran-
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dcur et cuiilrc la bouté de Dieu ! • En uu mol, que je me disais , laisse dire eeux-ei et ceux-là, sans te disputer avec eux sur ce que lu ne sais pas, ni eux non plus. Crois avec tous ce qui est bien , et ne ci'ois avec personne ce qui est mal ! » Voilà le catéchisme d'un pauvre homme que je m'étais fait, monsieur. Et si vous me dites : «Mais qui est- ce qui t'apprenait à distinguer ce qui était bien de ce qui était niai ? » Ah ! dame, monsieur, je ne saurais l)as trop quoi vous répondre. C'était une voix en dedans de moi que je ne taisais pas parler, mais (lui p;n'lait de soi-même pour dire oui ou non , sans réplique, dans ma poitrine. C'est cette voix que les savants appellent conscience , et que nous autres , pauvres gens , nous appelons le gros bon sens. Ça ne dispute pas , mais ça ne se trompe pas pourtant ; ça ne sait rien dire , mais ça sait tout juger, voyez-vous ! Il faut bien un dernier mot au lond de l'homme , monsieur , quand il débat avec lui-même et qu'il ne sait pas à qui entendre. Eh bien! cette conscience, c'est le dernier mot! Et ce dernier mot de tout, c'est Dieu qui l'a écrit en nous , comme on écrit la route de temps en temps sur les poteaux du chemin, pour qu'on ne se trompe pas de route.
Il y avait, par exemple, un vieux tailleur de pierres, Hongrois de nation, qui avait travaillé à je ne sais pas combien d'églises, de temples, de
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chapelles, de minarets, de mosquées, de pagodes, de pyramides dans toute la terre, depuis un pays qu'il appelait l'Inde, jusqu'à l'Egypte , la Turquie, la Hongrie, rAllemagne, Rome et Strasbourg. 11 n'y avait pas de dieu pour lequel il n'eût taillé une pierre, de sorte qu'il était bien sur, comme il le disait parfois en riant, d'avoir un ami partout dans les paradis. Il m'avait pris en amitié à cause de ma jeunesse , de mon ignorance et de ma bonne conduite, qui me faisait rechercher plutôt les vieux que les jeunes parmi les compagnons, parce qu'il y a toujours plus de sucre dans le fruit mûr que dans le fruit vert. Il savait hre, et moi, non. Il avait la complaisance de me lire le dimanche ses livres de prière et d'anciennes histoires des premiers temps que j'écoutais avec un plaisir et avec un étonnement toujours nouveaux. 11 y avait de ces histoires qui faisaient adorer les bontés de Dieu et qui faisaient pleurer d'attendrissement sur les aventures de pauvres familles comme les nôtres, paissant leurs bêtes et cultivant leur sillon comme nous dans les déserts. Il y en avait d'autres qui faisaient lever les épaules , parce qu'elles racontaient des quantités de dieux, des mariages do dieux avec les filles de la terre , des tromperies , des méchancetés de tel ou tel dieu faisant des ruses, des malices, des noirceurs aux honmies. Ces livres, qui venaient de l'Inde, de l'Arabie, de
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la Grrco, de je ne sais où, me faisaient penser et repenser à ces tas de mensonges mêlés à ces tas de vérités que le l)on Dieu a permis qui fussent jetés ainsi par les anciens devant nous , afin que nous eussions éternellement à chercher ces paillettes d'or dans ces monceaux de sable à la sueur de nos fronts. Je me disais : « C'est donc la volonté divine que l'âme travaille comme le corps à se chercher sa nourriture, puisqu'il n'a pas vanné lui-même le grain , qu'il nous l'a jeté mêlé avec la paille , et que dans ces champs les mieux cultivés il fait pousser autant de mauvaises herbes que d'épis? » (ja m'étonnait, mais ça ne me scandalisait pas , monsieur ; le bon Dieu est le maître , il sait pourquoi il a fait comme cela ; c'est peut-être pour que nous pensions toujours et toujours à lui, avançant vers sa connaissance parfaite un pas après l'autre : car enfin, si nous étions arrivés à sa connaissance parfaite du premier pas, nous ne marcherions plus , nous ne cliercherions plus. Or, vivre , c'est chercher, n'est-ce pas ?
Pourtant on trouve quelquefois, à travers les temps , de loin en loin , des vérités et des saintetés qui nourrissent pendant des siècles et des siècles la faim de vérité et de sainteté que Dieu a mise dans les hommes. Ainsi ce vieillard me lisait par aventure des pensées, comme il les appelait, de ,i;ran(ls sages anciens inspirés de la sagesse d'en
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haut plus quo les autres. Il y en avait dont j'ai retenu les noms, comme Pytliagoi'e, Socrate, Platon, Confucius, Cicéron. Ces liommes-là, monsieur, avaient des pensées sur Dieu qui éclairaient pour ainsi dire toute la nuit de mon esprit, comme la neige tombée du ciel, il y a peut-être plusieurs fois mille ans , là-bas , sur le mont Blanc que vous voyez d'ici, et qui n'a pas plus fondu, éclaire le soir et le matin la plaine encore sombre du plat pays.
Mais il y avait surtout un petit livre dont les pages étaient toutes recoquillées et toutes déchirées à force d'avoir été lues et relues par ce vieillard, et dans lequel il me lisait toujours pour finir des sermons si doux qu'il semblait que c'était un frère aine qui parlait à ses petits frères, et des paraboles si simples , si près de terre , qu'il semblait que c'était une mère qui baissait la branche pour faire cueillir des noisettes à son enfant! C'était le Nouveau Testament, monsieur, que j'ai bien mieux connu et bien mieux pratiqué encore depuis que j'en ai entendu réciter des pages et tirer des leçons de bonne conduite dans les paroisses.
Ah! que j'aimais cet homme divin, monsieur, qui venait) on ne savait d'où, se mêler tout petit au pauvre monde, ne rejeter personne, causer avec les pêcheurs et les jardiniers, tout comme
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avec les savants , pardonner au nom de Dieu aux lenmies méprisées, mais repentantes, jouer a\er les petits enfants, enseigner infatigablement son peuple, se sacritier à la vengeance des prêtres juifs qui le persécutaient parce (pi'ils étaient l'ombre et qu'il était la lumière , puis enfin se laisser ci'ucilier par les juges du pays. Pourquoi? Pour ne pas mentir à son père qui parlait en lui, et pour acheter au prix de son sang un peu d'adoration plus pure à son créateur. Ah ! quelles belles idées il leur apportait de Dieu sur la montagne! Comme on sentait que c'était là une parole, un Verbe , comme on dit , un lever de soleil sur l'àme d'un monde où tous les songes d'une longue nuit s'étaient changés en faux dieux ! Comme celui qu'il annonçait était bien le vrai Dieu, le seul Dieu! Sans père ni mère, sans pays et sans nation, sans amis et sans ennemis, sans colère et sans foudre, le père, la mère et le frère de tous, des païens comme des Hébreux , des sages comme des ignorants, des grands comme des petits! Et comme son prophète était bien de lui! Comme il était bien animé de tout son amour pour sa création! car enfui il aurait voulu recréer le monde corrompu , plein de mensonges et de faux dieux , en lui redonnant la vie de sa propre vie. Peut-on aimer plus que cela le Créateur et les hommes? Mourir pour que les hommes adorent plus sain-
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tcinent Dieu ! Mourir pour qu'il luise plus clairement sur le monde! Quoi de plus? A la chaleur on connaît le feu. 11 faut que celui-là ait eu une bien claire vue de Dieu dans son àme , pour que cette clarté qui le ])rùlait intérieurement lui ait inspiré un tel sacrifice à son père, pour ses frères et par la main de ses frères ! « Voilà un Verbe de Dieu 1 Voilà un fils du père ! Voilà un frère de tous ceux qui sont nés ou qui naîtront de la femme ! me disais-je, quand le vieillard finissait de lire. Aussi, voyez comme une goutte de son sang, et tombant seulement du haut d'une croix sur le sable, a tellement pénétré jusqu'au noyau de la terre, qu'elle en tressaille encore depuis deux mille ans , et que sa parole n'a pas encore fini de retentir, et qu'elle sera mêlée à jamais à toutes les autres paroles qui viendront on ne sait pas quand s'ajouter à la sienne , jusqu'à ce que le nom do Dieu soit achevé sur ce globe de terre et dans ces globes de feu ! »
Le vieillard souriait en m'entendant , moi , ignolant, parler comme cela du Nouveau Testament. Il était bien aise de voir ce ])on grain fermenter dans mon pauvre esprit.
Voilà conunent nous parlions en lisant, et je me sentais tout retentissant au dedans de moi, comme une nef d'église vide, où les pierres qui résonnent à la voix du prêtre paraissent répéter par leurs
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mille échos des paroles suintes que poiiilaiil elles ne conipi-ennent pas.
Plus tard je compris mieux ce cpic me disait le vieillard. En attendant, ses réflexions me calmaient tout en m'élonnant. Ne sachant rien des religions des autres, je me lis à moi-même une règle pour en juger tant bien que mal. Je me dis : " Il y a du vrai et du faux dans tout cela ; il y a de Dieu , il y a des hommes. Comment faire pour séparer ces vérités de ces mensonges, pour connaître que le Seigneur est ici et que l'homme est là ? Mon Dieu ! c'est bien simple, même pour un pauvre homme : il n'y a qu'à voir avec sa conscience où est le bien, où est le mal. Là où est le bien, là est le Jjoii Dieu; là où est le mal, là est l'iiomme. La vérité ne peut pas produire le mal, pas plus que la lumière ne peut produire la nuit, ou que la colombe ne peut couver la vipère. Si donc il sort d'iui culte la haine, la perï^éculion , le jné[)ris, l'extermination des honnnes, rien de cela n'est de Dieu. S'il en sort l'amour du prochain, le support des uns des autres, la compassion, le sacritice de soi-même, l'adoration d'un seul Dieu d'esprit et de vérité, tout cela est de lui ! Et je plaindrai les premiers sans leur vouloir du mal , et je croirai et j'adorerai avec les seconds. >•
C'est ainsi, monsieur, que dans ma bassesse je lâchais de me foire ma religion à moi-même cl de
servir mou crcaleur de mes petits moyens, selon sa volonté.
Et c'est alors que je me dis : « Mais ça ne suffit pas , de penser à lui et de le prier comme tu fais eu te levant, en te couchant et en te reposant à midi, après ton pain mangé à l'ombre ; il faut encore lui montrer que tu es un iidèle ouvrier de sa maison sur terre , que tu veux servir sans gage , rien que pour ton pain, et que tout ton gage , tu le donneras à ceux qui sont plus faibles , ou plus malades , ou plus nécessiteux que toi. « Et vous ne sauriez croire , monsieur , combien le Seigneur me payait ma journée dans mon cœur mieux que le bourgeois ou l'entrepreneur dans la bourse. Il me semblait que toute la monnaie que je ne prenais pas pour moi ou que je prenais pour la reporter le soir au blessé, au malade, à la femme, aux enfants, au père ou à la mère infirme des compagnons, ça formait toute la nuit dans mon oreille une bourse pleine d'argent et d'or, que le bon Dieu m'aurait versée lui-même dans la main! Et ça me donnait toujours un nouveau cœur à l'ouvrage.
Et quand les camarades me disaient : « Mais si tu ne ramasses rien pour toi, que feras-tu, Claude, dans ta vieillesse ? » Oh ! alors, je répondais : « J'ai un frère et une sœur aux Huttes , qui me retireront et qui me nourriront dans leurs vieux jours. Voilà pourquoi je n'ai pas besoin de penser à moi : mon
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pèro y a i)ens6. J'ai un petit bien. Je ne veux pas me marier. Sans cela, il faudrait bien que je gagne et (jue j'économise pour ma femme et mes enfants à mon tour. » Et quand les camarades et les jeunes tilles , leurs sœurs , me disaient : « Pourquoi donc (]uc tu ne veux pas te marier, Claude? Il y en a bien dans le pays qui te prendraient pour ton bon cœur et pour tes deux bras encore! » Alors , monsieur , je ne répondais rien, je devenais tout rouge ou tout pâle en pensant à Denise, et je m'en allais regarder couler la rivière ou courir les nuages sur les liantes montagnes.
Je revins rêveur au village , n'ayant pas osé , ce jour-là , sonder plus avant dans le cœur du pauvre tailleur de pierres.