‹ Le tailleur de pierres de Saint-Point (volume 3)Chapitre 19 sur 25 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Je letnonfai le dimanche suivant; je le trouvai au fond du ravin , à peu près à l'endroit où son frèi'e l'aveugle était tombé ou s'était jeté dans la nuit de son désespoir. Il était assis non loin de ses chèvres , qui broutaient l'extrémité des jeunes tiges sur les escarpements des deux bords du ravin. Le bruit qu'elles faisaient en secouant les jeunes branches , en détachant le gravier sous leurs sabots de corne, et le petit gazouillement du ruisseau sur les cailloux de son lit, empêchaient Claude de m'entendre. Il était au pied d'un sorbier dont les feuilles légères et découpées laissaient pleuvoir sur lui et sur l'herbe autom' de lui de légers rayons du soleil dans l'ombre, comme des lucioles vivantes se poursuivant la nuit sur le bord d'un large fossé. Des multitudes d'oiseaux chantaient , sifflaient, gazouillaient , volaient parmi les branches de chêne , de frêne, de hèti-e , de cerisier sauvage au-dessus de sa tète. Des ileurs de ténèbres et d'humidité

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