VOUS
jourd'ltui le
imme
q 3 LE rAILLEUR DE PII
l'eau qui fuil d'une écluse quand un orage emporte la di • m mon dans I" sable sec au fond? Von- ne m'avez pas dil non plus qui est-ce qui avail roulé ces grosses pierres bfi tour de cette petite em einte de ter profonde, construil cette croix à trolï ras, el élevé ces cinq ou six monticules de çazon que vous ne Fauchez pas comme le reste el qui ressemblenl tant i des ■ni >«'- 'lu cimetière de Saint-Poinl que je vois verd
lui. — Que voulez-vous que je vous •!!-". monsieur? La terre parle bien d'elle-même» Là voil I" '!"- d'un sillon, on peul bien dire ijii*i] y a eu un épi >■! un coquelici i ce pas? Là un Ton voit des sépull bien dire qu'il y a eu des hommes h des Femmes. Cel enclo efois lecimetière dés Huttes. Ou l'avail choisi parce qi
endroit de la montagi ù la terre a assez de
profondeur pour couvrir une bière. D'ailleurs on m- la creusai) pas souvent, puisqu'il n'y avail que i ! "i- mai sons qui ne Faisaienl qu'une Famille, l'on- les dix ou quinze ans |" on y couchait \\i> vieillard ou un enfanl des Huttes. On cultivail toul autour, en respectant seulement la motte de terre du l<
imme dans nos cab mes on met le berceau ' côté du lit. i' ilendu mo
POINT
des rois commenl vu,
• hommes d'à enl pas les unes sur
plantée telle • ■ d'un . de mille ai .
D| '!>• la • i bien -i c'est une roche qui un Iroi ml elle-
Ça leur donna me autre en travi lutre |>lu- courte on haut, ■ \ qui fi'ii vue de loin par tu-dessus des xre en forme hes que vous jusqu'au niveau du sommet <lu tronc
ficiel la s
. i - démolirent 1 1
udage,
immenl
- ssus de
..a se dressi .
nir ainsi deb ■ - seules.
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d'ombre qu'eux. » Voilà comment ça fui Fait, monsieur, et depuis ce temps deux générations de la famille se sont couchées sou-; l'arbre de pierre qu'elles se sont planté.
moi. — Mais vous, Claude, ~i vous continuez a vivre seul ici, qui est-ce qui vous y couchera ;'i votre tour? Il n'y a plus de mains après vous pour vous creuser votre dernier lit.
lui. — Oh! que si, monsieur, il y a de bonnes âmes dans les hameaux où je travaille, aile/! Et quand j'ai rendu service à une mai sou. je leurdis: « Je vous tiens quitte pendant que je vis; mais quand je serai mort, je ne vous tiens pas quitte 'le vos prières. Je vous ai bâti une maison pour votre vie, VOUS me creuserez bien ma maison pour mon éternité, n'est-ce pas? » El uni-- rions, et ils me le promettent, monsieur. Je ne suis pas en peine; je serai bien couché là où j'ai marqué ma place m souvent des \eux.
moi. — Et ou est votre place, Claude?
lui, en me montrant le monticule le plus rapproché et où l'herbe était Foulée par la place 'le deux genoux: — Là, monsieur.
moi. — lit pourquoi la plutôt qu'ailleurs, mon pauvre Claude? Le bon Dieu i e pa- nous retrouver partout ?
lui. — C'est vrai, monsieur; mais c'est que je veux qu'il m" retrouve si pré- d'une autre cpi'il ne puisse pas nous séparer.
roi\ r
êe e isevelie
lui. — Oui, monsieur, mon idée el mon
moi. — Ce
el à toutes les racines de votre jnais |>;i< ■!•• '■ • mi y touchant, je vous demanderais <!'■ m'expli- ■ m- stère '-H me racontanl un peu de
— : je vous raconte,
monsieur? N<>u~ n'avons pas de vie, nous au-
étal el notre pain
. i p de marteau sonne comme
. -h morceau ■ !>• pain -i le goùl de l'autre. Qji". éresser?
moi. — C'est vrai, votre étal esl uniforme de la même V ius n'avez pas d'aventures, mais vous i p el une âme. C'esl l'histi •
; ielque chose, voyez vous, afin de i om • rendu par !<• temps -i tendre el -i compatissant aux affl afin de glorifier le bon Di<-u dans cette simpli-
ir nme dans la subli-
génie.
lui. — Eh bien, monsieur, puisq pour louer l«; bon Di<"n, je n'ai rien .> vous .
ça m- sera pas plus long que le temps de voir le soleil traverser la vallée et aller du clocher de Saint-Point aux bords des sapins que vous avez plantés toul en haul de votre bois.
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