CHAPITRE S I X I E M I
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autrefois l'étable. Vous me direz: « Pourquoi n'avez-vous pas relevé la maison, et couchezvous dans l'appentis, qui esl humide et obscur comme une cave? » Je vais vous l'avouer, monsieur: c'est que pour rebâtir la chambre surle rocher, pour relever les murs, pour refaire le plancher et le toit, il aurait fallu couper et arracher le lierre qui s'est mêlé, depuis le malheur de notre famille, avec les pierres, les solives, les poutres, el qui a repris son bien où il l'a trouvé. Ce beau lierre, quand je l'ai revu comme ça, à mon retour, m'a fait l'effet «l'un manteau que l'amitié de la steppe avait jeté sur la ruine de noire bonheur. J'ai «lit : ■ Je ne te toucherai pas; il y a assez de place pour nous deux maintenant sur cette roche. Garde le dessus, je prendrai le dessous, el le, merles nicheront et siffleront en paix dan.- tes pes. » Voilà, monsieur ; je vous le <lis bêtement tel que je l'ai pensé. Loi pauvre homme seul, voyez- vous, ça s'attache à tout, et ça aime toul ce qui non- aime.
Mon père s'appelait Benoît la Huit.*; ma mère, je n'ai jamais su son nom de maison :