‹ Le tailleur de pierres de Saint-PointChapitre 14 sur 38 · III <|M · texte numérisé non relu

III <|M

i.iit l'automne, il faisait froid. Le pauvre enfanl

■uni.? un petit feu de fo pour chauffer ses petites mains contre la flamme. -•• lui «lit : « Prends en, '!>•

noire < j « i i esl in papier auprès de mon carnier; elle \ quand on l'approche du f'*". »

pau\ re enfant, • |u i i \. Il alla en prendre une pleine - iii plus oc :upé de li la jeta sur 1>- brasier; la poudre lança une grande flamme ••' l'aveugla. !>••; temps, Gratien n'y voyail plus pour - « 1 1 1 > (-• • . S beaux toul de

même. La poudre ne lui avait brûlé que la vue.

- il n'y ■ O fut un l>i<-i> grand malheur dans les i

■ pleurer avec ma mère.

L'enfant avail sepl ans. Il ne pouvait |»ln- se

ijoui - pendu au tablier de

le son pèr à la

miennt .

qu'il «-n |>rit le

M;i mère avait bien du mal à nous nourrir, bien qu'elle fût jeune encore et ouvrière, et qu'elle fit autant d'ouvrage qu'un homme pioche, avec la serpe ou avec le râteau. Mais, moi, mon Frère aveugle, une petite sœur à la mamelle ei une Femme de trente .t^-. quoique sobres, c'étaient bien des 'lents autour d'un pain. Ça me Faisait de la peine de voir cette pauvre femme couper 'les Fagots, les porter sur son il"- à la maison; sarcler le seigle, Faucher le pré, lier les gerbes, les battre avec le fléau 'levant la cour; pétrir le pain, allumer le feu, cuire la soupe, mener Gratien par la main et ddnner encore à téter à la petite. Ajoute/ qu'à ce moment, pour comble de misère, la fièvre prit dan- les Huttes el emporta le rémouleur, -a femme ei ses enfants. Il ne resta rien chez lui qu'une de ses filles du même âge à peu près que moi, qu'on appelait Denise. Le coquetier, effrayé par la maladiequi avait ravagé le Huttes, 'lémolit sa maison pour emporter li planches et les tuiles, et alla se rebâtir une chambre avec une boutique auprès de I'

DE SAINT-POINT l

mit le I . où le i "iii-

il lait mieux. On n>-

i douze ans toute seule ses parents morts. Ma mère alla la cherclii i auprès de nous à

la maison. La maison vide du rémouleur la demeure des hirondelles el des lézards. Elle ir hiver comme vous l'avez illail seulement quelquel dimam sous le

ges du houx , qu'elle appel - de sa m

pleurer -ur !•• 'sonne

-. ' . lie /ait dit a Denise : • Je pendant ;x champs. Tu auras soin qu'il ...• I es deux en fa ni - : lus.

Ça i. Hit de

LIEUR Dl PIERRES

maigre, les chàtaignii ère de chi -

innée; donnez-moi les outils de mon père, i Elle me les donna en pleurant de les revoir. J'' descendis aux hameaux d'en bas, el je -li- : o Qui est-ce qui veul que j1' tire de la pierre pour lui .' Je travaillerai rien <|ue pour mon pain. « — Quelques-uns me direnl : « Va à la carrière, non- verrons si tu vaux ton pain. » Je commençai à travailler pour l'un el pour l'autre. Afin de prolonger mes joui

quelques planches qu'on m'avait pour m'échafauder contre le rocher, ou bien dans l'écurie, dans la crèche des bœufs. ii- ne remontais que le samedi soir ;iux Huttes, el je rapportais à ma mère le peu de liards que j'avais gagnés el le peu de pain que j'avais dans la semaine. Ma mère m'embrassai I el me disait : s Quel malheur que tu n'aies bras, car tu as !<• cœur de ton père ! » aux champs avec Denise el Gratien, pendanl qu'elle bercail notre petite sœur ou qu'elle Faisait les gaufres • 1 < - sarrasin \»>ur le souper du dimanche. Ça dura comme • ou quatre ans. Je devenais fort, les pierres m'obéissaienl comme des mottes de foin. Je ne me contentais plus d'en tirer des carrières pour les murs, je commençais à en tailler .1 mon idée pour les portes el pour les Fenêtres, à la boucharde el à vive arête, el même j'j marquais quelquefois, en façon de bas-relief,

; jes et leurs

es, une poule, un • oq, un i liai

■ m un que lt pierre ètail destinée

. au poulail mi à la chambre de

i fa m. monsieur, el sui

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