III
lepuis trois ou quatre .m~, elle
la m<>i,' md ma mère la conduisait,
deux ou trois Fois par an, aux jours de Fête,
lu coquetier, dans le
»ns qui
disaient : ■ C'est pourtant
dommage que :à pousse à l'ombn et que ça ne
■ omme les yeux bh
sous les buissons. « — M
elle n'e - compliments
qu'on Faisait tout bas, elle n'avail pas de vanité
tics filles des maisons riches, elle
- même si elle • m joli».-.
Elle marchai! la tête !'-- bras pen-
\ sur les pas de ma m quand quelqu'un lui adressait un mot, « - 1 1 « - rou-
■ omme une >■< - 1 ).•■ ! i | mme 1 1 1 1 » - eau dor-
ourir ■ l<---u-.
. qu'elle
i I » L E TAI I
iail pas, elle ëlail lussi sauvage el aussi que les petits des chevreuils quand ils jouent au bord de nos trèfles le malin <■! qu'ils rentrent dans le 1" >is au bruil de la rosée qui tombe des feuilles. Même avec moi, monsieur, elle n'étail pas -i à son aise qu'avec eux, parce qu'elle ne me voyail pas tous les jours comme elle les voyait. Pourtant, nous étions bien aussi ensemble comme Frère et sœur; mais c'est égal, il •. avail un peu de difféi ence dans le \ 1. 1\ quand elle me parlait, dans le coup d'œil quand elle me voyait, -.1 voix tremblait un \>rw plus dan$ son gosier, el son regard se I un peu plus sur se- pieds nus. On eûl dit que devant les autres elle se sentait enfant, mais -l ■■ de' anl moj elle belle.
\,, . c' - qu'elle l'ëlail bien aussi, el qu'elle le devenail de mois en mois davantage) < | m >ique les eaux de la source où elle allail puiser l'eau fii — <-iit les seuls miroirs où elle se soil jamais vue. Il fallait la voir les dimanches matin, quand ma mère, assise au soleil levant sur le pas de la porte, la faisan! asseoira côté d'elle, ; - pied$, po
aussi luisants >|id- IV - quand
■ ne«, elle ioiix 'I"
. la rcnnise de . -
ime les fils du maïs pi mùr. On aurail dîl un ocbeve • ■ m brun qu'o
»on front. Et ] -. -
- >uffler el entrouvrir
■ te fine toile, on voyail d'abord
- - - joues un peu pèles,
! -i clair ■■; -I
- . fille, -i elle
■ autre-
. < moi, el
, - mêmes,
- moments-là. Il me dis
• <|ui \>>n~ Fa I ; je lui
: Jier, elle a le
. le venl l<*s enl«*ve
I 10 |.E TAIll BUfl DE PIEItRFS
lui a laissé tomber une de ses grappes rouges sur la bouche. « El ça l'amusait, le pauvre en failli Et quand la toilette de Denise était faite, e( qu'elle avail mis ses souliers el sa robe de laine noire, nous allions, tous les trois, nous promener dans les orges, cueillir des coquelicots, ou bien non- asseoir, les jambes pendantes, sous les châtaigniers, au bord <lu ravii
l'eau sanglote; car ça plaisait à l'enfanl aveugle d'entendre au moins chanter l'eau, tomber les châtaignes oubliées aux branches sur l'herbe au souffle chaud du venl du printemps, ou partir les merles, qui rasaient son visage du venl de leurs ailes en siffl in t.
les jour.- ouvriers, quand elle n'avait ni sa robe des dimanches, ni ses souliers d'été, ni ses sa bots d'hiver, ni ses cheveux lissés el bien relevés derrière son cou par son ruban de velours rouge; son sarrau de laine de mouton noir tissé par elle pendant l'hiver avec la navette, serré autour de sa taille par une agrafe de corne, el qui lui tombait à gros plis jusqu'aux che\ Mes du pied ; -.1 chemise de toile d<
['•POINT
■ irtes manchi -
le menton |>.u- deux - sur le sein ;
pendants lantùl sur une épaule, tantôt sur l'autre; ses pieds nus, quelquefois rroid, souvent poudrés de sable et toujours I ivés îée des liei I
tmbre de ses longs i ils sur la
peau; le visage sérieux, mais les lèvres toujours
• .r faire reluire ses belles
■ - • ..iniiT- les
premières de , i intôt !<• man-
lie sur l'épaule, tantôt un |«<i de
la tête, rapportant le lait ■ !<■ i
endus ot relesoutenir uni qu'elle, qu'elle venait de dans le blé et dans les vignes; les fleurs - ou bleues, les filaments éebapliens lui tombaient sur le Front, >-n lui - , ' • . un genou en
yanl les 1 > r-. -1 » i - d'une tendant que de l'autre '-II" leur faisait lu sel pour les amuser; enfin, quelque ne pouvait pas en yeux. M l'aimais encore le n
md nous allions aux dans la montagne couper des fagots pour l'hique la mère lui en mettait un sur le
Il» LE TAILLEUR D! '
toutes ses Feuilles et toutes ses fleurs au botrt pour l>' ravaler en descendant jusqu'à la maison. Vous eussiez dit en voyant ce visage de jeune fill >urbé sous le |">i<l- '!>■ ce long rameau tjni balayait la terre à dix pas, derrière elle, en bruissant et en semant ses grappes effeuillées ^m- sa trace, qu'une Fée s'était tout a coup levée de terre pour emporter le tapis du champ où elle avait dormi la nuit. Ou bien luriez cru voir un de ces beaux paons que vous avez dans votre jardin, à visage de Femme, traînant et déroulant au soleil une longue queue verte avec ses yeux bleus et jaunes qu'il aura il semés sur l'herbe • lerricn i
Mais elle était bien jolie mssi l'hiver, elle allumait l< soir, à la vrille-, dans
l'àtre, agenouillée devant le gros chevel de ■. el que, la flamme des genêts lui colorant loul à coi — de - el toutes transparentes, el qu'on voyait la flamme à travers, tellement qu'on i ' imme à irbon.
i is loul son
I i ren
•nsieur,
îles, les el aux hironleurs plum .
\ là du
j qI |eî • les i licvreaux, sortir de
» son lai
un brin
auriez vus tous quitter branches de ron serpolet, ou trèfles en fleur, et se précipiter en bondissant <Iu haut de la montagne comme des boules de neige qui auraient roulé jusqu'à ses pieds.
Pourtanl celui de tous qui l'aimail le plus alors el qu'elle paraissait aussi aimer davantage ,i cause de son malheur, c'était mon Frère Gratien. Depuis que ma mère avait recueill Denise à l<> maison, ce pauvre enfant ne l'avait
plus quittée, comme SI le bon Dieu lui avait
rendu la lumière en elle. Denise, de son côté, par suite de cette tendresse de cœur qu'elle avait en elle, s'étail attachée à lui par tout le besoin qu'il avail çontinuellemenl de ses services el de sa compagnie. Elle était, quoique enfant, comme ces mères de plusieurs enfants qui paraissent n'avoir un cœur el des yeux que
pour I'- plus faillie cl le plu.- inlirmc. Col
encore une bonté 'le Dieu qui mel souvent un i ontre poids de bien là où il a mis un poids de mal. Ma mère avail 'lit a Denise en la prenant
a la maison : a Tu aura- soin 'le ton cousin
l'aveugle, tu le désennuieras à la maison, lu le