‹ Le tailleur de pierres de Saint-PointChapitre 28 sur 38 · LE T A I U F U K P> F P I F R R F S · texte numérisé non relu

LE T A I U F U K P> F P I F R R F S

tombant seulemenl du haul d'une croix sur le sable, a tellement pénétré jusqu'au noyau de la terre qu'elle en tressaille encore depuis 'lenx mille ans, et que sa parole n'a pas encore fini de retentir, el qu'elle sera mêlée à jamais à toutes les autres paroles qui viendront, on ne sait pas quand, s'ajouter à la sienne, jusqu'à ce que le nom de Dieu soil achevé sur ce globe de terre et dans ces glo l»e~ dé feu! «

Le vieillard souriait en m'entendant, moi, ignorant, parler comme cela du Nouveau D-tament. Il était bien aise de voir ce bon grain Fermenter dans mon pauvre esprit.

Voilà comment nous parlions en lisant, el je me sentais toul ' au dedans de moi,

comme une nel d'église vide où les pierres qui résonnent à la voix du prêtre paraissent par leurs mille échos 'les paroles saintes que pourtant elle- ne comprennent pas.

Plu- tard je compris mieux ce que me disail le vieillard. En attendant, ses réflexions me cal maienl tout en m'étonnant. Ne sachant rien • le» religions des autres, je me li- à moi-même une règle pour en juger tant bien que mal. Je

i h- : u II v a du vrai el du faux dans toul

cela, il y a de Dieu, il y a des homme-. Coin ment faire pour séparer ces vérités de e«- men songes, pour connaître que le Seigneur est ici cl que l'homme <-t là " Mon Dieu ! < 'esi bien

;.f s \i\ r-poi\ r

simple, même pour un pauvre liomme : il n'j a

qu'a \ : <,;i le I >i<-n ,

où est !<• mal. L.i où esl le bien, là esl le l»>u

i où est le mal, là esl l'homme.

duire le mal, |-.i- plus que la lumière ne peu! produire la nuit, ou que la ■ olombe ouver la \ ipère. Si donc il

tort d'un culte la haine, la persécution, le méttermination A<-i hommes, rien de cela . sort l'amour <lu prochain, ;•■ support 'I - très, la corn]

néme, l'adoration d'un seul Dieu d'esprit et de de lui !

et j'- plaindrai les ; - leur vouloir

du mal, et j" les se

conds. •

C'<--f ainsi, monsieur, que dans ma !

me faire ma religion > moi-même iteur de mes petits moyens,

Et je me dis : « Mai

- de pensera lui et •!<• le prier comme

• i ii- re

l'ombre,

:l f.mt encore lui montrer que tu es un fidèle

ouvrier de sa maison sur terre, « jim- tu veux

. et <|lir

tout top gage tu le eux qui sont

plus faibles, <.u plus malades, ou plus n<

sieur, combien le Seigneur me payait ma journée dans mon cœur mieux que le bourgeois ou l'entrepreneur dans la bourse. Il me semblait que toute la monnaie que je ne prenais pas pour moi ou que je prenais pour la reporter le soir au blessé, au malade, à la femme, aux enfants, au père ou a la mère infirme des compagnons, ça formait toute la nuit dans mon oreille une bourse pleine d'argent et d'or que le bon Dieu m'aurai! versée lui-même dans la main! El ça me donnait toujours un nouveau cœur à l'ouvrage.

El quand les camarades me disaient : o Mais Si tu ne rainasses rien pour toi, que feras-tu, Claude, ,\.u\> ta vieillesse?» Oh! alors, je ré- : « J'ai un frère et une sœur aux Huttes qui me retireront et qui me nourrironl dans mes vieux jours. Voilà pourquoi je n'ai pas besoin de penser à moi : mon père y a pensé. J''" "" petii bien. Je ne veux pas me marier. Sans cela, il faudrait bien que je gagne et que j'économise pour ma femme et mes enfants à mon tour, a Et quand les camarades et les jeunes filles, leurs sœurs, medisaienl : a pourquoi doue que tu ne veux pas te marier, Claude? Il yen a bien dans le pays qui te prendraient I""11' '"" l""1 cœur et pour tes deux bras encore! •> Alors, monsieur, je ne répondais je devenais tout rouge ou tout pâle en pensanl 1 Denise, el je m'en allais regarder i ouler la

OU courir les nuages sur les hautes mon-

Je revins rêveur au village, n'ayant j ce jour-la, sonder plus avant dans le cœur du pauvre tailleur de p

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