CHAPITRE XI. iÛ
étiii à Ûi âottàinés atisii àài^èk lé$ vàH Aei àiitteé (juè rAngle-i ièri-ëresi âe Mlleniâ^e. :. ifê âéslidflôfe Anhc pas, aigle illustre, b iiaiitiiëi'e an lionrotal, maisiai^ée-latlôitef pdisibietneitt à côté dé la tienne. »
Léopotà laissa la bannière d'Anglëteîte, et se retourna i)our chercher Ccmtàd , tHaiè 11 he l'apef çùt pdè : le taar^uis , dès qu'il àtâit vu le scàtidâîe kh hbû traitl , àtait eu soin de se Mirer de la ibulê , et ii'àtait pa^ manq[tté At témoigner auparavant , devant plu- Heùré personnages neutl-es , soii regret de TOit rarcfaiduc choisir t'instslnt 6û il sortait de taBle pdùr S6 tenger de l'outrage dont il croyait avoir droit de se plaindre. {(Te voyant lias celtil auquel il aurait todiu surtout s'adresser, l'arcfaidûc dit tout haut que, ji'ayant paé rintéhtM de Misôîlér dès dissensions dans l'armée dei croisés , a né Voulait que constatèi* ses privilèges , et le droit qu'A avait d'être sur ttù t^ed d'égalité avec le rôi d'Angleterre , sans ilisister coniiife il aurait pu le fttiré J[ibùr plahter la bannière des émpéreuh ses ancêtres àd dessus de edie d'uil simple descendant desf comtés d'Anjou. Ainsi il se cotitehta dé dresser la bannière ; après tpioi il ordonna qu'on appoHàt sur le lieu un tonneau de Vin, et qu'il fût mis en perce, pour régaler les personnes présentes. A l'instant ihème, au son de la musiqdë, on se remit à boire autour dé rétendard autrichien.
Cette scène de désordre n'eut pas Heu sans être accompagnée^ d'un certain bruit qui alarma tout lé camp.
L'heure était arrivée à laquelle le médecin avait prédit , suivant les règles de son art , que le roi malade pouvait être éveillé sans danger. D^à on s'était servi de l'éponge dans ce but, et il ne fallut pas un long examen an savant Arabe pour assurer au baron de Gitsland que la fièvre avait entièrement quitté le souverain , et qtie telle était la force naturelle de sa constitution qu'il ne serait pas même nécessaire de lui donner , comme if le fellait presque toujours , une seconde dose de ce puissant rëcdède. Richard lui-même parut être de cette opinion ; car se relevant sur son séant , et se frottant les yeux , il demanda à de Vaux quelle somme d'argent il pouvait avoir pour le moment dans ses coffres.
Le barbii ne put au juste lui en dire le montant.
« Peu importe y dit le roi , foKe ou faible , donnera tout entière à ce savant médecin , qui m'a, je l'espère , rendu au service de la etoisade... S'il s'y trouve mofné demiHe besants, ^oute-s-y des bijoux pour compléter cette somme.
— ^ Je ne vends pas la science dont Allah m'a doué, répondit le médecin arabe; et sachez, grand prince, que la divine médecine que vous avez prise perdrait toute sa vertu dans mes indignes mains si je la donnais en échange contre de For et des diamants.
— n reftise une récompense! se dit Thomas de Vaux ; voilà qui est encore plus extraordinaire que son &ge de cent ans.
•— Thomas , répliqua Richard , tu ne connais de courage que celui qui appartient à Fépée , de vertus que celles qui se pratiquent parmi les chevaliers. £h bien! je te dis que ce Maure avec son esprit d'indépendance pourrait donner un exemple à ceux qui se regardent comme la fleur de la chevalerie .
— C'est une récompense assez grande pour moi , » dit le Maure en croisant ses bras sur sa poitrine et conservant une attitude noble et respectueuse à la fois , c qu'un aussi grand roi que Melek Kic daigne parler ainsi de son serviteur. Mais permettez que je vous prie maintenant de vous recoucher tranquillement ; car , bien que je regarde comme inutile d'avoir recours à une seconde dose de ce remède divin , vous pourriez vous exposer à une rechute en foisant un emploi prématuré de vos forces avant qu'elles soient entièrement rétablies.
— - Il hxxt bien t'obéir , Hakim , répondit le roi ; cependant , crois-moi , je suis tellement aflranchi de ce feu destructeur qui, pendant tant de jours , a dévoré mon corps , que je ne craindrais pas de l'exposer à la lance d'un brave... Mais silence ! que veulent dire ces cris et cette musique éloignée qui se &it entendre dans le camp ? Va et informe-toi de ce qui se passe , Thomas.
— Cest l'archiduc Léopold, » dit de Vaux en rentrant après une minute d'absence , « qui foit une procession dans le camp avec ses compagnons de bouteille. .
— L'ivrogne! s'écria le roi Richard, ne peut-il cacher sa gros-* sière intempérance dans Fenceinte de son pavillon , sans venir étaler sa honte aux regards de toute la chrétienté ! Qu'en dites-vous? sire marquis , » ajouta-t-il en s'adressant à Conrad de Montforrat qui venait d'entrer dans sa tente.
« Très honoré prince , répondit le marquis, je me réjouis de voir Votre Majesté rétablie à ce point ; et c'est, je pense , une assez longue phrase pour un homme qui sort de la table hospitalière du duc d'Autriche.
— Comment ! vous avez diné avec cette outre d'Allemagne 2 reprit le monarque ; et quelle boutade de sa part donne lieu à tout