CHAPITRE XI
^ tumulte? Vraiment y seigneur Conrad, je vous ai toujours rewdé edmme un bon convive, et je m'étonne que tous ayez quitté lalartie. »
^kce moment, de Vaux, qui s'était placé derrière le roi; s'eflfow de faire comprendre au marquis , par ses regards et par ses geM^ , qu'il ne fellait pas parler à Richard de ce qui se passait dans le «Qp ; mais Conrad ne comprit pas ou ne voulut pas comprendre cwvis.
« Personk ne peut attacher d'importance aux actions de l'archiduc , répoHt-il , et lui peut-être moins que tout autre ; car il ne sait certainMent pas ce qu'il foit. Cependant c'est une plaisanterie à laquelle jwaurais pas voulu me mêler ; car il est occupé à enlever la bannièl^d'Ângleterrê du mont Saint-George , pour planter la sienne à «e place.
— Que dis-tu?» swia le roi d'une voix qui aurait pu feira tressaillir les morts. ^L
« De grftce , reprit le i»quis , que Votre Altesse ne s'irrite pas de ce qu'il plaît à un fou d^^re des folies.
— Ne me parlez pas , » diiV^hard en s'élançant hors du lit et jStÊtUUmt avec une promptitim qui semblait merveilleuse , « ne me panl^^s , seigneur marquIL . De Multon , je te défends de [iinnnnrri^l^jTiot; celui qui ]wioncera une syllabe là-dessus n'est pas l'am^^Richard Plantawiet. . . Silence , Hakim ! je te l'ordonne. » ^^k ^
Cependant le roi s'nl^Uait à la hft^ et , en achevant ces derniers mots , il arracha son^||^suspeSue à un des piliers de la tente , et sans autre arme, sa^l^^f personne , il s'élança hors du pavillon. Conrad , levant les mains au ciel d'étonnement , sembla vouloir entrer en conversation avec de Vaux ; mais sir Thomas passa brusquement près de lui , et appelant un des écuyers du roi ; il dit à la hâte : « Volez au quartier de lord Salisbury , qu'il rassemble ses hommes et me suive immédiatement au mont Saint- George ; dites-lui que la fièvre du roi a quitté son sang et s'est établie dans le cerveau. » Ayant à peine entendu et encore moins compris dans sa première surprise les paroles que le lord Gilsland ve* nait de lui adresser avec cette précipitation , l'écuy er et d'autres serviteurs de la chambre royale s'élancèrent dans les tentes les plus voisines ; et il se répandit bientôt parmi les troupes anglaises une alarme aussi générale que la cause en était vague. Les soldats éveillés en sursaut de ce sommeil.méridien dont la chaleur du cli-
}39 LE TAUSHAN.
!9at \e\^v av^it em^fpué let pru; , se demandte^t ppéoi^ft^fx^fpeot ï\m à Tautre I4 cause de ce tumulte ^ et $ans at^ei^df e de r^popse | suppléèrent par leur imagination au manque d'éclaircisspn^epts» Quelques uns disaiei^t que les Sarra§|ps étaient dfins le camp; d'autri^ I qu'on avait attenté à If) vie du roi -, d'autres jenpore , qfi'il était mort de I4 fièvre pendant la nuif: pr(jpéde|^te ; fX fip gr^ opqqbre ^ qu'ij avait été assassiné pap lie duc d'^utricl^e. ï^ps seigneurs et les officiers étaient aussi incertains que les $iinpl^s $p}flats «ur ('orjgine de tout ce désordre ; ils s'pccup^jppf seulement i^ ^ire mettre |eprs gens sous lef ar^es , et à \p$ tenir sous le joug de )a discipline , de peur que leuc t^a|éri(é n'pccasippàf; que}qu^ çrauil ^ésastrp dans Tarmép des croisas. Les trqufpetfes d*Apgleterre i^e cessaient de £^ire entendre de^ spns perçants et prolpngés. Le fV} d'alarme : « Bows and bills ' / bowj^ ^nd b.(l(s ! » f jetentissapj; 4e quartier en Quartier ^ était r^pét^ par des guerriers pf ëts \ combattre 9 qui y joignaient leur invocation national^ , 5 Sç^ùif'Çeprgç çj( rjnçkterrç I •
L'alarme gagna les qi|art|)sr$ les plus VQîsiifs, et {laus un Ij^p pp fpus les peuples de la chrétienté av^ienj^ pei)^-0trp ^firs représentants , des hommes de toutes les natiops Yolèrent aux armes et se réunirent au milieu d'une spène de confusion généralp dont iU ne conqaissaient ni le ^ut ni ^origipe. Il fut heureux cependant , daps un tumplte si redoutable , que je ppiptp dff Sali^bury , tout ep se hâtant de se rendre à Tappel de de Vaux , suivi de quelques hompies d'armes diligents , eût ordoppé qpe rarpf^ ^t raugée en baU^ille et restât sous le$ armes pour s'avappef ap secours de Bicbar^ s'il en était besoip » qoais ^n bon ordre et avec discipline , et non ayec cette précipitation qui aurait pu résulter de Valarpie pf^néralp et ^u dé- Toueipent des soldats pour la sûreté du roi.
I^eudant ce temps y sans prendre garde aux cris , aux acclaçQ^tipns, au tumulte qui s'élevaient autour de lui, ftip^ard, % ^emi Têtu et tenant son ép^e nue sous le bras , poursuivait rapidement sa route vers le mont Saint-George . suivi seulement de de Vauf et de deux ou trois serviteurs.
Il devança même l'alarme que son impétuosité avait e^icitée , çt
. passa devant le quartier de ses bravas troupe^ de Normandie , de
Poitou , de Gasco£fne et d'Anjqp , ayant qpe |es troubles y fassent
parvenus , quoique le bruit de l'orgie de$ ^U^^^^^f ^ûi fait lever
beaucoup de soldats par curiosité, te peu d'^possaip pi j^is^ient