‹ LE TALISMAN, PAR WALTER SCOTTChapitre 68 sur 99 · CHAPITRE XXn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXn

cile d'en calculer la durée. Mais dans cette occasion il y af ait tant de contrainte et de mystère dans sa manière d'être , qu'il n'était pas facile de deviner si c'était le mécontentement ou la bienyeillance qui dominait son esprit à l'égard de son nouveau serviteur ; et de quelle nature étaient les regards qu'il lançait sur lui de temps en temps. Le service que le roi s'était empressé de rendre au Nubien pour prévenir le danger qui aurait pu résulter de sa blessure pouvait balancer celui que l'esclave avait rendu au monarque en détournant le coup de l'assassin ; mais on aurait dit qu'il existait entre eux un compte plus ancien , et que le monarque , incertain desavoir si, tout calculé, il serait le débiteur ou le créancier, avait pris en attendant une attitude neutre qui pouvait s'accorder avec Funou Tautre cas. Quant au Nubien, de quelque manière qu'il eût acquis la connaissance des langues de l'Europe , le baron resta convaincu que celle d'Angleterre du moins lui était étrangère ; car, l'ayant examiné avec soin pendant la dernière partie de l'entrevue , il lui semblait impossible que quelqu'un qui aurait entendu une conversation dont il était lui-même le sujet, pût y paraître insensible à ce point.

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