‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 2)Chapitre 140 sur 277 · CHAPITRE IX IS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX IS

drogyne, il devieuL iiiaple à manger de l'oLlalion, coiuiun iu l'erDfne le devient en un tel cas (étant profanée par une telle union). R. Niha b. R. Saba, ou R. Yona, dit au nom de R. Hamnona: même en cas d'union d'un androgyne avec un autre êire semblable, quelque minime qu'ait été la jonction, elle entraîne l'inaptitude à manger de i'oblalion. Pourquoi en résulle-t-il toujours l'inaptitude? Ou c'est un homme, et il ne rend pas impropre son semblable, ou c'est une femme, laquelle ne rend pas non plus impropre sa pareille? On peut répondre qu'il y a eu union partielle, par la jonction delà partie d'organe masculin avec la partie d'organe féminin de l'autre être, et c'est là ce qui provoque l'inaplilude. Cet individu cohen pourra faire manger de l'oblation à ses femmes, non à ses esclaves ; il est permis pour les femmes, en ce qu'il est partiellement homme; mais comme il est partiellement une femme, qui est devenue pi'ofanée par l'union, elle perd le privilège de faire consommer de l'oblation à ses esclaves.

Quant à l'avis de R. Eléazar, que « les relations intimes avec un androgyne sont passibles de la lapidation », R. Jacob b. Zabdi au nom de R. Abahou, de la part de R. Yohnnan, précise qu'il y a crinie en cas de relation par le côté masculin (c'est alors contre nature). Stdon R. Simon au nom de R. Josué h. Levi, la culpabilité est la même en cas d'union |.tar la partie d'organe féminin. Toutefois, R. Jacob b. Zabdi au nom de R. Abahou dit que R. Josué b. Levi a retracté son premier avis fondé sur l'explication de ce verset (Lévit. XVill, 22): Acec un homme, tune derras pjsavoir de relations féminines; de ces derniers termes (employés au pluriel), on déduit qu'il s'agit d'un être oui puisse avoir deux sortes de •< relations », comme une femme, à savoir l'androgyne (il ne persiste pas dans cette exégèse). Rabbi dit : j'ai cherché à savoir l'opinion de Ren-Schamouà au sujet de l'androgyne, et je n'ai pas pu le trouver. Les compagnons se sont assemblés, afin d'engager Rabbi à ne pas insister davantage, soit pour ne pas diminuer (par une comparaison fâcheuse) la valeur de R. Eléazar, soit parce qu'ils ne l'en jugèrent pas digne. Entre ces deux raisons, il y a une différence pratique si Rabbi avait l'habitude de révéler tout ce qu'il savait; or, on ne saurait invoquer cette dernière cause de restriction, puisr|u'il avait commencé par émettre son avis; il faut donc admettre pour motifque les compagnons n'avaient pas jugé Rabbi digne d'en dire davantage. Quelle autre règle aurait-il pu révéler au sujet de l'androgyne (selon R. Eléazar)? Il aurait pu dire que l'androgyne hérite comme garçon, qu'il peut servir de témoin, que son offrande de farine est admise comme holocauste ^ et qu'il compte pour homme dans la préparation à la bénédiction d'un repas fait à trois 2.

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