‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 2)Chapitre 168 sur 277 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

cluanl qu'il s'agit de la droite? Non, même celui qui admet l'analogie entre les deux termes oreille ne la pousse pas plus loin au sujet du pied (qui ne comporte rien de superflu). Mais un enseignement ne dit-il pas que, selon R. Eleazar aussi, on établit l'analogie entre les deux mots pied (et au sujet du lévirat, celui-ci de ganche est impropre) ? C'est qu'il y a deux manières différentes de rapporter l'avis de R. Eleazar : d'après l'une, les déductions d'analogie portent aussi bien sur l'orci/Ze que sur le pi^f^ ; d'après l'autre, on ne tire parti d'aucune analogie entre ces termes, et c'est l'opinion adoptée par notre Mischnâ (où il est dit que l'acte accompli même au pied gauche est valable selon R. Eleazar).

3. Si une veuve a déchaussé son beau-frère et craché devant lui, mais n'a pas énoncé les mois à réciter, la cérémonie est valable ; si elle a récité les mots exi£>ibles et a craché, mais n'a pas déi haussé, la cérémonie n'est pas valable. Si elle a déchaussé et récité les mots en question, mais n'a pas craché, selon R. Eliézer, la cérémonie est sans valeur; selon R. Akiba, elle est valable R. Eleazar déduit des mots: Ainsi il sera fait (Deutéron. XXV, 9), que tout acte non accompli invalide la cérémonie. Au contraire, lui dit R. Akiba, des mots « ainsi il sera fait à lliomme », on déduit que les actes seuls à accomplir sur l'hotnme (à son pied) rendraient la cérémonie impropre.

4 (5). Le déchaussement opéré sur un sourd-muet, ou par une sourde, ou sur un garçon mineur, est sans valeur. Si une mineure a déchaussé un beau-frère, elle devra recommencer une fois devenue grande ; cependant, en cas d'omission, la première cérémonie serait pourtant valable.

Samuel dit : si la femme a déchaussé, mais n'a pas craché, elle devra accomplir ce dernier détail, conformément à l'avis do R. Eleazar (qui lait de ce détail une condition essentielle). R. lia dit au nom de R. Eleazar: si la femme qui a déchaussé n'a pas lu les mots à réciter, ou n'a pas craché, le déchaussement est nul ; c'est aussi l'avis de R. Eleazar (qui, selon li. lia, fait de la lecture une condition essentielle). Mais, selon les autres sages, comme l'a expliqué R. Aba au nom de R. Judai, ou comme R. Zeriqan penche à le dire au nom de Rab, si la veuve a déchaussé et n'a pas craché, ou si elle a craché sans déchausser, il n'y a rien de fait (l'acte est nul), jusqu'à ce qu'elle déchausse et crache. R. Aba demanda devant R. Imi : quelle est la règle si la femme a craché avant de déchausser? On suppose, répond R. Imi, que l'ordre a été régulier (à l'inverse). Si l'on a consacré une femme en mariage, en donnant (pour douaire) une branche de figuier chargée de fruits non miu-s, liendra-t-on compte de la valeur minime du bois? Non, fut-il répondu, on se réglera d'après les figues (même tardives) qui y adhèrent. On demanda encore : est-il permis d'ouvrir une fenêtre égyptienne (œil-de-bœufj sur une

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