‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 2)Chapitre 169 sur 277 · Ci-dessus · texte numérisé non relu

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i7/p TRAITÉ YEBÂMOTH

cour commune à plusieurs propriétés (sans rassentiment des riverains), à la hauteur d'au moins quatre coudées du sol? Oui, fuL-il répondu, car on ne peut boucher à personne l'air ambiant. Selon K. Nassa, R Imi répondit ainsi : celui qui veut donner à son mur l'aspect d'un pigeonnier (à petites ouvertures) le peut certainement ; de même, la fenêtre égyptienne pourra être ouverte.

L'acte du sourd-muet est nul, dit R. Yohanan, parce que celui-ci ne peut rien, dire; et comme le texte biblique a le mot il (et elle) dira (ibid, 7 et 8), c'est une condition essentielle. Pourquoi, sans cela, l'acte esl-il nul? (N'est-il pas dit, § 3, que le défaut de lecture n'est pas un obstacle?) C'est que, répond R. Samuel b. R. Isaac, pour l'individu capable de lire, ce n'est pas indispensable ; mais pour celui qui est inapte (le muet), c'est indispensable — ■•.

R. Ismoël b. R. Yossé demanda devant Rahbi : pourquoi y a-l-il ici une distinction entre le garçon mineur et la fdie mineure? C'est que le texte biblique se sert ici du mot homme (non un enfant), tandis que de la veuve il est dit (ib.) : la belle-sœur s'approchera de lui (non la femme), quel que soit son âge. R. Mena déclara d'une façon anonyme ^^ et R. Isaac fils de R. Hiya pencha à s'exprimer au nom de R. Yohanan 3, que la Mischnâ, interdisant en principe à la fille mineure de déchausser, doit émaner de R. Méir, qui a dit : une fille mineure ne doit, m déchausser, ni être épousée par léviral, de crainte que plus tard elle soit stérile d'une façon évidente (ce serait alors une liaison nulle).

5. Si une femme a déchaussé en présence de deux hommes, ou en présence de trois, dont il est démontré plus tard que l'un d'eux est un parent, ou qu'il est impropre à ester en justice, la cérémonie sera nulle; Pi. Simon et R. Yohanan le cordonnier la déclarent valable. Un jour, il arriva à quelqu'un, qui se trouvait seul avec sa belle-sœur dans une prison, de se laisser déchausser (pendant que deux témoins la voyaient du dehors) ; et lorsqu'on soumit ce cas à R. Akiba, il déclara l'acte valable.

C'est dans une prison que le déchaussement avait eu lieu, et c'est aussi en prison que l'on vint consulter R. Akiba sur ce sujet. Pour tromper les surveillants qui interdisaient toute relation aux prisonniers*, R. Yohanan le cordonnier se travestit en colporteur, et passant un jour devant la prison de R. Akiba, s'écria : « Qui veut des aiguilles? qui veut des cruches ? Quelle est la règle en cas de déchaussement dont lirrégularilé ressort plus tard » ? (Il mêla sa question juridique aux offres de marchandises). R. Akiba, le comprenant, lui

1. Suit un passage traduit tr. Troumufh, I, 2 (t. III. p. 7). 2. Ci-dpssus, IV, 4- tr. .\6ta, IV, 4. 3. L^s éditions, même celle de Jit>mir (si conectf), ont ici à tort : R. Yonah. La correction a été faite par Z. Fiankel, Mabo, S. F. 4. V. Derenbourg, Essai, etc., p. 456.

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