CHAPITRE VII
afin de faire la lecture officielle debout. Il choisira, pour lire publiquement, un passage du Lévitiqne (le chapitre XVI, relatif aux sacrifices du grand-pardon), puis un second (ibid. XXIII, ^ll-SS, traçant les cérémonies à observer en ce jour). Puis on lelerme le rouleau, on le remet dans le sein du grand-prêtre (sur ses genoux), qui ajoutera : « II se trouve inscrit là plus que je ne vous ai lu. » Puis, il lira par cœur le texte intitulé « le dixième du mois » du livre des Nombres (XXIX, 7 à 11). Après quoi, il récitera le final composé de huit bénédictions, savoir les formules habituelles qui suivent la lecture delà Loi, celle du culte (ou la 10° ou il' de VAmidâ), celle de l'action de grâce envers Dieu (17° ou 18° de l'Ainida), une autre pour le pardon (spéciale à ce jour), une pour le Temple, une en faveur disraël, une pour les prêtres, et une autre enfin pour le reste de la prière. — ' .
8. On procédera comme suit pour le passage récité par le roi en public : à l'issue du premier jour de la fête des Tabernacles, la huitième année, après l'issue de la septième année agraire (ou celle de repos), on élève une estrade de bois au milieu du parvis, sur laquelle le roi s'asseoit, comme il est dit (Deutéron. XXI, 10) : Au bout de sept années, à la fêle, etc. Le servant de la synagogue prend le rouleau de la Loi et le remet au chef de la synagogue ; celui- ci le passe au vice-président, lequel le remet au grand-prêtre. Ce dernier à son tour le remet au roi, qui se lève, reçoit le rouleau sacré, afin défaire la lecture officielle étant assis. Cependant, le roi Agrippa reçut le rouleau de la Loi étant debout, et il fit la lecture sans s'asseoir; ce que les sages approuvèrent. Lorsqu'il arriva au verset Tn ne pourras pas placer sur toi comme roi un homme étranger qui n'est pas ton frère (ibid. XVI, 17), ses yeux commencèrent à fondre en larmes. Les assistants s'écrièrent : a Ne crains rien, Agrippa, tu es notre frère, tu tu es notre frère 2. »
(9). En réalité, il lit depuis le commencement du Deutéronome jusqu'au Schema (VI, A), puis il lit la deuxième section du Schema (ibid. XI, 13), puis deux chapitres relatifs à la dîme (XIV, 22, et XXVI, 12), ensuite le chapitre relatif au Roi (ibid. XVII, 14), enfin la série des bénédictions et des malédictions (ibid. XXVII) jusqu'à la fin du chapitre. Toutes les bénédictions récitées par le grand-prêtre le sont aussi par le roi, avec celte différence qu'au lieu de la bénédiction pour le pardon des péchés, il en ajoute une concernant les grandes fêtes.
On a enseigné que R. Hanina b. Gamaliel dit : Beaucoup de victimes tom-
1. La Guemara sur ce § se retrouve en entier au tr. Yôma, VII, I (t. V, p. 241). 2. V. Derenbourg, Essai, etc., p. 21G-7. — La Guemara sur ce § se retrouve au tr. Pesahim, V, 10 fin, traduit t. V, p. 80.
bèrent en ce jour où l'on avait ainsi flatté le roi. — R. Abahou dit : Le roi devait lire alors deux chapitres successifs sur la dîme (XIV, 22, et XXVI, 12), afin qu'à la sortie de la septième année [où ce devoir n'est pas applicable), en entrant dans la huitième année, ou première agraire, on n'oublie pas de donner les dîmes. Mais, objecta R. l.lagaî, devant R. Yossé, ne faut-il pas établir la séparation d'avec la consécration de la septième année? (Pourquoi ne pas exiger un signe dislinctif rappelant la reprise des devoirs suspendus un an?) Dé]à, répondit R. Yossé, la solennité du nouvel-an y a pourvu (et cet oubli n'est pas à craindre).