‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 2)Chapitre 40 sur 277 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

1. Lu Meghilla (rouleau du récit d'Esthcr) est lue tantôt le 11 Adar, tantôt le 12, ouïe 18, ou le l/i^, ou le 15, sans dépasser toutefois ces 2 limites extrêmes. Les villes entourées de murs depuis le temps de Josué, fils de Noun, font cette lecture le 15 ; les autres grandes villes et villages la lisent le 14; enfin il arrive à de petites localités d'avancer celte lecture au 11, ou 12, ou 13.

R. lia Simon b. Aba au nom de R. Yohanan i explique les mois (Esther, IX, 31) : d'observer ces jours de Pourim en leur temps ; cette dernière expression, « en leur temps », est expliquée diversement par R. Yôna et R. Yossa: selon R. Yôna, ces mots indiquent qu'il y a d'autres temps déterminés en dehors des jours prescrits par le texte (les 14 et 15) ; selon R. Yossa, le texte prévoit que les sages établiront d'autres dates, savoir les 11, 12, 13, 14 et 15, Il ne saurait être question des 16 et 17 ; car, dit R. Abahou au nom de R. Eleazar, de l'expression sans dépasser on conclut qu'on n'ira pas au-delà du 15. R. Nahman dit au nom de Samuel : comme il est écrit « et sans dépasser >>, la conjonction et superflue indique dene pas ajouter d'autres journées au-delà. On ne saurait non plus avancer cette lecture jusqu'au 10 Adar ; car, dit Samuel b, Nahman au nom de R. Yonathan, de ce qu'il n'est pas dit (ib,) jowrs, mais comme les jours, cette expression vise une analogie entre les dates, et l'on pourra fixer les 11 et 12 en regard des 14 et 15, ou les 12 et 13 en regard des 14 et 15. R. Helbo dit : le 13 Adar était le jour de la bataille (où les Juifs ont combattu leurs ennemis), et la date même indique qu'il n'y a pas eu de repos en ce jour, et il ne saurait être compté comme les jours où les Juifs se reposèrent {}& 13 doit être supprimé). Non, fut-il répliqué, on ne saurait interdire la lecture en ce jour ; car s'il est permis de lire le jour précédent et le suivant, à plus forte raison est-ce permis le jour même. Peutêtre faut-il considérer comme bons à cet effet les 9 et 10 Adar? De ce qu'il est dit «comme les jours», on déduit qu'il s'agit de jours rapprochés des 14 et 15, Cependant, à ce titre de proches, on n'admet pas les 16 et 17, car R. Abahou a dit au nom de R. Eleazar qu'il ne faudra pas dépasser les dates bibliques des 14 et 15 ; et R. Isaac b. Nahman au nom de Samuel tire la même déduction de l'expression et sans dépasser. — On a enseigné au nom de R. Nathan : tout le mois est valable pour cette lecture, comme il est dit(ibid, IX, 22) : et le mois qui a été changé pour eux de Vangoisse en joie, etc. Toutefois, dit R, Helbo, ce n'est vrai que jusqu'au 1 5 ; puisque R. Abahou a déduit au nom de R. Eleazar qu'il ne faut pas dépasser cette date, ainsi que R. Isaac b, Nahman au

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